Malentendu autour de l'humanisme attribué abusivement à IDIR

Idir réduit le conflit identitaire en Algérie à une opposition symétrique entre le pouvoir, qui a marginalisé depuis 1962 tout ce qui n'est pas arabo-musulman, identifié comme un courant wahabiste, badissiste, bennabiste, baâthiste, et le courant identitaire berbériste...

Idir réduit le conflit identitaire en Algérie à une opposition symétrique entre le pouvoir, qui a marginalisé depuis 1962 tout ce qui n'est pas arabo-musulman, identifié comme un courant wahabiste, badissiste, bennabiste, baâthiste, et le courant identitaire berbériste, identifié à son tour d'autonomiste, algérianiste, indépendantiste. Or cette opposition ne reflète pas la véritable nature du conflit identitaire en Algérie, car elle omet un troisième élément essentiel du conflit identitaire dans la société algérienne, qui est pourtant majoritaire, à savoir, tout ce qui ne s'identifie pas à ces deux composantes du conflit, arobo-musulman opposé à berbéristes, qui est la population métissée et transculturelle avec sa langue Derja, qui cristallise en elle le véritable processus de formation millénaire de l'identité algérienne, dans laquelle tout algérien et toute algérienne se sentent représentés et respectés, au-delà de ses versants extrémistes que sont les berbéristes et les arabo-musulmans. C'est cette troisième voie qui exprime le véritable humanisme véhiculé par l'identité algériennes, quand les deux autres conceptions extrémistes, arabo-musulmanes et berbéristes, expriment pour leurs comptes respectifs un ethnicisme à tendance raciste et fascisante.

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