Plus de dix mille manifestants à Tel Aviv pour "la défense de la démocratie"
19 Janvier 2011 Par aline.baldinger
A la suite de l'interdiction du colloque autour de Stephane Hessel, il semble important de savoir qu'en Israel aussi les citoyen, réclament plus de démocratie.
Bizarement la presse ici se fait rarement l'écho de telles manifestations, il est donc important de rapporter ici ce qui se fait la bas, autre que des bombardements.
TEL-AVIV, 15 jan 2011 (AFP) - Plus de dix mille Israéliens ont manifesté
samedi soir à Tel Aviv pour la "défense de la démocratie" et contre la
campagne de l'extrême-droite visant des associations de gauche, a constaté une
correspondante de l'AFP.
Les manifestants --15.000 selon les organisateurs-- en majorité juifs mais
également arabes, ont défilé dans le centre de la métropole israélienne avant
de tenir un meeting devant le musée de la ville, à l'appel de plusieurs
dizaines d'organisations et des partis de gauche pour "défendre la démocratie
tant qu'il en est encore temps".
"C'est une des plus importantes manifestations de ces dernières années. Il
est capital que notre message soit entendu par le pouvoir", a déclaré à l'AFP
l'un des organisateurs, Yariv Oppenheimmer, porte-parole du mouvement la Paix
maintenant.
Les manifestants arboraient des drapeaux israéliens et palestiniens ainsi
que des drapeaux rouges, et leurs banderoles proclamaient: "Protégeons la
démocratie pour qu'elle nous protège", "La paix au lieu de crimes de guerre",
"On ne construit pas une démocratie sur des lois racistes" et " La droite
folle: un danger pour Israël".
La manifestation, autorisée par la police, vient en réponse une décision de
la Knesset (Parlement) le 6 janvier de créer une commission d'enquête sur
l'origine des fonds alimentant des organisations de défense des droits de
l'Homme.
Ce vote s'inscrit dans une campagne de délégitimation de ces associations,
engagée depuis plusieurs mois par l'extrême-droite, et plus particulièrement
par le parti Israël Beiteinou dirigé par le chef de la diplomatie, Avigdor
Lieberman.
Ce leader populiste accuse certaines associations d'être des "complices du
terrorisme" dont le "seul but est d'affaiblir l'armée israélienne".
La création de cette commission d'enquête a été taxée d'anti-démocratique
non seulement à gauche, mais aussi à droite. Le président de la Knesset,
Reuven Rivlin, membre du parti Likoud (droite) du Premier ministre Benjamin
Netanyahu, et trois ministres du parti l'ont critiquée.
La commission d'enquête vise par exemple Breaking the Silence ("Briser le
Silence"), où d'anciens soldats témoignant de la "réalité" du conflit dans les
Territoires occupés palestiniens, le Comité contre la torture et Machsom
Watch, une association surveillant le comportement des soldats aux postes de
contrôle.