Ambroise Croizat ou l'attachement au modèle social français

Ce n'est pas par hasard si nous célébrons aujourd'hui le 69ème anniversaire de la disparition d'Ambroise Croizat. Le 11 février 1951, Ambroise Croizat rendait son dernier souffle après une vie faite de sacrifices et d'abnégation pour la classe ouvrière.

Ce n'est pas par hasard si nous célébrons aujourd'hui le 69ème anniversaire de la disparition d'Ambroise Croizat. Le 11 février 1951, Ambroise Croizat rendait son dernier souffle après une vie faite de sacrifices et d'abnégation pour la classe ouvrière.

La retraite par répartition, la sécurité sociale sont les deux principaux piliers qui régissent le contrat social de la nation et c'est cet homme à l'immense vertu que nous les devons. L'entreprise macroniste met aujourd'hui à sac cet héritage social bâti par un homme dont la fibre sociale brillait de mille feux. Se souvenir d'Ambroise Croizat, c'est donc marquer son attachement au modèle social français connu et reconnu dans le monde entier à l'heure où la mondialisation et l'ultralibéralisme disséminent la précarité et causent des cataclysmes écologiques en cascade. Le mouvement social lancé par les salariés de la RATP le 5 décembre dernier réhabilite en quelque sorte la mémoire de cet homme qui a fait tant pour ceux qui n'ont rien ou peu. Même mort, cette bourgeoisie animée par une cupidité qui n'a d'égal que son mépris pour "les gens qui ne sont riens" n'arrive pas à vaincre cet homme à l'intelligence et à la morale politique rare. C'est dire la solidité de l'édifice social qu'il a laissé aux générations suivantes. 

Emmanuel Macron en bon exécutant de cette élite mondialisée fait mine de ne pas comprendre l'engouement pour cet homme qui a permis à des millions de Français de vivre et de mourir dans la dignité. Une dignité que l'exécutif rêve de vendre aux fossoyeurs de la finance et du profit à tout prix. Triste époque.

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