Aides sociales non revalorisées pour boucler le budget 2019

Le président des riches n'a visiblement peur de rien. Les échos révèlent que le gouvernement recherche des économies dans les aides sociales pour ficeler le budget 2019. Une piste à l'étude serait de ne pas revaloriser certaines aides sociales pour l'année prochaine.

Le président des riches n'a visiblement peur de rien. Les échos révèlent que le gouvernement recherche des économies dans les aides sociales pour ficeler le budget 2019. Une piste à l'étude serait de ne pas revaloriser certaines aides sociales pour l'année prochaine. 

Il est donc bien question, si l'on décrypte sommairement une telle décision, de prendre aux pauvres pour donner aux riches. Les riches et même très riches ne contribuant plus de facto à l'effort de redressement national par l'impôt en dissimulant leurs revenus et leur patrimoine en dehors de l'hexagone. Et cela avec l'assentiment du président naturellement qui, on l'a bien compris, ne souhaite pas s'attaquer à cet épineux problème de l'évasion fiscale pratiqué au passage par une poignée d'amis du cercle restreint macronien. 

Qui reste-t-il? Les précaires et les classes moyennes évidemment qui devraient, si le président rend un arbitrage en faveur de cette idée, verrons leur pouvoir d'achat sérieusement comprimé notamment à cause des tensions inflationnistes qui atteignent des niveaux préoccupants (2,3% en juillet sur un an en France et 2,1% pour la zone euro d'après l'INSEE). On peut désormais parler d'une politique ouvertement hostile aux plus fragiles ce qui corrobererait l'intention clairement affichée de mettre les plus fragiles sous pression selon la funeste expression "pognon de dingue".

Cette piste qui semble bien engagée pour être adoptée va de pair avec bien des mesures mises en place depuis ce malheureux quinquennat dont il reste encore quatre longues années à purger. La hausse de la CSG pour les retraités, les cheminots qui n'ont plus de statut, les étudiants qui ont vu leur apl réduite, le déremboursement des médicaments anti-Ailzeihmer, suppression de la prime d'activité pour les pensions d'invalidité. Autant de décisions qui résonnent comme des marqueurs politiques. 

Les fuites "calculées" nous font comprendre que l'orientation du quinquennat ne deviera pas dun yota malgré les soubresauts aussi nombreux que révélateurs d'une voyoucratie assumée. 

Le rouleau compresseur macronien continue son oeuvre destructrice.

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