L'inspection du travail, cible du gouvernement Macron

Les salariés sont désormais livrés à eux-mêmes. On savait qu'ils ne pouvaient plus compter sur les syndicats devenus trop complaisants avec le gouvernement et surtout trop occupés à sauver leur petite "boutique"

Les salariés sont désormais livrés à eux-mêmes. On savait qu'ils ne pouvaient plus compter sur les syndicats devenus trop complaisants avec le gouvernement et surtout trop occupés à sauver leur petite "boutique". D'ailleurs l'abstention aux dernières élections professionnelles exprime à elle seule toute la défiance que les salariés ont pour ce qu'on appelle les corps intermédiaires.

Le code du travail est exsangue et voilà maintenant que même les inspecteurs du travail sont sommés d'être des agents dociles et si possible au service des entreprises. Autrefois redoutés par les directions des entreprises, ils sont devenus des agents à la merci de tous les stratagèmes visant à les détourner de leurs principales missions. C'était le dernier rempart qui restait pour faire respecter un semblant de règles dans les entreprises. Cette époque est définitivement révolue.

Les inspecteurs du travail, comme les salariés se suicident. Le burn out, harcèlement moral, brimades et déconsidération de leur profession, les motifs ne manquent pas pour pousser les inspecteurs du travail à commettre l'irréparable. Alors si la souffrance au travail est devenue votre quotidien, trouvez vous même les solutions pour vous en sortir car plus personne ne peut rien faire pour vous. Ni syndicats, ni inspecteurs du travail ni juges aux prudhommes qui se voient désormais brider par un barème d'indemnisation.

Des droits bafoués, des salariés humiliés et sans possibilité de se tourner vers quelqu'instance que ce soit, c'est le situation du marché du travail actuel. A l'image de la liberté d'expression, d'information et de manifestation, les droits des salariés reculent en France comme jamais. Cela ne s'était pas produit depuis le seconde guerre mondiale.

Le mot démocratie n'a quasiment plus aucun dénominateur commun avec notre pays. Et dire que certains attendent encore les résultats du grand débat national...

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