L'autre

Il était une fois la femme, être humain femelle. Elle s’est fait damé le pion de l’autorité il y a longtemps, lorsque les rapports de force physique comptait bien plus que dans notre époque moderne.

Il était une fois la femme, être humain femelle. Elle s’est fait damé le pion de l’autorité il y a longtemps, lorsque les rapports de force physique comptait bien plus que dans notre époque moderne. Passant d’une société matriarcale à une société patriarcale, les nouvelles règles imposées par l’être humain mâle on fait de lui la transcendance et de l’être humain femelle, l’être passif de l’histoire, l’être silencieux (sauf exceptions, qui confirment la règle).

Je passerais sous silence les théories psychanalystes, économistes, évolutionnistes et même religieuses car chaque personne doit faire un travail personnel qui ne saurait être guidé par un article.

Il est un fait, fort, qui est que les femmes partagent toutes un même héritage.

Il faut désormais s’en servir et devenir ce que nous pouvons être, car nous ne sommes plus bornés à la reproduction (que la nature nous a rendu possible à toute période de l’année, comme une malédiction), nous avons désormais plus de choix, nous avons la possibilité de ne pas nous borner à reproduire un schéma d’animal primaire, car nous ne le sommes pas.

Il faut prendre conscience que l’humain, fait et crée car il peut et il veut se transcender lui-même, mais la femme doit désormais prendre sa place dans cette transcendance.

Tous les droits doivent être similaires car les deux sexes font partie de la même espèce.

Il est inadmissible que nous parlions encore de féminicide: 121 meurtres en 2018, entre 122 et 149 meurtres en 2019, et combien encore à venir?

Inadmissible que les femmes violées soient encore regardé comme des choses «qui arrivent»: «comment étiez-vous habillé?», «avez vous eu un comportement provocateur?».

Inadmissible que l’IVG soit encore contesté alors que des femmes se sont battues pour qu’il soit légal et que certaines ne meurent plus à cause d’un avortement fait maison.

Les bassesses perpétuées à cause de la peur ancestrale de l’indépendance de la femme ne doivent plus être pardonnées.

Mesdemoiselles et Mesdames transcendez vous. Vous n’êtes plus esclave de votre corps.

 

 

Travailler, pas travailler, enfanter, pas enfanter, aimer un homme, aimer une femme, être seule, se cultiver, faire du sport, voyager seule ou accompagnée, créer, contempler et tant de choix encore.

Ymisis.

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