Steve, un fiasco policier de plus

On a retrouvé Steve...et il est dans un sale état. Le corps est méconnaissable. À la découverte du corps, on ne savait même pas si c'était le corps d'un homme ou d'une femme.

On a retrouvé Steve...et il est dans un sale état. Le corps est méconnaissable. À la découverte du corps, on ne savait même pas si c'était le corps d'un homme ou d'une femme.

Un gâchis innommable que ses parents devront surmonter avec, on l'imagine, une immense douleur. Steeve risque bien d'être le symbole de ce virage autoritaire que prend notre pays. La police matraque, éborgne, mutile...et tue. Qui pour s'en étonner? Steeve n'est que la nième victime d'une longue liste que les investigations ne permettront jamais d'éclaircir. La vérité, chacun la connaît au moins officieusement. Nul besoin de l'institution judiciaire pour comprendre que la police est chaleureusement couvée pour lui permettre de contenir l'ambition révolutionnaire et démocratique de tout un peuple. Quoi de plus normal alors que de protéger ces hommes en uniforme prétendument là pour faire respecter l'ordre public alors que le désordre moral économique et social atteignent des sommets.

Steve aura au moins une sépulture digne mais il laisse derrière lui des parents dévastés et le souvenir d'un homme simple qui aimait la vie. Une vie qui s'est arrêtée bien trop tôt parce qu'il a commis le crime de célébrer la fête de la musique un peu trop tard.

Un fiasco policier de plus qui s'ajoute aux très nombreuses bavures commises par cette corporation dont la mission aux yeux des plus lucides est bien de mater toutes les désobéissance civiles. De quoi nous ramener aux heures les plus sombres de notre l'histoire alors que nous pensions l'époque de l'autoritarisme définitivement révolue.

Que pouvons-nous attendre d'une IGPN qui prononce des non-lieux pour tous les signalements de violences policières, d'une justice qui envoie les gilets jaunes en prison, d'un gouvernement qui malmène les chômeurs, les précaires et l'environnement? Rien.

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