Léa Salamé sur la sellette

Léa Salamé doute...et surtout faite douter les téléspectateurs de son objectivité journalistique. Cette femme ne sait visiblement pas que les réseaux sociaux ne permettent plus de mentir aux Français ni à quiconque.

Léa Salamé doute...et surtout faite douter les téléspectateurs de son objectivité journalistique. Cette femme ne sait visiblement pas que les réseaux sociaux ne permettent plus de mentir aux Français ni à quiconque. Après l'interview de Carlos Ghosn qui a secoué la toile par sa complaisance et même sa sympathie vis-à-vis du PSG déchu de Renault-Nissan, la voilà qui donne la parole dans son émission "Vous avez la parole" à un homme qu'elle présente comme un citoyen "lambda" alors que ce dernier n'est autre que le mari de la maire LREM du Veme arrondissement de Paris.

Pas si "lambda" que ça dans ce cas là d'autant que l'intervenant a eu la critique sévère contre les grévistes des opérateurs de transport que sont la RATP et la SNCF. Pour un très proche d'une maire LREM, ce n'est pas très étonnant mais ce qui l'est est cette tentative de jeter le discrédit sur un mouvement social soutenu par plus 65% de la population. Car comment mieux discréditer une grève qu'en donnant la parole à un Français dépeint comme un Français "lambda"? Difficile de croire que Léa Salame ne savait pas qui était Didier Desert sauf à penser que celle-ci ne vérifie pas en amont l'identité de ses intervenants ce qui serait encore plus grave.

Ces deux épisodes malheureux font forcément perdre à l'intéressé de précieux points de crédibilité alors que celle-ci n'en disposait déjà pas énormément au vu de sa biographie. Dépeindre un mafieux fini en héros parce que ce dernier a fui la justice en toute illégalité puis décrédibiliser un mouvement social qui recueille la sympathie de la majorité des Français, voilà deux erreurs majeures qui devraient suffire à mettre sur le bas-côté cette journaliste partielle et partiale.

Mais parions que cette femme bien née sera maintenue à son poste car lorsqu'on est la fille d'un ancien ministre du Liban, professeur à Sciences Po Paris et ancien conseiller de Kofi Annan et d'une mère sœur des diamantaires Jean et Albert (rien que ça!), on a de bonnes raisons de ne pas être inquiété pour sa place car les réseaux d'influence et de pouvoir jouent à plein en ces temps de corruption et de médias infiltrés par des journalistes qui ne sont autres que des ventriloques animés par des puissances financières occultes.

La France est bien une Republique bananière et elle nous en apporte encore la preuve aujourd'hui par ce triste exemple qui met à mal la déontologie journalistique et surtout l'impérieuse nécessité d'une rigoureuse objectivité. Nous en sommes très loin avec Léa Salamé...

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