L'Etat fait payer les contribuables pour sauver les salaires des joueurs de football

Mediapart nous révèle que la Ligue1 et la ligue 2 ont bénéficié d'un prêt de 224,5 millions d'euros qui seront distribués aux clubs français.

Mediapart nous révèle que la Ligue1 et la Ligue 2 ont bénéficié d'un prêt de 224,5 millions d'euros qui seront distribués aux clubs français.

Aux clubs les plus en difficulté? Non mais plutôt selon des critères pour le moins étranges puisque le PSG est le club qui rafle la plus grosse mise de cette opération. Un emprunt motivé selon la Ligue Française de Football par le nécessaire sauvetage des clubs français faute de quoi ces derniers risquent bien de baisser le rideau. Pas de quoi donner des insomnies au Français moyen. Cet emprunt viendrait donc pallier à la perte des droits TV non perçus par les clubs français de L1 et L2. Sauf que cet emprunt va aussi servir à verser les salaires indécents des joueurs de cette compétition sportive tricilore et c'est là que le scandale de cet emprunt fait remonter une odeur de putréfaction insoutenable alors que la France traverse la plus grave crise économique depuis le seconde guerre mondiale.

Cet argent, c'est bien celui des contribuables, modestes pour beaucoup d'entre eux qui se font ponctionner par l'Etat pour sécher les larmes des joueurs vedettes dont les salaires n'atteignent plus que 5 "petits" chiffres. Rappelons que l'Etat prête à tout-va de l'argent qu'il n'a pas mais qu'il emprunte lui-même sur les marchés financiers, un differentiel de taux à la charge du contribuable aussi. Donc une belle affaire pour les clubs français et pour les joueurs qui peuvent compter sur les travailleurs de l'ombre les plus exposés au covid19 pour irriguer les comptes en banque de ces exilés fiscaux.

"Le monde d'après" est radieux. Ceci d'autant que l'Etat paie déjà le salaire des joueurs de football joyeusement confinés chez eux à hauteur de 4,5 fois le SMIC dans le cadre du dispositif de chômage partiel.
Bref une belle affaire pour ces jeunes joueurs qui savent faire des jongles et viser une lucarne. L'Etat sera-t-il aussi généreux et bienveillant lors des prochaines négociations salariales avec le monde hospitalier? Rien n'est moins sûr.

Bref un vrai conte de fée pour ces vendeurs de rêves sans lendemain.

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