L’inflation des prix ne laisse personne de côté, du pétrole à l’électricité, des vêtements aux produits agro-alimentaires. Et pour les grands consommateurs que sont les exploitants agricoles, ces hausses de prix sont d’autant plus difficiles à surmonter. Cependant, les techniques mises au point pour faire des économies ne manquent pas de fantaisie et de couleur.
Une alimentation de goûter d’anniversaire
Comme l’explique en détail le Nouvel Obs, http://tempsreel.nouvelobs.com/l-obs-du-soir/20150218.OBS2839/ces-vaches-nourries-aux-bonbons.html, un exploitant américain, Mike Yoder, à la tête de pas moins de 450 bêtes a mis au point une solution économique et rentable qui ne manque pas de teintes. En effet, insistant sur le fait que toute économie est bonne à prendre quand on est exploitant, et que chaque centime, voire demi-centime est important à économiser, l’éleveur de bovins a trouvé dans les confiseries (sucreries, céréales pour enfants, chocolat en poudre, etc…) la solution parfaite pour associer économie et productivité. Ainsi, mélangé au maïs ($315/tonne) se trouvent petits crocodiles colorés et autres FrootLoops ou marshmallows (± $165/tonne).
Du sucre, mais pas que !
En introduisant des confiseries dans le régime alimentaire des bovidés, Mike Yoder a vu ses bêtes produire 1.5L de lait supplémentaire chaque jour, et accroitre leur masse graisseuse, les rendant plus fortes et plus lucratives. Mais, avec le souvenir encore chaud des cas de vaches folles, les conséquences de ce régime particulier inquiètent les spécialistes.
Les produits contenus dans les confiseries, comme les colorants, les agents de texture et de conservations, méritent que l’on prête une attention au procédé de l’exploitant. En effet, certains gélifiants sont conçus à partir de graisse de porc, bien difficile à digérer et à assimiler pour le ruminant herbivore. Cependant, l’exploitant assure que le système digestif de l’animal est un des plus perfectionnés qui soit, si bien qu’il ne prend pas la peine d’enlever certains emballages « consommables » des confiseries.
C’est une technique de nutrition bien à lui que l’américain Mike Yoder a mis au point, alliant à hauteur de 8% au maïs habituel des morceaux de confiseries, originellement destinées à l’homme. Une pratique à garder à l’œil, car si elle s’avère sans danger, et sans répercutions autant pour l’homme que l’animal, pourra permettre à de nombreux exploitants de réduire les coûts de production, et ainsi permettre une baisse des prix des produits mis en vente en grande distribution.