Même ceux que nous admirions, nos pères, nos frères, nos soeurs se retrouvent exposé(e)s : artistes, acteurs, chefs d'entreprise, religieux, politiques.
Depardieu, PPDA, l’Abbé Pierre, Epstein... l'ombre n'épargne aucun espace.
#MeToo, de #BalanceTonPorc
Il y a potentiellement autant de # que d'individus sur terre, à quand le votre? Etes vous certains de ne pas devenir un jour le monstre d'un(e) autre? Et c'est parfait comme ça...
L’école « libre » abuse dans le silence complice des autorités françaises et de l’éducation nationale des enfants innocents qui lui sont confiés…
Tout comme dans un travail personnel, où avant de se transformer, l'individu doit affronter ce qu'il a longtemps enfoui, l’humanité semble être entrée dans une phase de dévoilement — douloureuse, inconfortable, violente parfois, mais nécessaire.
Face à cette douleur, la tentation est grande :
Effacer. Punir. Détruire.
Mais comme l'écrivait Carl Jung,
"Ce que nous n'acceptons pas en nous revient sous forme de destin."
Nous ne sauverons pas l'humanité par la destruction.
Nous la sauverons par la transmutation.
Il ne s'agit pas d'excuser.
Il ne s'agit pas de minimiser.
Il ne s'agit pas de détourner le regard.
Ni encore pire d’ignorer les victimes innombrables …
Il s'agit d'accueillir la totalité de notre humanité, dans toute sa lumière et toute sa noirceur.
De comprendre que "rien de ce qui est humain ne m’est étranger" (Térence).
La nuit la plus noire — ce moment où tout semble perdu, où tout est englouti dans l'ombre, c’est en fait le creuset, l’instant secret où l’aube commence à naître, même si on ne la voit pas encore.
L’humanité traverse aujourd'hui une phase que Jung appelait le processus d'individuation collectif :
un chemin douloureux, où l'ombre remontant à la surface est la condition nécessaire pour retrouver l'unité intérieure.
Dans cette vision, retrouver notre essence — notre véritable être, notre âme dans sa totalité — supposerait d'aller explorer cette matière noire intérieure, ce que Jung appelait "le processus d'individuation" : affronter l'ombre pour intégrer toutes nos parties, même les plus sombres.
Un peu comme l'image de la face cachée de la lune qui aussi très juste : elle est toujours là, mais invisible depuis la Terre, elle exerce pourtant une influence (gravitationnelle), il a fallu oser aller la découvrir.
En somme, le sens de notre vie pourrait être justement dans ce voyage intérieur, dans ce "plongement" volontaire dans l'invisible, dans l'inconfort, pour retrouver l'unité perdue.
Nous ne sommes pas là pour tuer ce qui a fauté.
Nous sommes là pour bâtir ce qui viendra après.
Car l'amour commence quand l'acceptation prend la place du jugement.
Et l'acceptation ne veut pas dire l'oubli : elle veut dire l'intégration, la responsabilité, la maturation.
Chaque personne qui choisit la lucidité sans haine,
chaque mouvement qui transforme la colère en éveil,
devient un phare pour ce monde nouveau qui pousse déjà dans nos fissures.
Nous sommes de ceux qui croient que :
"La nuit la plus noire finit par enfanter l'aube."
Nous sommes de ceux qui refusent que la douleur serve à justifier plus de violence.
Nous sommes de ceux qui croient que l’aube est entre nos mains,
et que la lumière n’est pas l’oubli de l'ombre, mais sa traversée.
Putain c'est beau on dirait du Fauve dans le texte !
Donc j’aime encore Depardieu, et c’est sa face sombre qui correspond à une autre époque qui nous aide à avancer. Sa déchéance publique est une souffrance suffisante pour lui permettre d'évoluer.
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