Xoreeyo (avatar)

Xoreeyo

Créateur de contes, nu.

Abonné·e de Mediapart

580 Billets

1 Éditions

Billet de blog 2 mars 2024

Xoreeyo (avatar)

Xoreeyo

Créateur de contes, nu.

Abonné·e de Mediapart

Groupe SOS, la prédation capitaliste au service de l'ESS

Aparigraha (en sanskrit IAST ; devanāgarī : अपरिग्रह ; de a privatif et parigraha : propriété, biens…) signifie « renoncement à la fortune », « vœu de pauvreté », « absence de convoitise » ou encore « non-possessivité, absence d'avarice ». Aparigraha et l'une des cinq vertus morales (yama) constituant le premier membre (aṅga) du Yoga dans les Yoga Sūtra de Patañjali.

Xoreeyo (avatar)

Xoreeyo

Créateur de contes, nu.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Illustration 1

"Aparigraha"  est donc précisément le contraire des objectifs du Groupe prédateur SOS, dont le dirigeant, connu pour ses violences sexuelles, Jean Marc BORELLO, est un poto de notre président directeur général Mc Kinsey.

"Ce soir de septembre il y a quatre ans, le choix de Borello se porte sur Antoine (1), 22 ans, qui termine un stage à SOS : «Il m'a invité à danser, en insistant. Il ne voulait pas me lâcher. Je savais ce qui pouvait arriver. On était près du bar, il y avait plein de monde autour. J'ai essayé de résister. Il savait très bien ce qu'il faisait puisque quand il m'a lâché, il a dit à la cantonade : "T'as mis la langue en plus, coquine".» Sauf qu'Antoine ne voulait pas de ce baiser et que personne n'a bronché autour de lui, même si certains des convives ont pu faire des photos de la scène, que Libération s'est procurées. «J'ai assisté au baiser d'Antoine ce soir-là. Nous savions tous que ce n'était pas consenti. "  Source : https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/harcelement-sexuel-je-ne-voulais-pas-de-ce-baiser-mais-borello-a-le-bras-long_1699070/

En 2022 le Groupe SOS comprend 22 000 salariés dans 650 structures, pour un chiffre d’affaires de 1,26 milliard d’euros. Bon on va dire que c'est une grosse association de quartier...

Selon Le Monde, le conseil d'administration ne se réunirait que trois ou quatre fois l’an et n'aurait qu'un rôle mineur, tandis que le pouvoir effectif serait concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants du groupe, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. Le président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux juge que « cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale ».

En 2020, Le Monde diplomatique publie un article dénonçant la proximité du Groupe SOS avec le président de la République et remet notamment en cause sa gestion RH1.

En 2022, Mediapart met en cause la gestion par le groupe d'un centre éducatif fermé pour mineurs délinquants dans le Puy-de-Dôme

Mais quelle peut bien être l'intérêt pour une structure associative de l'économie sociale et solidaire, de devenir structurellement et financièrement obèse.??

Assistons nous à la naissance d'une oligarchie sociale et solidaire?

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.