La police mutile

Une preuve de plus que notre police violente, persécute et tue. Jérôme Rodrigues a été mutilé hier suite un tir de flash ball selon toute vraisemblance.

Une preuve de plus que notre police violente, persécute et tue. Jérôme Rodrigues a été mutilé hier suite un tir de flash ball selon toute vraisemblance. D'autres sources disent que cette blessure a été causée par une grenade de désencerclement. Dans tous les cas, il s'agit des deux armes les plus controversées et dont la dangerosité a été dénoncée maintes fois et qui mmalgré tout continuent de sévir parmi les manifestants gilets jaunes.

La démocratie, la liberté de manifester, de la presse n'ont plus rien à envier aux pays d'Afrique. La presse chante en choeur les vertus du pouvoir macronien, la police protège un régime politique totalement corrompu et la justice elle, prononce des peines exemplaires à l'encontre des contestataires portant un gilet fluorescent pour, nous dit-on, faire appliquer la loi. Oui la même loi qui ne s'applique jamais aux députés, sénateurs, ministres, maires et anciens présidents lorsque des enquêtes indépendantes les mettent en cause dans des affaires de malversations et de détournements de fonds publics et même de viols. 


Un gilet jaune au smic se retrouve derrière les barreaux pour avoir cassé une vitrine pendant qu'un Patrick Balkany qui a
mis à sac les comptes de la mairie de Levallois et a planqué son argent dans les quatre coins du monde jouit d'une totale liberté sans être inquiété par quelque tracas judiciaire que ce soit. Une situation parmi tant d'autres qui traduit un déni de démocratie criant et qui rappelle furieusement l'Ancien Régime que seuls des journalistes bénéficiant d'un abattement fiscal de 7500 euros par an peuvent trouver normale.

Voilà la vraie violence devenue insupportable sans parler des richesses accaparées par une minorité de Francais pourtant déjà à l'abri du besoin. Et celui qui a la malheur de s'indigner en battant le pavé le fera à ses risques et périls. Oeils touchés par des tirs de flash ball, mains arrachées par des grenades de désencerclement, grenades de gaz lacrymogène lancées sans discernement. Notre police assassine et lorsque ce n'est pas la vie clinique qu'elle tue, c'est leur vie sociale qu'elle saccage par un usage de la force qui n'a plus rien à avoir avec Etat de droit.

Et le comble de ce fiasco démocratique est de voir ces éditorialistes de salons bien chauffés qui s'extasient en voyant le président aux manches retroussées animer un débat pendant sept heures d'affilée au milieu d'une assemblée de maires. Les Francais heureusement ne s'y trompent pas dans ce torrent de manipulation intellectuelle. 


La côte de popularité du président serait en hausse et le chômage en baisse. Très étrange non parce que les Français qui sortent dans la rue au péril de leur vie observent exactement le contraire.

Un gigantesque ecran de fumée qui ne fait plus écran pour personne. Et ce n'est pas non plus cette manifestation des foulards rouges orchestrés par le pouvoir qui va convaincre que la situation économique et sociale s'améliore. La violence de la rue devient-elle nécessaire dans un tel contexte? A vous de juger!

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