La pdg de la RATP, Catherine Guillouard, prépare les agents avant le saccage social

Madame Guillouard pdg du groupe ratp a donné une conférence aujourd'hui pour nous expliquer les véritables enjeux de la concurrence, s'il faut la craindre ou non et les conséquences qu'elle aura sur notre avenir, notre statut. Nous avons eu droit à un formidable récital de bonnes intentions couronnées d'un avenir radieux.

Madame Guillouard, pdg du groupe ratp, a donné une conférence aujourd'hui pour expliquer les véritables enjeux de la concurrence, s'il faut la craindre ou non et les conséquences qu'elle aura sur  l'avenir et le statut des agents. Nous avons eu droit à un formidable récital de bonnes intentions couronnées d'un avenir radieux où les agents auraient la garantie de conserver leurs droits en matière de retraite, de santé et d'acquis sociaux même en cas de transfert vers un autre opérateur.

La communication ratpienne est bien huilée et surtout très polissée pour corriger les imperfections de langage de la loi d'orientation sur les mobilités (LOM) notamment sur le transfert des salariés et du fameux sac à dos social. La LOM qui dessine les contours de cette compétition féroce en perspective a clairement mis le moral des agents dans les chaussettes  et surtout dans le département bus pour qui la concurrence se précise. Cette conférence était donc un outil pédagogique (de plus) qui n'avait qu'un seul but : rassurer. Mais les plus lucides ont bien compris que leur statut, leur retraite, leur accès à la santé vont se réduire à peau de chagrin sinon purement et simplement sacrifiés.

La présidente a également insisté sur l'exigence de compétitivité des agents du département bus pour faire face à cette échéance cruciale. Seulement par compétitivité, il faut entendre course effrénée aux kilomètres et des conditions de travail qui se dégradent à vitesse grand V ce qui enfonce les agents dans un immense mal-être psychologique dont s'est alarmé à plusieurs reprises le corps syndical. La souffrance au travail, les burn out, le stress sont pourtant des réalités que vivent les agents au quotidien et nul ne doute que cette dite concurrence va aggraver la santé déjà bancale de bon nombre d'agents qui ne savent même pas s'ils arriveront à l'âge de la retraite avec les conditions actuelles. 


Sale temps pour cette corporation qui n'est rien d'autre qu'une variable d'ajustement comptable pour rentrer dans les standards européens d'un capitalisme sans frontière avec comme seule ligne directrice le profit...et le profit à tout prix.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.