Il fallait s'y attendre.
Brigitte Bardot morte!
Il fallait s'attendre à ce déferlement d'éloges. C'était une héroïne Nationale! La culture Française! Le visage de la France! La liberté de la femme ! La féministe comme il faut car justement elle ne le revendiquait pas. L'écologiste comme il faut, car justement elle ne le revendiquait pas. Quel journal trouvera le super-superlatif qui la qualifiera et fera vendre?
On voit des images où elle est harcelée par des admirateurs qui la bousculent. Victime de sa popularité. Quelle souffrance, nous disent les commentaires. On voit d'autres images où en starlette, elle pose, toute souriante pour construire cette popularité. Au fond, elle est ce qu'en ont fait les réalisateurs hommes qui l'ont mise en scène et les journaux de l'époque.
Brigitte Bardot est morte, bien sûr qu'il faut en parler. Elle était célèbre. Mais faut il vraiment comme à chaque mort d'une vedette en faire tant? Ad nauseam!
Coluche l’irremplaçable sauveur des pauvre...Balavoine l'homme qui parlait à l'oreille des Présidents...Thierry Le Luron le génial impertinent.. etc ... etc... Il y avait dans l'Espagne des années 50 une revue qui s'appelait "Vidas Ejemplares!" ( Vies Exemplaires) où était racontée la vie des Saints.
Brigitte Bardot était très belle. Elle a eu de la chance. Elle était très célèbre, ça mérite des commentaires. Il s'en parlera encore aux anniversaires ou quand des chroniqueurs n'auront pas grand chose à se mettre sous la dent. Mais au fond, en paraphrasant Jean Paul Sartre: "... une femme, faite de toutes et qui les vaut toutes et que vaut n'importe laquelle..." au point que comme beaucoup de personnes aigries elle était fière de son racisme. Sa mort servira la banalisation de l'extrême droite qu'elle soutenait. Fin.