Justice en France Pour empoisonnement nucléaire des populations EDF doit payer 8500 €. Pour avoir dénoncé un putschiste, 31000€

8500 € est une somme ridicule pour le géant EDF. 0,000013 % du CA 2011 égal à 65 milliards d'euros.
31000 € que doivent payer - en 4 mois - les deux blogueurs amis des Africains correspond à 500% de ce que consomment les deux blogueurs dans cette durée.
POT DE TERRE à 31 000 €, POT DE FER à 8500 €

La centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) avait procédé à un empoisonnement de l'air de la région suite à une irresponsabilité industrielle. Naturellement, la prétendue autorité de surveillance avait minimisé l'incident. Le site du Nouvel-Observateur donnait hier la nouvelle

EDF a été condamnée par la chambre correctionnelle de la cour d'appel à payer deux fois 2.000 euros pour avoir utilisé un système d'alerte inadapté et avoir tardé à intervenir sur un puisard. EDF se retrouvait devant le tribunal à l'instigation des antinucléaires à cause d'une fuite de tritium survenue le 18 janvier 2010 à Golfech.

Pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), la fuite était mineure et avait eu un impact sanitaire minime. Mais les antinucléaires voulaient mettre en accusation les règles générales de fonctionnement d'EDF.

Les deux blogueurs, en première instance ont du subir un référé pour un simple article écrit un an et demi auparavant. Si un tel référé avait été prononcé contre EDF, ce serait une somme de 130 milliards d'euros qu'aurait du payer l'entreprise en 4 mois....
Hier, la blogueuse qui n'avait même pas écrit l'article avait du apposer sur sa porte la lettre que son avocate de Bordeaux - Me Bauer - avait transmise à l'avocat du policier ONUCI plaignant - Jean-Marie Bourry. Il fallait en effet dissuader l'huissier havrais d'exécuter sa menace de saisie-vente immédiate des meubles de Julie Amadis.
En première instance le tribunal de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) avait donné raison à EDF. Il faut bien habituer les populations françaises au futur Fukushima, et il faut bien que des juges serviles agissent en défense des intérêts particuliers de l'appareil militaro-nucléaro-industriel. Il faut bien qu'agissent des juges pour mépriser les intérêts des populations et la défense de leur santé.
La Cour d'Appel a cassé en accordant 1500€ aux trois parties civiles.
Une condamnation ridiculement faible. Une piqûre de mouche sur un éléphant centenaire !
Pour les deux blogueurs, c'est le TGI d'Angoulême qui prit en charge la défense des intérêts de la Franceàfric et de l'Europeàfric et la défense de ses agents policiers et militaires sur le continent africain. L'appel a été interjeté près la Cour d'appel de Bordeaux.
Nul doute que cette prétendue "atteinte à l'intimité de la vie privée" par usage d'un vocabulaire politique "excessif" sera cassée. Si l'Etat français peut contenir en son sein un Etat mafieux Franceàfric aux activités mafieuses fascistes en Afrique - cette "Mafiafrique" que dénonçait le regretté François-Xavier Verschave avant son décès,  il n'en reste pas moins vrai que le fascisme n'est pas encore la règle générale du droit français.
Et les blogueurs ont la certitude que sera cassée cette "jurisprudence Bourry-Changeur-Janas"
Mais ils ne sont pas dupes. Et savent que ce qui est visé, c'est leur combat contre l'esclavage-Bolloré en Afrique, leur combat en faveur du SMIC pour l'Afrique, (leur lutte pour multiplier par 20 les salaires des planteurs SOCAPALM de Kienké au Cameroun - une des plantations Bolloré en Afrique) , leur combat pour le retrait des troupes d'occupation et leur dénonciation du "génocide sanitaire" qui tue trois millions de bébés africains chaque année - selon les propres chiffres du gouvernement français sur son site INED.

Les esclaves de Bolloré © Yanick Toutain


Ce qui est visé c'est leur dénonciation des crimes de l'armée française en Afrique, les crimes de LICORNE, la chanson "Hôtel Ivoire" qui dénonce les snipers légionnaires qui tuaient des manifestants pacifiques en novembre 2004.
Ce qui est visé c'est leur dénonciation du putsch Ouattara et leur soutien à la légitimité du Président Laurent Gbagbo, illégalement enlevé, séquestré et déporté à La Haye par des forces fascistes illégales.
Mais ils savent aussi que c'est la liberté d'expression de tous les citoyens et la liberté de la presse qui seront victorieuses en Cour d'Appel de Bordeaux.

 

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