Pass sanitaire : LFI, Attac, l'UNEF et la CGT rejoignent les fachos.

La théorie du fer à cheval en actes.

C'est en premier lieu le constat d'un échec politique patent : l'incapacité persistante à provoquer un mouvement suscitant une forte adhésion populaire et l'obligation subséquente de se raccrocher à , et/ou de tenter de récupérer des mouvements populaires spontanés pour masquer une dégringolade électorale continue et inexorable. Mais c'est surtout une pure trahison - vis-à-vis d'elles-mêmes, de leurs engagements et de leurs convictions - mais surtout vis-à-vis de celles et ceux que ces organisations sont censées représenter et défendre - à savoir les plus faibles qu'elles vont contribuer à mettre en danger de mort (littéralement) -  à seule fin d''une récupération  tout aussi illusoire, et sans doute même plus, que lors du mouvement des gilets jaunes que le brillantissime black bloc avait réussi à faire passer de 500 000 à 3000 personnes.

Eric Coquerel, Aurélie Trouvé, Thomas Porte et autres  peuvent bien se cacher derrière un argumentaire de lutte contre une société de contrôle, c'est bel et bien à un mouvement d'extrême droite qu'ils proposent désormais de s'agglutiner.

En effet, si un grand nombre de slogans et revendications entendus lors des manifestations de gilets jaunes pouvaient - dès le départ du mouvement - s'entendre comme des revendications politiques et sociales de gauche (même si ce n'était pas forcément le cas : la haine des élites et la démocratie direct sont communes à l'extrême gauche ET à l'extrême droite), le discours antivax et antipass porte INDISCUTABLEMENT le sceau de l'extrême droite la plus rance, de Marine Le Pen à Philippe de Villiers, en passant par Florian Philippot et Nicolas Dupont-Aignan (sans parler de l'inénarrable François Asselineau). 

En prenant le train de ce mouvement  avec un objectif STRICTEMENT politicien, ces organisations dites de gauche qui ont complètement perdu leur boussole idéologique jouent un jeu non seulement dangereux mais particulièrement dégueulasse, et in fine suicidaire.

Ce rapprochement de l'extrême gauche avec l'extrême droite, car il s'agit OBJECTIVEMENT d'un rapprochement, a une incontestable dimension historique, puisqu'il s'agit de la première fois qu'il sera explicitement formulé dans notre histoire contemporaine.

Le Berlin des années 30 n'est pas si loin.

La nuit des longs couteaux non plus.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.