Un acte VIII qui sonne la fin de la trêve

Les images qui tournent en boucle sur les chaînes d'information mainstream sont dures mais apportent paradoxalement un immense espoir pour le peuple français.

Ceux qui tablaient sur un essoufflement du mouvement grâce à des miettes jetées au visage des couches sociales les plus pauvres le tout assorti d'un supposé débat national dont tout le monde sait dores et déjà qu'il ne debouchera sur rien sinon sur des réformettes de façades ont été bien déçus ce samedi 5 janvier. Les Francais n'ont plus rien à perdre et les événements d'hier le démontrent sans détour. La porte d'un ministère défoncée par un gilet jaune est sans doute l'expression d'un point de rupture atteint.

La presse élitiste s'évertue à condamner en bonne détentrice de la bienpensance ces dites violences "commises" par les gilets jaunes mais sans jamais évoquer la violence sociale d'une politique dictée par des standards comptables qui sont l'émanation d'institutions politiques supranationales. Plus qu'un deux poids deux mesures, un traitement de l'information totalement asymétrique qui n'a pas fini d'exacerber la colère populaire. 

Ce boxeur qui assène une déferlante de coups de poings au CRS ont indigné toute la classe politique oubliant ostensiblement que le mouvement a subi ces dernières semaines des violences policières jamais vues depuis des décennies. Des gilets jaunes ont payé leur engagement citoyen de leur vie et personne pour s'en émouvoir au sein de cette mafia politique qui se gave jusqu'à la nausée.

Ce président est une honte et nous couvre de déshonneur à l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières. Le peuple est prêt à mourir pour reconquérir ses droits, reconquérir la France et donner à l'histoire de ce pays le relief qu'il mérite mais Emmanuel Macron ne le comprend pas. Les injustices sociales et fiscales sont patentes mais Emmanuel Macron ne les voit pas. La détestation des institutions, des privilèges et du personnel politique s'exprime sur tous les canaux de communication mais Emmanuel Macron ne les entend pas. Un autisme politique rarement observé dans l'histoire contemporaine de notre pays.

La violence continuera inexorablement de semaine en semaine jusqu'à ce que cet homme qui n'est autre qu'un accident de l'histoire s'évapore dans les méandres de l'oublie.

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