Emmanuel Macron a été en dessous de tout. Mensonges, mépris, injustices sociales et argent public dilapidé à pertes et profits pour satisfaire les petits caprices du prince et de sa dulcinée. C'est ainsi qu'on peut résumer ce début de quinquennat qui n'a pourtant duré que dix-huit mais dont l'exercice injuste et totalitaire du pouvoir donne une furieuse impression d'un temps beaucoup plus long.
Les gilets jaunes sont une bouffée d'oxygène pour tous des Francais qui renoncent à se soigner, à s'alimenter correctement et pour qui offrir une éducation et un avenir dignes de ce nom à ses enfants est devenu un rêve inaccessible. Décidément ce mandat est un moment de fête où les conseils d'administration, les cercles très select de la jetset, les oligarques en ont pour leur argent ou plutôt pour leur vote. Un homme si mal élu et qui avec une désinvolture et une brutalité surprenantes malmène les classes populaires en leur faisant porter la culpabilité du chômage, de la pauvreté, du déficit des comptes sociaux et maintenant du rechauffement climatique.
La rupture est irréversiblement consommée entre cet homme sans âme et le peuple de France. Les promesses sans lendemain ne trouvent plus aucun auditoire à part chez les faiseurs d'opinions médiatiques qui ont pignon sur rue et qui nous expliquerons du haut de leur science que ces gilets jaunes ne reflètent pas la France et qui tenteront par tous les moyens intellectuellement déloyaux de décrédibiliser ce mouvement. Sauf que l'histoire s'est mise en marche depuis l'émergence de ce mouvement aussi inattendu que porteur d'un immense espoir et pour le bien de tout un peuple, Emmanuel Macron gagnerait à tirer définitivement sa révérence.
La manifestation de demain sera le rendez-vous de tous les dangers et croire qu'Emmanuel Macron a toute légitimité à se maintenir président est une immense erreur politique et probablement historique. Le ferroviaire qui va partir aux mains d'une concurrence cupide, la sécurité sociale devenue exsangue et un marché du travail marqué par une précarité effroyable et cela dans le sillage d'une uberisation intensive de notre économie. Un modèle que notre président applaudit avec ferveur.
Comment accepter qu'un homme aux principes versatiles dirige encore pendant trois longues années un pays vieux d'un millénaire d'histoire des luttes? Le degagisme qui a emporté le président tunisien déchu risque bien de s'importer en France et de mettre en lumière la réalité connue de tous. Celle que nous ne sommes pas en démocratie mais bien dans une dictature qui ne dit pas son nom.