Les chômeurs : prochaine cible du gouvernement Macron

La dégressivité des allocations s'invite à nouveau dans le débat public alors que l'assurance chômage est le prochain chantier social du gouvernement Macron. Le chômage ne recule pas contrairement aux chiffres communiqués chaque mois par Pôle Emploi. Nous savons tous que des tours de passe-passe sont effectués chaque mois pour trafiquer les chiffres du chômage.

La dégressivité des allocations chômage s'invite à nouveau dans le débat public alors que l'assurance chômage est le prochain chantier social du gouvernement Macron. Le chômage ne recule pas contrairement aux chiffres communiqués chaque mois par Pôle Emploi. Nous savons tous que des tours de passe-passe sont effectués chaque mois pour trafiquer les chiffres du chômage. Entre les radiations, l'envoie de chômeurs dans des formations bidons et ceux qui basculent vers le RSA, il y a de quoi nous faire miroiter du plein emploi en France. Sauf qu'il faut quand même que les chiffres soient un peu cohérents avec la réalité que nous, citoyens du quotidien, observons.

La réalité est que le chômage non seulement ne diminue pas mais en plus il emmène dans son sillage un explosion du travail précaire avec une uberisation qui a augmenté ces deux dernières années de façon exponentielle. Il suffit de consulter les offres d'emploi et de se rendre compte que les CDD et CDI se sont réduits à peau de chagrin. Les offres d'emploi sous le régime d'auto-entrepreneur ont explosé dans bien des domaines et pas que dans le transport de personnes. Les auto-écoles, plomberie et bien d'autres métiers de services ont suivi le model d'Uber qu'Emmanuel Macron a voulu pour la France là où d'autres pays comme le Canada, Belgique Italie qui ne sont pourtant pas des bastions communistes l'ont fait interdire.

Mais dans le paradigme macronien, il faut aller plus loin. C'est a dire marquer les chômeurs à la culotte comme au football, les contraindre à accepter toute offre d'emploi quelque soit le salaire le lieu et les conditions de travail. Et si le chômeur se montre récalcitrant en faisant trop d'aller-retours vers Pôle Emploi, alors il faudra dégainer l'arme fatale : la dégressivité car nous savons que l'argent est le nerf de la guerre, et ce n'est pas peu d'utiliser ce mot car le quotidien de millions de chômeurs est devenu une guerre sociale et psychologique.

Après les cheminots privilégiés, attendez vous donc dès la rentrée au numéro époustouflant des chômeurs privilégiés! Oui ces gens sans emploi obligés de faire des queue à n'en plus finir à Pôle Emploi pour ramasser juste de quoi survivre. Et le mythe du chômeur qui gagne plus en cumulant les aides sociales que le vaillant travailleur va reprendre du service aussi.

Cette rentrée n'annonce rien de bon.

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