Prenons la Société Générale. Cette vénérienne institution a été prise la main dans le sac, manipulant les taux d'intérêt comme un magicien fait disparaître une carte. Le scandale du Libor a révélé que la Société Générale, en collusion avec d'autres grandes banques, jouait avec les taux d'intérêt de référence comme un enfant avec ses jouets. Résultat des courses : une amende de 2,6 milliards de dollars infligée par les autorités américaines et britanniques en 2013. La banque, dans sa sagesse infinie, a réussi à ébranler la confiance du public dans l'intégrité du système financier tout en se remplissant les poches.* (Les escrocs...)
Passons maintenant à la BNP Paribas, qui semble avoir pris le mot "international" un peu trop au sérieux. En violant des embargos économiques imposés par les États-Unis, la BNP a décidé que faire des affaires avec des pays comme le Soudan, l'Iran et Cuba était une excellente idée. Mais les autorités américaines n'étaient pas d'accord et ont infligé à la BNP une amende record de 8,9 milliards de dollars en 2014. Cette amende n'a pas seulement vidé les coffres de la BNP, elle a également mis en lumière les pratiques douteuses de cette banque, rappelant à tous que les SVT ne sont peut-être pas les héros qu'ils prétendent être.
Et puis, il y a HSBC. Cette banque, au nom respectable, a été impliquée dans des scandales de blanchiment d'argent si vastes qu'on pourrait penser qu'elle gérait les finances de toute la mafia mondiale. En 2012, HSBC a accepté de payer une amende de 1,9 milliard de dollars pour régler les accusations de blanchiment d'argent portées par les autorités américaines. La banque a été accusée de fermer les yeux sur des transactions illégales, permettant ainsi à des cartels de drogue et à d'autres organisations criminelles de déplacer de l'argent sale à travers le système financier mondial. Bravo, HSBC, pour votre contribution exceptionnelle à la criminalité internationale.
Bref, un vrai bal de raclures de bidet...
Des organisations comme l'Observatoire des multinationales et diverses ONG ont régulièrement pointé du doigt les SVT pour leur manque de transparence et leur implication dans ces affaires scandaleuses. Les SVT, en tant qu'intermédiaires entre l'État et les marchés financiers, semblent souvent privilégier leurs intérêts commerciaux au détriment de l'intérêt général. Leur double rôle de conseiller de l'État et d'acteur sur les marchés financiers crée des situations de conflits d'intérêts potentiels. Les décisions et les pratiques des SVT sont souvent aussi opaques que de la boue, rendant difficile pour le public et même pour les autorités de surveiller efficacement leurs actions. Cette opacité alimente les soupçons de pratiques inappropriées et de collusion.
Les SVT ont une influence considérable sur les politiques de gestion de la dette publique, souvent sans un contrôle démocratique suffisant. Cette concentration de pouvoir financier dans quelques mains est perçue comme une menace pour la souveraineté économique de l'État. L'effacement du politique dans la gestion de la dette publique n'est pas sans conséquences. En confiant à une entité technocratique la responsabilité de la dette, on réduit la capacité des élus à influencer directement cette question cruciale. La politique budgétaire, traditionnellement un outil central pour les gouvernements, se trouve ainsi en partie externalisée et soumise à des logiques qui échappent au contrôle démocratique.
Voila voila... c'est pourquoi notre cher président ne veut pas rendre la clé de Matignon, il a peur de se faire descendre tout simplement.
Ben oui, on va résumer en termes simples :
Imaginez que l'Agence France Trésor (AFT) est le "parrain" ou le chef de l'organisation, un peu comme le boss du quartier qui dirige les opérations depuis l'ombre. Le président de l'AFT, dans ce scénario, serait le "parrain" stratégique, orchestrant les grandes lignes de la gestion de la dette publique. Ce personnage charismatique et redouté prend les décisions cruciales et s'assure que tout se passe comme prévu, un peu comme un chef de gang qui contrôle son territoire. Ses ordres sont exécutés sans question et son influence est incontestée.
Ensuite, nous avons les SVT, qui sont les "charbonneurs" de cette organisation. Les charbonneurs sont ceux qui sont sur le terrain, vendant la drogue et s'assurant que l'argent rentre. De la même manière, les SVT sont les institutions financières agréées par l'AFT pour participer aux adjudications de la dette publique et assurer la liquidité des titres sur le marché secondaire. Ils sont les rouages essentiels qui permettent à l'État de se financer. Cependant, tout comme les charbonneurs, ils sont souvent tentés par la possibilité de faire des profits rapides et peuvent se retrouver impliqués dans des affaires douteuses.
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