Des étudiants en lutte de la faculté "Jean Jaurès du Mirail" à Toulouse

Premier reportage de la série "À MICRO OUVERT", qui laisse la parole à celles et ceux qui ont des choses à dire, à revendiquer ou à défendre. Ce reportage audio en 17 épisodes a été réalisé au cours de la dernière semaine du mois d'avril 2018, avec la participation de Salomé et Joachim, deux étudiants en lutte contre la loi ORE. Mais pas que...

Introduction

À une journaliste qui, en Mai 1968, la questionnait sur son objectif personnel dans le mouvement, une étudiante répondait : « la Révolution ».

Malgré les apparences, les étudiants, mobilisés depuis plusieurs mois contre la loi ORE, semblent, eux aussi, comme beaucoup de salariés, chômeurs et précaires, retraités, femmes et hommes, souhaiter une Révolution. Révolution des esprits, des institutions, du système économique...

La loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) cristallise le mécontentement. Mais, la vague de contestation qui déferle dans les campus ira peut-être au-delà de ce texte mis en œuvre promptement par le gouvernement.

Après le dispositif (par nature inégalitaire) du tirage au sort en 2017 dans le cadre de la plateforme Admission post-bac (APB), voici donc une autre plateforme d'inscription à l'université : Parcours Sup'.

Adieu le tirage au sort, bonjour la sélection ! Sans rentrer dans les détails, le nouveau dispositif Parcours Sup' exige que les candidats à une filière dite en tension, c'est à dire où il n'y a pas assez de place, montrent patte blanche. Celles et ceux dont le dossier sera à la hauteur des compétences fixées par la faculté n'auront aucun mal à intégrer la première année de Licence. Les autres, dont le dossier sera considéré trop faible, seront invités à intégrer une formation de remise à niveau. Quelle formation ? qui la dispensera ? à quel prix ?

Au-delà de cette nouvelle mécanique d'intégration sélective à l'université, les étudiants de 2018 révèlent une conscience politique aussi conséquente que leurs aînés de mai 68. La loi ORE dehors, mais pas que... Les étudiants ont des choses à dire, à l'image de Salomé et Joachim, inscrits à la faculté "Jean Jaurès du Mirail", à Toulouse.

À MICRO OUVERT : la fac "Jean Jaurès du Mirail" (17 épisodes) © Tartine de podcasts

1er épisode : Parcours Sup' instaure une formation de remise à niveau

Le nouveau dispositif légal instaure une remise à niveau pour certains candidats qui veulent intégrer une faculté déjà engorgée. Mais qui assurera ces formations ? Qui paiera ? La réponse de Salomé et Joachim.

1er épisode : Parcours Sup' instaure une formation de remise à niveau © Tartine de podcasts

2ème épisode : L'Entreprise et l'Université

Faire entrer le monde de l'entreprenariat au sein du corps universitaire. Est-ce nécessaire ? Probablement. Est-ce l'essentiel ? C'est là toute la question de la finalité de l'université. Doit-elle uniquement produire des travailleurs qui deviendront, comme disait Daniel Cohn-Bendit en mai 68, « les futurs cadres de la société qui exploiteront plus tard la classe ouvrière et la paysannerie ».

Financement privé, productivité, rentabilité, c'était tout le sens de la fusion des facultés de Toulouse, préalable au label d'excellence IDEX, finalement mis en sommeil.

 

2ème épisode : L'Entreprise et l'Université © Tartine de podcasts

3ème épisode : Dette publique et privatisation

La dette publique : le mot qui fait peur, et qui justifie les réformes des services publics. La privatisation est présenté comme La solution pour désendetter le pays.

 

3ème épisode : Dette publique et privatisation © Tartine de podcasts

4ème épisode : Sélection à l'université

Avec la loi ORE, une digue a cédé. L'université ouverte à tous les bacheliers, c'est terminé. Mais, les lycéens sont-ils les seuls concernés. La réponse de Salomé et Joachim.

 

4ème épisode : Sélection à l'université © Tartine de podcasts

5ème épisode : La formation continue, pour faire quoi ?

La formation continue comme choix individuel est-elle une notion dépassée ? Là aussi, les deux étudiants de jean Jaurès du Mirail, Salomé et Joachim, partagent leur appréciation sur le sujet.

 

5ème épisode : La formation continue, pour faire quoi ? © Tartine de podcasts

6ème épisode : Mai 68, et après ?

Les aspirations, les combats et les succès des étudiants de Mai 68 correspondent-ils aux attentes des étudiants de Mai 2018 ? 50 ans après, Salomé et Joachim portent un regard parfois critique sur l'après 68

 

6ème épisode : Mai 68, et après ? © Tartine de podcasts

7ème épisode : ORE débat

La loi ORE, ils n'en veulent pas. Mais que veulent-ils alors, ces étudiants qui occupent les facs et remettent en cause le système sauce Macron ?

 

7ème épisode : ORE débat © Tartine de podcasts

8ème épisode : Hiérarchie et mépris

À travers leur mouvement pour l'abrogation de la loi ORE, les étudiants dénoncent une forme de société hyper hiérarchisée et méprisante, où les uns sont moins que les autres en fonction de leur statut social, de leur profession ou de leur lieu de vie. Une hiérarchisation à outrance qui ne dit pas son nom et que l'on retrouve même dans l'architecture du campus Jean Jaurès du Mirail.

 

8ème épisode : Hiérarchie et mépris © Tartine de podcasts

9ème épisode : Égalité / Inégalités

Avec la loi ORE, des inégalités vont s'accentuer. C'est ce qu'estiment les deux étudiants de Jean Jaurès du Mirail, Salomé et Joachim. Inégalité entre établissements d'abord.

 

9ème épisode : Égalité / Inégalités © Tartine de podcasts

10ème épisode : Où sont les femmes ?

Et la place des femmes dans tout ça ? C'est une des questions primordiales que posent les nouveaux soixante-huitards, étudiants de 2018 dont la conscience politique pousse à aller au-delà de la contestation d'un texte de loi.Ce mouvement de 2018 donne, une nouvelle fois, l'occasion d'aborder tous les aspects du débat.

 

10ème épisode : Où sont les femmes ? © Tartine de podcasts

11ème épisode : Des gauchistes qui cassent tout ?

Les facultés sont occupées par des jeunes gauchistes qui cassent tout ! C'est ce qu'on peut entendre çà et là. Parfois (souvent?) de façon haineuse et malveillante. Alors ? Gauchistes ? Y en a. Qui cassent tout ? Sûrement pas disent les deux étudiants de Jean Jaurès du Mirail, Salomé et Joachim

 

11ème épisode : Des gauchistes qui cassent tout ? © Tartine de podcasts

12ème épisode : Les journalistes persona non grata... ou pas.

En arrivant à l'accueil de la faculté Jean Jaurès du Mirail, à Toulouse, on ne peut pas rater une affichette proclamant : « pas de photo, pas de journalistes ». Pourquoi ce traitement des médias par le mouvement étudiant ?

 

12ème épisode : Les journalistes persona non grata... ou pas. © Tartine de podcasts

13ème épisode : Enseignants

Il y a les enseignants qui soutiennent le mouvement activement, d'autres plus passivement, d'autres encore pas du tout.

 

13ème épisode : Enseignants © Tartine de podcasts

14ème épisode : Étudiants contre le blocage

À la fac Jean Jaurès du Mirail, il y a aussi des étudiantes et des étudiants contre la fusion de l'université et la loi ORE mais aussi contre le blocage. Il y a aussi celles et ceux favorables à la réforme Macron.

 

14ème épisode : Étudiants contre blocage © Tartine de podcasts

15ème épisode : Quid des examens ?

Des étudiantes et des étudiants s'inquiètent de ne pas pouvoir passer leurs examens d'ici la fin de l'année universitaire.

 

15ème épisode : Quid des examens ? © Tartine de podcasts

16ème épisode : Représentation nationale

Qui pour représenter les étudiants mobilisés localement à Toulouse, Montpellier, Marseille, Strasbourg, Lille, Rennes, Paris et ailleurs ?

 

16ème épisode : Représentation nationale © Tartine de podcasts

17ème épisode : La convergence des luttes

En Mai 68, les travailleuses et les travailleurs ont rejoint les étudiants. C'est ce qu'on appelle la convergence des luttes. Début mai 2018, de nombreux secteurs d'activité se mobilisent : la SNCF, les personnels hospitaliers, pour ne citer qu'eux. Quels rapports les étudiants entretiennent-ils avec ces autres mouvements ?

 

17ème épisode : La convergence des luttes © Tartine de podcasts

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