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Billet de blog 9 juin 2014

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Une civilisation pacifique ? Impossible ! Si : Caral...

       Civilisation CaralCaral ou la civilisation sans la guerre

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Civilisation Caral

Caral ou la civilisation sans la guerre

Le nabot furieux moustachu qui a entrainé son peuple dans une des plus grandes catastrophes civilisationnelles dont l'occident détient le sinistre et répétitif secret rêvait d'un empire fondé sur la guerre, maintenu par la force, le déni et la destruction de l'autre, considéré comme "inférieur" qui durerait mille ans.

Il a certes perdu la guerre, mais les puissances d'argent qui lui ont permis de prendre le pouvoir continuent de soutenir par tous les moyens possible en sous-marin, l'idéologie haineuse qui semble être pour elles la solution récurrente aux crises économiques dont elles se servent pour matraquer les peuples et annihiler leur capacité de résistance, voire les amener à se jeter dans les bras de leurs bourreaux, les rendant ainsi complices de leur propre malheur.

Tout autour de moi j'entends dire "l'homme est l'homme' (désolée, je m'exclus en tant que femme même s'il y a eu, il y a et il aura sans doute encore des femmes pour suivre en pire le modèle virile) avec ses corollaires :

1/ religieux : l'homme est mauvais et violent de nature (et c'est pas dieu qui l'a créé à sa ressemblance l'homme ? Ah ! le diable, le serpent, la pomme, le ver dans la pomme d'adam et dieu qui faisait la sieste sans doute ? Ah ? non ? le libre arbitre ? C'est c'là, oui !)

2/ évolutionniste : la loi du plus fort (c'est vrai que c'est seulement grâce à leurs petits bras musclés et à leur rapidité à la course à pied que nos lointains ancêtres ont survécu. Ah ! non, suis-je bête à la supériorité de leur intelligence... C'est vrai qu'il faut être supérieurement intelligent pour marcher au pas cadencé ! Bon, je n'oublie jamais le sanguinaire alexandre de macédoine (mais pas de fruits) qui alliait agréablement impitoyabilité totale et stratégie implacable, un modèle jamais égalé pour tous les dictateurs conquérants de césar au nabot furieux en passant par le nabotléon. )

3/ On n'a pas le choix, si l'on n'obéit pas, ils vont nous massacrer plus vite.

Cela part du (bon) sentiment que toute société humaine est forcément fondée sur la violence et vouée pour cela même à sa perte. C'est inéluctable, pourquoi se battre contre notre destin ?

C'est un raccourci quelque peu caricatural, mais si je devais écrire dans un billet l'histoire de l'humanité depuis 5000 ans...

Ah ? bin tiens ! 5000 ans ? Justement, c'est à peu près le moment où a été fondée la civilisation de Caral.

Je dois avouer qu'en réfléchissant à l'histoire de l'humanité, j'en étais arrivée à la conclusion que les prétendument grandes civilisations étaient à l'origine des guerres de massacre (à ne pas confondre avec les pseudos guerres de certains arriérés Amérindiens d'Amazonie qui s'arrêtaient dès que le premier sang était versé, tout le monde, amis et ennemis venant soigner et consoler le blessé ; franchement ces sauvages, ils l'ont bien cherché de se faire exterminer : c'était de la pure provocation pour les braves conquistadors armés jusqu'aux dents !).

Je considérais donc que c'était l'agriculture et la sédentarisation qu'elle impliquait, avec appropriation de la terre au dépens des autres groupes humains nomades (s'approprier de la terre, pensais-je, c'est la voler à tous les autres - et je suis petite fille de paysans qui se posaient cette question, non par rapport aux autres êtres humains mais par rapport à la nature et aux animaux sauvages) engendrait forcément des conflits de liberté d'utilisation et de circulation, sans parler, par la suite, entre les cités des problèmes de limites des cultures et donc de ceux de la propriété des récoltes.

Je n'avais pas pensé, par contre, que  la guerre serait un exercice  qui tendrait à entretenir des relations avec son ennemi (et non pas tant à le détruire, à s'approprier ses biens ou à le réduire en esclavage).  Et encore moins comme Jonathan Haas l''a considéré que le fait d'entretenir des relations hostiles avec un ennemi commun serait le premier pas vers une centralisation du pouvoir, qui ne peut être enrayée que si l'unité politique ainsi formée est à son tour divisée par un conflit guerrier. La guerre, selon lui, même sous ses formes les plus simples, jouerait donc un rôle politique essentiel: celui de poser les limites du pouvoir et de tracer les frontières des solidarités et donc, en gros, que les civilisations seraient nées de la violence meurtrière des êtres humains (et non comme je l'avais supputé qu'elles en seraient la cause essentielle)

Et puis, une nuit d'insomnie due à des conflits professionnels concernant la façon d'agir avec les enfants, je suis tombée sur une émission de Arte - à l'époque j'avais encore une télé et Arte à ma grande satisfaction était la seule chaine qui fonctionnait (ce n'est pas de la pub : je ne sais plus ce qu'elle vaut maintenant, mais je lui dois de grands moments de bonheur...) - qui parlait de la découverte d'une ville du Pérou datant de 5000 ans qui a vécu mille ans sans connaître les joies viriles de la guerre (les Hoplites en auraient avalé lances et boucliers de rage avant de les massacrer).

De fait, ce qui a motivé la création de cette cité prospère (avec pyramides) semblerait être les échanges commerciaux avec la pratique du troc.

Je ne savais pas comment remettre la main sur cette information qui tendrait à démontrer que la violence n'est pas forcément inhérente à la condition humaine et tout à coup, aujourd'hui, sans que je ne demande rien, un ami me l'a envoyée : donc je partage car j'aime bien ce qui remet en cause les idées toutes faites...

Un empire de mille an de paix sans jamais être passé par la guerre pour le bâtir, ça fait rêver, non ?

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