Tous les matins, je décortique l’actualité dans l’espoir que vous aurez la sagesse de proposer un accord. Un nom. Mais non.
Doit-on vous rappeler qu’en 1789 le peuple s’était soulevé dans l’espoir non pas d’une vie meilleure (cela restait de l’ordre du fantasme) mais uniquement pour que les assiettes ne soient plus vides. Pour survivre. Ils étaient des milliers à se ruer sur les silos à grains, à braver les armes qui s’opposaient à eux. A hurler leur rage, leur colère quel que soit le prix à payer. Pour la première fois de leurs vies, nos citoyens, sujets d’un roi à bout de souffle, revendiquaient leur légitimité de Tiers-Etat (qui certes comptait une classe bourgeoise) et portaient haut l’étendard des valeurs républicaines.
Doit-on vous rappeler que la réunion des Etats Généraux fut empreinte d’un renouveau, annonçant une avancée idéologique, sociétale et idéaliste ? Au fond, notre société n’a guère changé en 130 ans. La bourgeoisie de 1789 s’était dissociée des classes ouvrière et paysanne, abandonnant tout un peuple affamé à la lisière du pouvoir et vous en êtes les héritiers. Tout comme elle, vous nous avez abandonné. Je suis injuste me diriez vous et vous auriez raison. Vous êtes plusieurs à rassembler dans votre parti mais il semblerait que vous soyez peu écouté.
Vous êtes les représentants d’une France constituée de 68 373 433 habitants recensés au 1er janvier 2024. Il vous revient de nous respecter. Vous oubliez que sans nous, vous n’êtes rien. Ce sont nos voix qui vous portent aux plus hautes strates du pouvoir. Ce sont nos cris que vous n’entendez pas.
Nous n’avons que faire de vos égos.
Nous n’avons que faire de la vieille garde de vos partis respectifs qui souhaite, tout comme cette bourgeoisie napoléonienne, intégrer les plus riches.
Nous n’avons que faire de votre mépris et de vos comptes d’apothicaires.
Le temps est venu de faire preuve d’humilité. Soyez à la hauteur de nos attentes, des espoirs que nous avons placés en vous un jour de 7 juillet 2024.
Cher Nouveau Front Populaire, nous vous avons élus parce que nous avons cru en vous. Cette chance qui s’offre à vous de gouverner est unique. Mais êtes-vous seulement dans la capacité d’adopter une posture collective d’unification ? Que tout ceci est bien triste...
Quelle confiance devons-nous vous accorder à présent ? Et surtout, est-il bien raisonnable de croire en vous ?
Le Rassemblement National se rapproche dangereusement accompagné de notre désillusion à votre égard.
Reste à savoir si, vous aussi, vous voulez tenter l’expérience de l’Extrême Droite aux prochaines élections.