Le président de la République peut et doit être destitué en cas de "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat".
Emmanuel Macron a franchi une ligne rouge, celle qui sépare le débat démocratique de la manipulation autoritaire. En pleine campagne législative, il s’est permis de qualifier un mouvement politique démocratiquement élu, La France Insoumise (LFI), d’antisémite.
Une accusation d’une gravité exceptionnelle, proférée depuis la plus haute fonction de l’État, et qui, en l’absence de preuves ou de poursuites judiciaires, s’apparente à une faute politique majeure, sinon à une forfaiture morale.
Un président de la République, par la nature de ses responsabilités, ne peut se permettre ni légèreté, ni naïveté. Chaque mot prononcé engage non seulement sa personne, mais aussi la fonction qu’il incarne et la République qu’il est censé représenter. En qualifiant publiquement un mouvement d’antisémite, Emmanuel Macron n’a pas seulement jeté le discrédit sur des adversaires politiques : il a piétiné les principes fondamentaux de neutralité, d’honnêteté et de responsabilité inhérents à sa charge.
Si ses accusations étaient fondées, pourquoi aucune poursuite judiciaire n’a-t-elle été engagée ? Pourquoi le "président" et son gouvernement, toujours prompts à agiter les tribunaux contre leurs opposants, n’ont-ils pas saisi la justice pour dénoncer ce qu’ils présentent comme une atteinte aux valeurs républicaines ? L’absence totale de démarches judiciaires laisse planer un doute insupportable : cette accusation n’était-elle qu’un coup politique, un outil de campagne pour discréditer un adversaire que les urnes pourraient porter au pouvoir ? Si tel est le cas, Emmanuel Macron aurait instrumentalisé une question aussi sensible que l’antisémitisme pour ses intérêts partisans. Une honte pour celui qui se prétend garant de la République et d'un soit disant arc Républicain...
Pire encore, cette attaque intervient dans un contexte où Emmanuel Macron, après avoir dissous l’Assemblée nationale, n’a pas respecté les résultats des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire (NFP), coalition issue de la gauche, avait remporté la majorité relative dans les urnes, traduisant clairement la volonté du peuple français de choisir une autre direction politique. Pourtant, Emmanuel Macron a refusé de prendre acte de cette victoire, préférant gouverner à droite toute et marginaliser les élus d’une majorité que le peuple avait choisi. Par cette attitude, il ne se contente pas de saper la démocratie parlementaire : il trahit l’essence même du suffrage universel.
L’accusation d’antisémitisme devient dès lors une arme de diversion, un moyen de polariser le débat pour masquer son propre mépris des institutions démocratiques.
Si Emmanuel Macron voulait réellement défendre la République contre des idéologies dangereuses, il aurait agi en conséquence : preuves, plaintes, condamnations. En l’absence de tout cela, il apparaît comme un manipulateur cynique, prêt à salir des adversaires pour consolider son propre pouvoir. Et cela, dans une démocratie digne de ce nom, est inacceptable.
Pire, ce sombre et cynique individu, en diabolisant publiquement et de tout son poids un mouvement politique légitime, devient complice de la radicalisation de militants fascistes identitaires adressant des menaces de mort à des élus de la République. Il devient l'idéologue qui arme le bras de groupuscules terroristes.
Alors, où se situe la responsabilité dans ce fiasco ? Elle est double. Emmanuel Macron porte la responsabilité d’avoir utilisé une accusation grave à des fins politiciennes, sans preuves ni fondement judiciaire. Il porte aussi celle de son mépris pour le choix du peuple, exprimé lors des législatives. Ces deux éléments combinés constituent une atteinte directe aux principes républicains et à l’intégrité démocratique de la France.
Un président qui accuse sans preuve et refuse de respecter les urnes perd toute légitimité morale et politique. Par son comportement, Emmanuel Macron ne défend pas la République : il la déshonore.
La destitution est donc la seule issue possible.
Et pourquoi pas un sursaut de conscience et une auto-destitution.
Courage Emmanuel !
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