Décès d'un révolté au coeur tendre et espiègle : Mario Ramos, auteur et illustrateur d'albums

C'EST MOI LE PLUS FORT! (Mario Ramos) - racconté par CMK © Mai Khoi Nguyen

 

 

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Mario Ramos est mort le dimanche 16 décembre à l'âge de 54 ans. C'était l'un de mes auteurs illustrateurs de livres pour enfants préférés et la nouvelle de son décès m'a bouleversée.

J'ai eu l'occasion d'assister à quelques rencontres avec lui, en particulier à l' l'école des loisirs et son point de vue sur les livres, les enfants et la notion de pouvoir m'a passionnée.

Il me semble que c'est à travers ses livres et ce qu'il en a dit qu'il peut être le mieux honoré. C'est pourquoi je retranscris ici une partie des notes que j'ai prises lors de ces rencontres. Vous pourrez trouver aussi au bas de ce billet de multiples liens pour aller plus loin, en particulier celui de son site qui est à son image : chaleureux et passionnant.

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Dessin de Mario Ramos | Ecole des Loisirs

Pour Mario Ramos le livre n’existe que quand le lecteur le lit. Sinon ce n’est qu’un texte ou une image sur un support papier, un objet. Pour lui, c’est seulement quand il y a un retour du lecteur que le livre existe vraiment. Ses livres sont faits pour surprendre et non pour plaire.Ce qui l'intéresse dans un livre, c'est ce qu’il va communiquer aux autres et ce que ceux-ci vont en retirer.

Enfant, il avait du mal à communiquer avec les autres et certains livres l’ont aidé c’est pourquoi il aimerait faire lui aussi un livre qui puisse aider un enfant. Il se considère donc avant tout comme un « raconteur d'histoires » et non comme « artiste-peintre ».

Il utilise beaucoup les animaux pour parler des êtres humains. Ce qui parle très bien aux enfants. La distance de la fiction est très importante car elle permet de rentrer dans l’histoire grâce au coup de pouce de l’humour.

 A travers ses albums il interroge la notion de « pouvoir », ce qui fait qu’il existe une telle fascination envers les rois, les reines, les ministres et les gens des médias. Il introduit donc dans ses livres une distance par rapport au pouvoir, et transmet aux enfants l’idée qu'on est tous aussi importants les uns que les autres, qu'il n'y a pas de personnes qui soient plus importantes que les autres.

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Dans « C’est moi le plus fort » il a trouvé très agréable l’idée de remettre le loup à sa place, de se demander qu’est-ce que cela veut dire : «être le plus fort » et, finalement, de se rendre compte que cela ne veut rien dire puisqu’on est toujours plus fort que quelqu'un et qu’il y a toujours quelqu’un de plus fort que nous. Cela dépend toujours de la personne à laquelle on se compare. Pour lui celui qui est vraiment fort c'est celui qui est aussi capable d'être gentil, comme l'est la maman du petit dragon qui est "la plus gentille".

Tout n’est pas dit dans le texte pour laisser la place à l’imaginaire de l’enfant. Et, de la même façon tout n’est pas dessiné. Si, par exemple, dans « c’est moi le plus fort » il n’a pas mis la maman dragon en entier c’est pour permettre à chacun de l’imaginer à sa façon de telle sorte qu’elle soit différente pour chaque enfant.

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Pour lui, même si les différences existent et sont utiles, nous avons plus de choses semblables entre nous que de différences. De plus, ce qui est essentiel est commun à tous les êtres humains.

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Mario Ramos

auteur de l'album
« Un monde de cochons »

Dans « Un monde de cochons » comme le petit loup est d’une espèce différente de la leur les cochons passent au stade de la violence physique avec lui alors qu’avec le petit cochon, même s’ils sont méprisants, ils en restent au stade de la violence verbale.

Dans cet album les enfants s’attendent à ce que les loups mangent le cochon.

L’essentiel se trouve entre les pages, dans ce qui est suggéré sans être formulé explicitement. Par exemple, à travers la représentation par l’illustration de la grand-mère loup qui domine de sa taille le petit cochon, - ce qui induit de l’inquiétude -, tout en lui amenant à manger - ce qui est un acte d’hospitalité et de générosité.

A un moment de l’histoire le loup et le cochon jouent ensemble au grand méchant loup mais les rôles sont inversés : c’est le cochon qui joue le rôle du loup et le loup celui du cochon. Là, ils ne sont pas intégrés au groupe mais comme ils s’amusent ils attirent d’autres enfants.

Ses livres se terminent toujours avec une chute inattendue qui remet en cause ce que l’on croyait avoir compris de l’histoire, les stéréotypes.

« Mes livres sont construits sur le modèle de la blague : tout le monde aime les blagues parce que la chute nous fait percevoir le début de l’histoire d’une façon différente ; c’est une façon très simple de dire des choses très fortes en faisant rire. C’est la fin qui donne toute sa dimension à l’histoire et je construis mes histoires sur ce modèle. »

« L'humour, c'est quelque chose de très important chez moi, d'abord parce que c'est comme cela que j'aime parler. Cela fait partie de ma vie. Dans les moments les plus durs, je m'en suis toujours sorti grâce à l'humour. Je pense que l'humour, c'est la politesse du désespoir. Je pense que c'est quelque chose de très riche et que je valorise beaucoup. Je parle du bon humour qui est quelque chose de très fort, car l'humour c'est toujours un peu sur une corde raide. Cela peut devenir vulgaire et être n'importe quoi. Je crois qu'avec un bon humour, on peut affronter les pires choses dans la vie, les pires situations et les pires personnages peuvent être démolis avec un humour bien tapé, bien choisi. Et puis, c'est aussi quelque chose que l'on partage tous. Quand je vois un parent qui rit avec son enfant autour d'un livre, je crois qu'il y a quelque chose qui se passe, quelque chose de magique. On établit un contact quand on rigole ensemble. J'essaie en fait de faire rire sur des sujets graves. Je ne fais pas des livres pour rire, mais j'utilise l'humour pour raconter des histoires qui me touchent très fort pour parler de la différence, de la guerre, etc. » In Ricochet (voir lien ci-dessous)

Dans ses livres les personnages très méchants sont souvent très bêtes. Les héros se débarrassent des méchants grâce à leur imagination. L’imagination c’est le pouvoir des enfants. Pouvoir qui est bridé par l’école.

On retrouve cette notion de l'imaginaire enfantin dans l'album "Un cadeau fabuleux". Là, il court le risque d'être étouffé par la vision mercantile des jouets que l'on offre aux enfants

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Les cadeaux que l’on fait aux enfants sont des choses trop finies avec lesquels ils ne peuvent rien imaginer. Un enfant ne s’amuse jamais aussi bien qu’avec un bout de bois et un caillou car alors le jeu devient infini. Or on n’offre aux enfants que des jouets qui n’ont aucune autre utilisation que celle prévue par le constructeur.

Dans ses dessins il fait référence aux auteurs anciens pour que les enfants les découvrent.

Lorsqu’il évoque « Max et les Maximonstres » les enfants lui disent qu’ils ont vu le film. Mais pour lui l’album stimule d’autres choses que le film : avec un livre vous pouvez vous arrêter au moment où vous le voulez, revenir en arrière, aller de l’avant, rester sur une image aussi longtemps que vous le voulez donc l’imaginaire fonctionne autrement.

A travers l’album « Le roi, sa femme et le petit prince » il s’amuse à nouveau à taquiner le pouvoir, à être irrévérencieux envers lui.

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Il n’aime pas dans cette chanson le fait que l’on parle du « roi », du petit « prince » mais pas de la « reine ». Pourquoi « sa femme » ? Alors pour rétablir l’équilibre il a dessiné la reine plus grande que le roi.

La chanson raconte bien comment ceux qui exercent le pouvoir passent tout leur temps en représentation au lieu de gouverner.

Chaque jour de la semaine, le roi et toute sa cour viennent chez vous pour vous serrer la pince, mais vous n’êtes jamais là ! Pourquoi ? Pendant que les puissants perdent leur temps en parade, que font les braves gens? Ils travaillent ! Et la fin s’est imposée d’elle-même.

Les animaux farfelus sortent de l’imaginaire du petit prince. Cela lui permet d’échapper à la monotonie du quotidien de ses parents.

Il y a une histoire dans l’histoire. C’est le petit prince qui amène ses personnages. Ensuite il emmène un instrument, un tambour. La reine le lui enlève, on peut penser que c’est parce que c’est un peu bruyant mais elle lui enlève aussi un accordéon et là on se dit qu’elle est castratrice. Ensuite il a  amené le lion farceur : c’est un lion qui aime bien se promener déguisé en femme…

C’est un livre qui effleure des sujets importants de façon ludique. Pour lui c’est en s’amusant que l’on apprend le mieux.


MARIO RAMOS © Charlotte Thomas




MARIO RAMOS

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Dans « Le plus malin » il revisite l’histoire du Petit Chaperon Rouge. En relisant ce conte, il a trouvé incroyable ce moment où le loup met la chemise de nuit de la grand-mère. Dans le lit, déguisé en grand-mère le loup fait peur mais lorsqu’il enfile cette chemise de nuit, il devient grotesque. Il désamorce donc la peur du loup en se moquant de lui.

Le loup habillé en grand-mère rencontre le chasseur qui a perdu ses lunettes (on voit ces lunettes tout le long du livre).

Les sept nains font une manifestation (il y a une évolution dans leur comportement concernant leur rapport au travail dans les trois albums - dans « c’est moi le plus fort » le loup les appelle « les zinzins du boulot », dans « c’est moi le plus beau » il leur dit qu’ils ont « mauvaise mine » - dans laquelle il exprime l’idée que c’est bien d’aimer son travail et de se donner à fond mais il faut aussi savoir prendre de la distance)

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" Quand j'étais petit" est un livre animé, sans texte où l'on voit l'animal quand il est grand et quand on soulève, on le découvre quand il était petit. Lorsqu’on soulève une partie du dessin, on est donc transporté dans le temps. On sent à la fois la légèreté du papier et le poids des années : hop ! Trente ans en moins ! Hop ! Trente ans en plus !

Il a fait ce livre pour dire aux enfants de ne pas perdre leurs rêves en grandissant et aussi pour rappeler aux grands leurs rêves d’enfants. Il voulait taquiner les adultes. Au début comme il travaillait dans la publicité il gagnait bien sa vie puis il s’est volontairement tourné vers l’album pour enfants afin de retrouver ses rêves d’enfant.

Et puis, c’est important de dire aux enfants que tous les adultes ont été petits avant d’être grands (ce qui n’est pas toujours évident pour eux).

Par les situations choisies, à chaque fois, il y a une petite histoire, on peut se demander ce qui s’est passé pendant toutes ces années ?
Comme il n’a pas mis de texte, chacun interprète l’histoire à sa façon. Les enfants ont des réponses souvent étonnantes.
Quand on leur montre ce livre sans leur lire le titre ils pensent que c’est le parent avec son enfant.

Par exemple, quand il a dessiné le singe il l’a imaginé comme le penseur de Rodin. Mais ce message n’est pas passé car les enfants disent qu’il est triste. Quand il leur demande pourquoi il est triste ils répondent :

- « parce qu’il a trop de travail »

- « parce qu’il n’a pas de travail ».

Ce sont deux problèmes fondamentaux de notre société, et les réactions des enfants montrent qu’ils le comprennent bien. Ce n’était pas l’idée qu’il voulait exprimer au départ mais il trouve cela génial !

Sur l’image du loup quand il demande aux enfants : « qu’est-ce qui s’est passé pour que ce petit loup qui était un enfant si gentil devienne méchant ? » ils répondent :

- « parce qu’on a été méchant avec lui »

- « parce qu’on s’est moqué de lui"

- « parce qu’il a été trop puni »

- « parce qu’il attend son amoureuse et qu’elle n’est pas venue »

- « parce qu’il boit trop »

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La réception du dessin reste pour lui un mystère qu’il ne peut pas expliquer mais il pense que les enfants expriment tout ce qu’ils vivent ou ressentent à ce moment-là. Un enfant peut comprendre quelque chose qu’un autre enfant ne comprendra pas mais peu importe puisque cet autre enfant comprendra autre chose qui a de la valeur pour lui à ce moment-là. C’est pourquoi il fait confiance aux enfants.

Les enfants adorent les livres animés quand, bien sûr, c’est eux qui manipulent l’image et qu’ils peuvent recommencer encore et encore.


Dans « le roi est occupé » le début est très important : « Tu vas voir le roi pour lui dire tout ce qui ne va pas ». A partir de là, on peut demander à l’enfant  tout ce qui ne va pas dans notre monde, en discuter, leur faire remarquer qu’il est temps que le roi fasse quelque chose ou sinon pourquoi est-il roi (ou président ou premier ministre) ?

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C’est un livre jeu avec des passages secrets. Faire un livre avec des caches qu’on soulève pour découvrir un objet ou un personnage, comme un jeu de cache-cache ne l’intéressait pas. C’est un livre drôle et en même temps il y a des tas de choses qui ne vont pas mais apparemment le type sur le trône, là, il ne s’en occupe pas. Pour lui en parler il faut trouver un passage secret. Les enfants aiment la page de la salle du trésor parce qu’il y a beaucoup d’argent. Il leur demande : « qu’est-ce que le roi fait de cet argent ? » Il achète des choses qui ne servent à rien, qu’il accumule au lieu de les redistribuer à ceux qui en ont besoin.

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Sur la page où la princesse dort, quand il lit l’histoire aux enfants, il parle tout bas pour ne pas la réveiller. A côté du lit de la princesse, à sa tête, sous un cache, il y a un monstre vert allongé. Qu’est-ce qu’il fait là ? Les enfants disent qu’il est peut-être amoureux de la princesse. Sur une autre page si on ouvre la mauvaise porte un magicien nous transforme en monstre vert et l’histoire prend forme : « c’était le plus beau prince de la région, il était amoureux de la princesse, il a pris le passage secret pour la retrouver et il s’est trompé de porte. Il a donc été transformé en monstre vert ce qui fait que la princesse ne s’intéresse pas à lui. »

A la fin on découvre le roi au WC : ça l’humanise = c’est un être humain comme nous, qui a mal au ventre comme nous, peut tomber malade comme nous…

On découvre que le roi est un chat. Les enfants demandent : il mange quoi ? On retourne alors en arrière, dans la cuisine, et on découvre qu’il est végétarien. Pourquoi ? Sa fille c’est une souris or habituellement les chats mangent les souris. Cela veut donc dire qu’il est tombé amoureux d’une souris et que c’est pour cela qu’il ne mange que des légumes. Cette histoire ce sont les enfants qui l’ont construite, lui n’avait pas conscience qu’il y avait ce récit dans son récit.

L’institutrice a dit : « je ne savais pas qu’il y avait tout ça dans ce livre. » Il lui a répondu : « il y a tout ce que vous voulez y mettre. Ça n’a pas de fin. »

Pour lui, la musique du texte est un élément très important parce que les albums sont faits pour être lus à voix haute. Il dit ses textes tout haut quand il les écris pour être sûr qu’ils passent bien à l’oral. Avant, il n’y avait pas d’écriture et les histoires étaient racontées à haute voix.

La simplicité finale d’un album demande beaucoup de travail.

Il doute beaucoup et à chaque album Il se remet beaucoup en question.  Quand l’album est terminé il est très mal à l’aise parce qu’il ne sait pas s’il va plaire.

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Biographie
 

Je suis né à Bruxelles, en 1958, de mère belge et de père portugais.
Mon enfance est rythmée par les séjours chez ma grand-mère, à l’orée du bois, et les vacances au soleil du Portugal.

Comme tous les enfants, je dessinais. Je n’ai tout simplement jamais arrêté. Le dessin m’a toujours aidé à vivre. Très tôt, je suis fasciné par tout ce qu'on peut transmettre par un petit dessin.
Chez nous, on n’avait pas la télévision.
Je me rappelle des albums de Tintin et des films de Charlie Chaplin.

Etudes supérieures de communication graphique. J’ouvre les yeux sur le monde du graphisme et de l’image qui envahit notre société. Je découvre les fabuleux dessins de Saul Steinberg (le père de tous les dessinateurs), et de Tomi Ungerer.
On s’inscrit toujours dans une continuité.

En 1983 je commence à gagner ma vie comme dessinateur.
J’ai dû un peu m’accrocher mais assez vite, je réussis à faire passer quelques belles idées. Le reste a suivi.
Je publie deux livres chez un petit éditeur qui fait faillite. Ça calme mes envies d’édition.
Je réalise de nombreuses affiches, dessins de presse, couvertures, dessins de pub, un peu tout ce qu’on me propose.
J’étais curieux. Tout m’intéressait.

Vers 91, avec la crise, les clients deviennent frileux. De toute façon, je commençais à me lasser de la publicité (que j’ai arrêtée définitivement), ça n’était plus drôle du tout : les meilleures idées restaient dans les cartons. Je suis donc revenu vers les livres.

Je suis allé voir « Pastel », le bureau belge de l’éditeur qui me faisait rêver : « l’école des loisirs ». Ils m’ont fait confiance et ça m’a permis de développer mon univers. J’ai commencé par illustrer des textes mais ce que je voulais, c'était raconter mes histoires.

En 1995, sort mon premier livre (texte et dessins) :
« Le monde à l’envers ».
Depuis, je n’ai plus arrêté, et le livre pour enfants est devenu mon activité principale.

Un bon livre c’est d’abord une bonne histoire.
Le texte et les dessins sont intimement liés, les deux racontent l’histoire. Sans oublier l’humour (la politesse du désespoir).
Je recherche la simplicité (qui demande parfois beaucoup de travail).
L’album pour enfants parle aussi aux adultes, d’où l’importance des différents niveaux de lecture. De toute façon, un enfant comprend toujours beaucoup plus que ce qu’on croit.

Il faut être très humble par rapport à la création. On attrape des idées qui sont là, autour de nous. Elles ne font que nous traverser pour atterrir sur la feuille blanche.
Notre travail, c’est de rendre cela visible. C’est une façon de communiquer.
Avec un crayon et du papier, tout est possible. C’est magique !

LIENS


Son site : Site officiel de Mario Ramos

Celui de l'Ecole des Loisirs : Mario Ramos - Fiche auteur - l'école des loisirs

Mario Ramos - Toutes les vidéos de l'école des loisirs

Quelques articles qui lui sont consacrés :

Mario Ramos - Cairn.info

P. 210. On disait que Mario Ramos n'était pas mort... - mo(t)saiques 2

Les entretiens de Ricochet > Mario Ramos

La mort de Mario Ramos, auteur et illustrateur pour enfants - FranceTV

Mario Ramos, figure de la littérature jeunesse


 







 

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