Gaz de schiste : pour quelques voix de plus

Avec la loi sur les hydrocarbures qui fut décriée comme un bradage de la souveraineté nationale, le pouvoir Algérien doit s’attendre au pire avec l’autorisation de l’exploitation du gaz de schiste en faveur d’un pays qui l’interdit sur son propre territoire.

Gaz de schiste : pour quelques voix de plus

Par Youcef Benzatat. Le point, toujours lui, le porte-parole des lobbys nostalgiques et prédateurs qui sont à l’affût de nos moindres errances pour nous asséner révisionnisme, négationnisme et acquisition aux enchères nocturnes de nos autres trésors confisqués illégalement par leurs amis (qui ne le sont pas !), aurait été témoin de l’affirmation par Laurent Fabius qu’un accord sur l’expérimentation du gaz de schiste dans son ancienne colonie sera bientôt signé. Un secret de polichinelle puisque c’est le Président illégitime, Abdelmadjid Tebboune, désigné par un coup de force par leurs complices dans cette vente aux enchères nocturne, qui en fait la promotion sur toutes les ondes à son service, en vantant les bienfaits et la nécessité de son exploitation.

Tebboune, comme son nom l’indique, sait pourtant qu’on ne ramassera dans cette affaire que le foin qui enveloppe la graine convoitée. Inutile de s’étaler sur la dangerosité de la méthode de fracturation hydraulique, tous les experts indépendants en sont offusqués, du reste interdite par François Hollande pour préserver son pays des conséquences catastrophiques de cette imposture. Avec ses employeurs et tous les autistes qui sont monté en grade à ses côtés, il sait aussi que la menace que fait peser cette aventure irresponsable sur l’immense réservoir d’eau et l’environnement du Sahara hypothéquerait toutes les perspectives de développement en profondeur vers le Sud du pays et priverait les générations à venir de cette formidable potentialité.  

Il sait surtout que le Hirak est passé par là, avec la loi sur les hydrocarbures qui fut décriée comme un bradage de la souveraineté nationale. Il doit s’attendre au pire avec l’autorisation de l’exploitation du gaz de schiste en faveur d’un pays qui l’interdit sur son propre territoire ? Sa compagne de promotion de cette mésaventure, fébrile et sans convictions, prend la tournure d’une mise en garde, à peine voilée, à l’adresse du Hirak toujours menaçant. Car il a intérêt à capitaliser plutôt les voix en sa faveur que les Lois qui ruineraient sa réputation, illégitime et violente, prédatrice et fascisante.

Y.B.

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