Il était une fois, dans un royaume pas si lointain appelé Républiquefrançaise, un jeune et ambitieux roi nommé Emmanuel MACRON. Ce roi, souvent qualifié d'extrême-centriste, avait un grand rêve : faire régner l'ordre néolibéral dans tout le royaume en utilisant une arme légendaire, l'Arc Républicain.
Cet arc, disait-on, avait le pouvoir de tirer des flèches capables de traverser les idéologies et d'abattre quiconque se dresserait contre lui. Emmanuel, convaincu de sa mission divine, se mit en tête de bander (et oui...) cet arc pour viser un adversaire qu'il craignait plus que tout : La Gauche, ce monstre aux mille têtes, qui prônait la solidarité et l'égalité, choses bien embarrassantes pour ceux qui, comme Emmanuel, se prélassaient au sommet de la pyramide de Ponzi.
Un jour, sur la grand place de la République, il convoqua ses ministres, ses conseillers, et tout son entourage pour assister à un exploit. "Voyez, mes chers sujets," déclama-t-il, "comment je vais, d'un seul coup de cet arc républicain, abattre la menace Rouge qui pèse sur notre chère élite !" Zoup ! il commença par balancer une grenade dégoupillée pour dissoudre Marianne...
Mais il se heurta à un problème : l'arc, majestueux, était difficile à bander (ça arrive avec l'âge). Le roi, avec toute sa conviction d'extrême centre, tira de toutes ses forces, mais rien n'y fit. Les cordes se tendaient à peine, et les flèches retombaient mollement à ses pieds. Floc !
Les conseillers commencèrent à chuchoter entre eux, certains comme DARMANIN retenant à peine leurs rires. "Peut-être que cet arc est fait pour ceux qui ont un vrai projet comme Jordan, pas juste pour ceux qui jouent à la corde raide entre deux chaises !" murmura l'un d'eux.
L'Emmanuel, de plus en plus frustré, s'acharnait. Il essayait de tirer vers la gauche, vers la droite, et même en plein centre, mais rien n'y faisait. Chaque fois qu'il tirait, la flèche semblait se retourner contre lui, comme si l'arc républicain refusait d'obéir à des ordres aussi vacillants.
Voyant le désarroi du monarque, un sage du royaume, ancien révolutionnaire devenu poète, MELANCHON, s'approcha et lui glissa à l'oreille : "Majesté, l'arc républicain n'est pas fait pour abattre un camp ou l'autre. Il est là pour maintenir l'équilibre et défendre l'intérêt de toustes. Il ne sert à rien de vouloir abattre LFI, car sans elle, qui vous rappellera que votre pouvoir ne vient pas de votre titre d'usurpateur autocrate, mais du peuple ?"
À ces mots, Emmanuel baissa l'arc, non par conviction, mais par fatigue, ses petits bras tremblants incapables de poursuivre. Il comprit enfin que son plan espiègle, aussi bien ficelé soit-il par McKinsey, ne pouvait fonctionner car il était l'incarnation du néant de la pensée politique.
Et c'est ainsi que le roi Emmanuel continua de régner, mais cette fois, il se contenta de jouer du pipeau, sa vrai passion, séduisant tantôt la droite, tantôt la gauche, sans jamais vraiment toucher sa cible.
Ils vécurent heureux et réarmèrent la démographie de la France !
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