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Billet de blog 15 décembre 2018

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Un acte V pour montrer que nous ne voulons plus de ce président

Emmanuel Macron est aux abois et c'est peu de le dire. Lors de son allocution, personne n'est passé à côté des traits tirés, de la barbe négligée, de la physionomie clairement impactée par les événements. Et il y a de quoi être impacté face à autant de destructions, de blessés graves et de morts.

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Emmanuel Macron est aux abois et c'est peu de le dire. Lors de son allocution, personne n'est passé à côté des traits tirés, de la barbe négligée, de la physionomie clairement impactée par les événements. Et il y a de quoi être impacté face à autant de destructions, de blessés graves et de morts.

Les dispositifs de sécurité du 1er et du 8 décembre ont été tous les deux un fiasco. Le fiasco qui indigne au plus haut point est surtout celui du 8 décembre dernier qui a fait de nombreux blessés. La police n'hésitant plus à user et abuser de la force publique. Les charges violentes sans discernement, les lancers de grenades de gaz lacrymogène qui se comptent par centaines et à peine 22 enquêtes diligentées par l'IGPN suite aux violences policières sans rapport avec la nécessité du maintien de l'ordre. Toute la France a vu cette police aux antipodes de ce qu'une police républicaine devrait être dans un pays démocratique.

Mais un pays qui propulse un banquier d'affaires à la plus haute marche de l'Etat grâce à des médias aux ordres et des financements dont l'origine reste encore indéterminés n'a plus rien de démocratique. Sans doute une des raisons profondes qui explique l'émergence aussi soudaine que rapide du mouvement des gilets jaunes. Ils sont fatigués, lassés, usés par une vie sans repit, sans repos ni cadeaux et lorsqu'ils montent à Paris pour crier leur désespoir, le président ordonne le déploiement de blindés, des transports en commun à l'arrêt et un dispositif policier rarement observé depuis plusieurs décennies.

Le mépris dans les propos s'est donc merveilleusement bien traduit dans les actes. Le dit mea culpa du président était une pièce de théâtre qui transpirait la médiocrité comme tout le début de ce quinquennat qui résonne comme un échec monumental pour le dit président. Les mots manquent pour dire le ressentiment, la colère et même la haine des GJ face à à ce qu'il faut bien appeler un mépris de classe.

Mais qu'importe! Les GJ ne sont pas là pour quémander mais pour reprendre leur destin et leur avenir en main. Et le destin de cette nation passe nécessairement par le départ de cet homme sans âme ni honneur qui à l'évidence, n'est pas là pour répondre aux aspirations sociales du peuple mais pour exécuter scrupuleusement une feuille de route écrite dans l'ombre, à l'abri des regards par les puissances d'argent rêvant de ramasser les dernières miettes qui restent au peuple pour survivre.

Ce président a défiguré son peuple et ce samedi risque de montrer encore une fois aux yeux du monde entier que cet homme est prêt à tout pour conserver son trône fût-ce au prix de vies insignifiantes du moment que les intérêts économiques et financiers des donneurs d'ordre sont préservés. Monsieur Macron a encore trois ans pour réaliser son funeste dessein et pour cela, la police et la justice ne seront pas de trop pour lui venir en aide sous couvert de respect du maintien de l'ordre républicain. Nous vivons vraiment dans un merveilleux simulacre de démocratie.

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