Xoreeyo (avatar)

Xoreeyo

Créateur de contes, nu.

Abonné·e de Mediapart

580 Billets

1 Éditions

Billet de blog 29 août 2024

Xoreeyo (avatar)

Xoreeyo

Créateur de contes, nu.

Abonné·e de Mediapart

Laurent BIGORNE l'immunité politique du violeur

L'affaire Laurent Bigorgne, condamné à un an de prison avec sursis pour avoir administré de la MDMA à sa collaboratrice pour la violer, met en lumière une possible justice de classe en France.

Xoreeyo (avatar)

Xoreeyo

Créateur de contes, nu.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En comparaison, la tentative de viol sous l'effet du GHB, souvent utilisée dans des contextes similaires, est punie de 15 à 20 ans de réclusion criminelle. Cette disparité de peine soulève des interrogations, d'autant plus que Bigorgne occupait une position de pouvoir en tant que directeur de l'Institut Montaigne, un cercle de réflexion influent.

Les circonstances aggravantes du lien de subordination et des fonctions puissantes de Bigorgne renforcent la perception d'une justice inégalitaire. Le fait qu'il ait exploité sa position hiérarchique pour commettre cet acte ajoute une dimension de manipulation et d'abus de pouvoir, ce qui aurait pu justifier une peine plus sévère. Cette affaire illustre ainsi les préoccupations concernant l'application équitable de la justice, particulièrement lorsque des individus en position d'autorité sont impliqués.

La tentative de viol est une infraction beaucoup plus sévèrement punie. Selon l'article 222-23 du Code pénal, le viol est défini comme tout acte de pénétration sexuelle commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. La tentative de viol est punie des mêmes peines que le viol consommé, à savoir 15 ans de réclusion criminelle, et peut aller jusqu'à 20 ans si des substances comme le GHB ont été utilisées pour commettre l'acte. Le GHB, souvent surnommé "drogue du viol," est un produit particulièrement dangereux, car il peut être administré à l'insu de la victime, entraînant une perte de conscience.

En résumé, violer quelqu'un qu'on a drogué et dont on a anéanti le consentement revient à violer un enfant.

Un an de prison avec sursis, pour un ami personnel du MONARC, est une indulgence plutôt remarquable.

Illustration 1

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.