Emmanuel Macron n'applaudit plus les soignants, il les sanctionne

Les temps changent et ils changent vite! Les soignants que nous applaudissions lorsqu'ils étaient au front sans protections, sans masques, sans blouses et sans gel sont désormais la cible de l'exécutif.

Les temps changent et ils changent vite! Les soignants que nous applaudissions lorsqu'ils étaient au front sans protections, sans masques, sans blouses et sans gel sont désormais la cible de l'exécutif. Il ne leur promet pas une augmentation de leur niveau de rémunération, ni une amélioration de leurs conditions de travail, encore moins d'ouvrir de nouveaux lits. Il s'engage à les sanctionner si ces derniers refusent toujours de se faire vacciner.

Est-il possible d'imaginer plus ingrate attitude envers ceux qui ont soigné et sauvé tant de vies? La mesure donne le vertige et pourtant c'est bien la décision que vient de prendre le président de la Republique. Emmanuel Macron a donc bien désigné les soignants à la vindicte populaire sans aucune retenue alors que l'hôpital public mais aussi les EHPAD connaissent un manque chronique de soignants. Ceux qui refusent de se faire piquer seront donc sans doute licenciés ou peut-être, on peut l'imaginer mis à pieds. Y-a-t-il pire manière de remecier un corps de métier qui a porté à bras le corps toute une nation?

La colère monte chez les soignants et il y a de quoi lorsqu'on entend le président de la Republique parler de sanctionner les soignants non vaccinés. Si les EHPAD et les hôpitaux voient leurs sous-effectifs s'aggraver ces prochains mois suite à des démissions massives, nous saurons l'origine de ce désastre annoncé. Se faire vacciner de gré ou de force est un scandale de plus dans ce quinquennat qui transpire la médiocrité et les coups bas contre le peuple. A-t-on le droit de croire à l'inefficacité d'un vaccin ou d'être simplement réticent sans être taxé de complotiste? Il faut croire que non et les soignants sont les premiers à faire les frais de cette mise à l'index qu'ils vivront indiscutablement comme une humiliation publique.

Les applaudissements pour les soignants semblent bien loins en ce jour d'été, c'est au contraire un bonnet d'âne que le président de la République vient de décerner à nos soignants. 

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