Citoyen du monde entier (avatar)

Citoyen du monde entier

Abonné·e de Mediapart

478 Billets

0 Édition

Billet de blog 29 janvier 2019

Citoyen du monde entier (avatar)

Citoyen du monde entier

Abonné·e de Mediapart

Le rectorat de Dijon en flagrant délit de discrimination

Le rectorat de Dijon s'est illustré dans un bien triste spectacle d'un nième cas de discrimination manifeste.

Citoyen du monde entier (avatar)

Citoyen du monde entier

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le rectorat de Dijon s'est illustré dans un bien triste spectacle d'un nième cas de discrimination manifeste. En effet, l'administration dijonnaise a mis fin aux fonctions d'un enseignant de physique-chimie pour des motifs qui feraient presque sourire s'il ne s'agissait pas de toute une famille qui vivait de l'emploi de cet homme désormais au chômage.

On apprend que celui-ci a souhaité pénétrer dans l'enceinte du lycée avant son ouverture pour y préparer ses cours pratiques et qu'il a demandé des informations sur l'alarme anti-intrusion de l'établissement où il travaillait. Et d'ajouter que l'enseignant, rappelons-le, de nationalité franco-marocaine et de confession musulmane, ne serrerait pas la mains aux femmes mais se contentant de leur faire signe de la tête.

Ce qui est patent est non pas la discrimination subie par cet enseignant qui n'est même pas à démontrer au vu du néant abyssal de preuves sur l'éventuelle dangerosité de cet homme mais l'incapacité flagrante du chef d'établissement à évaluer un risque terroriste avéré. Qui peut raisonnablement croire qu'une organisation terroriste enverrait en mission de reconnaissance un enseignant portant une barbe pour finalement y poser une bombe après avoir demandé ouvertement les clés de l'établissement.

Décidemment, quant on voit que ces deux situations objectivement tout à fait anodines provoquent un "malaise" selon les propres termes du proviseur, on se dit que le terrorisme en France a malheureusement encore de beaux jours devant lui. En tout état de cause, l'exclusion totalement arbitraire de cet enseignant qu'on voudrait appliquer au nom du principe de précaution interpelle quand on sait que des enseignants et directeurs d'école condamnés par la justice pour des agressions sexuelles continuent à travailler au contact d'enfants en milieu scolaire sans que personne ne s'en émeuve.

Encore une preuve de cette difficile réconciliation entre les différentes communautés de ce pays alors que le mouvement des gilets jaunes fait renaître l'espoir d'une France unie mais dont les faits divers rappellent bien que cette image de façade n'est en réalité qu'une belle utopie.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.