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Billet de blog 12 septembre 2024

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Philippe NEMO le filouzof veut introduire la T2A à l'école !

Le constat de départ est juste : le Mammouth est devenu hors de contrôle. Ca coute un bras et ça marche pas. C'est ensuite que ça part en vrille. Fort de ses certitudes libérales il veut conserver un financement public mais introduire le marché concernant la prestation de service éducatif. Ben voyons O Captain! My Captain! Nemo !

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Faut il tuer les enseignants ou les ubériser? 

Ben non mon Fifi, quelle horreur ! on a des enseignants de qualité, qu'on nous envie (sauf les horreurs de casting ;-)... C'est pas l'humain le problème, c'est la machine à broyer les enfants. Les réformes à la con venues d'en haut, et l'encadrement rigide et dogmatique.

Libéraliser pour alléger le fardeau de l'Etat et créer une saine concurrence, on dirait du Macron...

La réforme de l'Éducation nationale proposée par Philippe Nemo est une tentative abracadabrantesque de réconcilier le meilleur des deux mondes de oui oui : d’un côté, la libéralisation du système pour encourager la diversité et l'innovation, et de l'autre, une surveillance par l'État pour garantir la qualité et l’équité. C'est sur mon poto, après la réussite de la T2A on a envie de dupliquer...

Bon soyons sérieux, Fifi est hors jeu, aveuglé par son dogmatisme libéral, tout juste bon à faire la une du Figaro ou de Marianne.

Faut il pour autant défendre le statu quo?

Non évidemment.

Voici une alternative. Si elle ne vous plait pas, comme dit Pacôme Thiellement, écrivez la votre !

Vers un modèle éducatif coopératif, on pourrait envisager une alternative à la concurrence de marché d'inspiration capitaliste en favorisant la collaboration entre les établissements. Plutôt que de les mettre en compétition, chaque école pourrait travailler main dans la main, partageant ses ressources, ses pratiques pédagogiques innovantes, et ses succès. Cela se traduirait par des échanges de professeurs ou d’expertise pour diffuser les meilleures pratiques, un partage de ressources matérielles comme les bibliothèques et les équipements, ou encore des projets communs entre élèves, renforçant ainsi la mixité sociale et culturelle.

Un autre aspect clé serait de réorganiser les établissements sous forme de coopératives, où les enseignants, les parents et les élèves participeraient activement à la gestion de l’école. Ce modèle, inspiré des SCOP (Sociétés Coopératives et Participatives), permettrait une prise de décision collective, renforçant l’engagement de tous dans la réussite de l’établissement et évitant les dérives d'une gestion trop bureaucratique ou capitaliste.

Pour que ce système fonctionne, il devrait s'accompagner d’un financement solidaire et équitable. Contrairement à un modèle concurrentiel où certaines écoles privées imposent des frais élevés, ici, chaque école bénéficierait d’un socle de financement public de base, assurant ainsi l'accès aux ressources essentielles. Ce financement serait ajusté en fonction des besoins spécifiques de chaque école, avec un soutien supplémentaire pour celles accueillant une population défavorisée ou ayant des besoins particuliers, garantissant ainsi une égalité de traitement pour tous les élèves.

Les écoles jouiraient aussi d'une autonomie pédagogique, mais toujours dans un cadre commun, avec une mission partagée de promotion de l’inclusion sociale, de l’égalité des chances, et de l’épanouissement personnel. Elles seraient libres d'innover dans leurs méthodes d’enseignement tout en restant alignées sur des objectifs communs à toutes les écoles.

Dans ce modèle, la culture de la solidarité primerait sur la compétition. Les écoles mieux dotées pourraient jouer un rôle de mentor pour celles moins favorisées, créant ainsi une dynamique de soutien mutuel. Les élèves eux-mêmes seraient encouragés à participer à des programmes d’entraide, où ceux qui réussissent mieux pourraient aider leurs camarades en difficulté.

Enfin, la surveillance et l'évaluation des écoles ne seraient pas le fait d'une bureaucratie centralisée, mais de comités participatifs composés d'enseignants, de parents, d'élèves et d'experts éducatifs. Ces comités veilleraient à ce que les performances des écoles soient évaluées non seulement sur le plan académique, mais aussi en termes d’inclusion, de bien-être des élèves, et d’innovation pédagogique, assurant ainsi un cadre de responsabilité collective pour l’amélioration continue du système.

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