Primark: une enseigne pas écologique au pays des supposés écologistes

Depuis que Nicolas Hulot a démissionné, nous crions tous "écologie, écologie, écologie!". En dehors du fait que cet éphémère ministre était une immense tartufferie, l'écologie est l'affaire de tous et pas seulement de Nicolas Hulot lorsqu'il était au ministère de la transition écologique.

Depuis que Nicolas Hulot a démissionné, nous crions tous "écologie, écologie, écologie!". En dehors du fait que cet éphémère ministre était une immense tartufferie, l'écologie est l'affaire de tous et pas seulement de Nicolas Hulot lorsqu'il était au ministère de la transition écologique. Or, nos comportements individuels sont encore très loin de répondre présent à l'urgence environnementale qui crie son désespoir du monde. 

Manger bio, rouler électrique, et s'équiper en lampes économique ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan. Il faudrait carrément un réveil citoyen, une vraie révolution écologique sans quoi l'échéance du cataclysme sonnera comme le clap de fin. Un exemple parmi tant d'autres retient mon attention. Une enseigne que nous connaissons tous : Primark fait un carton en Ile-de-France et partout ailleurs. Le nombre de clients est tout simplement vertigineux de quoi devenir claustrophobe lorsqu'on rentre dans l'enceinte du magasin. Et quand on voit les étiquettes de prix, on comprend pourquoi une telle affluence. Des prix imbattables et des quantités intarissables d'articles. 

Chaussures à 7 euros, pack de 5 marcels à 6,50 euros, lot de 5 chaussettes à 3 euros et tous les prix sont de cet ordre-ci. A se demander comment fait cette enseigne pour marger avec de tels niveaux prix. Très simple : l'essentiel de l'approvisionnement vient du Bangladesh et je vous laisse imaginer les conditions de travail qu'on impose à ces femmes et hommes lorsque ce ne sont pas des enfants qui sont à la tâche pour produire nos belles parures.Tout a un prix. Ce que nous ne payons pas en France, ce sont les travailleurs à l'autre bout de la planète qui le paient à notre place en se faisant surexploiter par des salaires ridiculement bas, une surexposition aux produits chimiques sans aucune protection et des cadences de travail atroces. Inutile de préciser qu'au Bangladesh, pas de sécu, pas de chômage et pas de caf. Voilà pourquoi nous payons tous ces articles une misère à la caisse. 

Cette triste réalité doit nous aider à comprendre que notre conscience écologique est encore aux prémisses de sa nécessaire démonstration pour sauver ce qui peut encore l'être. 

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