La degringolade se poursuit pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron continue sa chute vertigineuse dans les sondages et ce n'est pas pour déplaire aux "riens" aux "fainéants" aux cheminots, aux retraités et aux étudiants. 34% d'opinions positives selon un sondage Odoxa publié ce vendredi. Les 13% d'opinions positives recueillies par François Hollande en fin de mandat ne sont plus très loin de notre monarque tant contesté.

Emmanuel Macron continue sa chute vertigineuse dans les sondages et ce n'est pas pour déplaire aux "riens" aux "fainéants" aux cheminots, aux retraités et aux étudiants. 34% d'opinions positives selon un sondage Odoxa publié ce vendredi. Les 13% d'opinions positives recueillies par François Hollande en fin de mandat ne sont plus très loin de notre monarque tant contesté.

A chaque jour son lot de révélations sulfureuses, de déclarations stupéfiantes voire méprisantes au point de se demander comment une rencontre a-t-elle pu avoir lieu entre cet homme et le peuple. Ce sondage remet la popularité du président à son juste niveau, c'est-à-dire à l'état d'un épiphénomène. Et le coup de grâce est dans les chiffres qui suivent : 28% des personnes interrogées considèrent que la politique de l'exécutif est "juste" et 27% "efficace". Sauf à être un évadé fiscal, un bénéficiaire de la suppression de l'ISF ou un attributaire de cadeaux fiscaux prévus par la loi Pacte, quelle grille de lecture peut conduire à penser qu'une telle politique serait socialement juste et économiquement efficace? Aucune!

Le chômage avance de pair avec une précarisation intensive du travail (merci Uber!), les prix augmentent de façon préoccupante (2,3% sur un an) alors que la baisse des prix était le leitmotiv de l'uberisation de notre économie et le moral, lui, est au ras des pâquerettes tant cette société que nous mijote Emmanuel Macron ne permet plus aucune projection dans l'avenir. Les futures cibles que sont les chômeurs, les fonctionnaires, les bénéficiaires des allocations sociales expriment une orientation politique claire sinon limpide. Quel beau temps pour les évadés fiscaux qui sont arrivés au bon endroit au bon moment comme un joli concours de circonstance qui met sur votre chemin un cadeau du ciel que vous n'avez pourtant rien fait pour mériter.

Hormis ce sonsage, l'effritement de cette popularité s'exprime aussi dans un champ lexical qui ne s'embarrasse plus de ménager la fonction présidentielle.
"Emmanuel Macron est le dernier en date de ces intelligents que le présidentialisme rend bêtes" ou encore "Le crétinisme présidentiel" d'Edwy Plenel dans son article du 30 août. Autant de signes qui accréditent l'idée que ce président est une erreur de l'histoire qu'il faudra corriger moyennant le volontarisme de plusieurs générations.

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