Ecrire "criminel fasciste" coûte 31 000 euros, tuer un suspect en Côte d'Ivoire coûte..... du sursis ! Révolution !

HÖTEL IVOIRE Un chanson improvisée sur un crime colonialiste à Abidjan © Yanick Toutain
HÖTEL IVOIRE Un chanson improvisée sur un crime colonialiste à Abidjan © Yanick Toutain

Il coûte moins cher de tuer que d'écrire. Mais tuer est le fait des troupes d'occupation et écrire est le fait d'un commentateur du site Abidjantalk.
Il est vrai que le commentateur n'est pas un diffamateur... mais qu'il a "porté atteinte à la vie privée" du chef de la police ONUCI - Jean-Marie Bourry.

La cour d'assises de Paris a prononcé vendredi un acquittement et trois peines de prison avec sursis au procès de quatre militaires français jugés pour le meurtre en 2005 d'un Ivoirien, épilogue d'un procès hors norme entré au coeur de l'armée et de ses opérations extérieures.

"Scandaleux", "honte à la France!", ont lancé à l'énoncé du verdict des Ivoiriens présents dans la salle, avant de sortir et de se mettre des sacs plastique sur la tête.

La victime, Firmin Mahé, considéré comme un "coupeur de route", un bandit attaquant les voyageurs et les populations, avait été étouffé avec un sac plastique alors qu'il était tansporté dans un blindé français.

La cour a estimé que le geste des militaires avait "gravement porté atteinte aux valeurs de la République". Mais elle a considéré que la "situation exceptionnelle" à laquelle ils étaient confrontés était "de nature à atténuer leur responsabilité". (Libération)

"ROULEZ DOUCEMENT"
en langage militaire
VEUT DIRE "BUTEZ-LE"

C’est dans ce contexte qu’ils avaient mis la main le 13 mai sur Firmin Mahé, près de Bangolo (ouest). Repéré le matin et blessé par balle, il s’était enfui et avait été retrouvé en fin de journée, puis transporté dans un véhicule blindé français vers la ville de Man. Il avait été tué en route.

Le colonel Burgaud, qui avait d’abord nié toute responsabilité, a reconnu avoir transmis à l’adjudant-chef Raugel l’ordre que Mahé n’arrive pas vivant à destination. Il affirme avoir lui-même tenu cet ordre implicite du général Henri Poncet, son supérieur, qui lui aurait dit « roulez doucement… vous m’avez compris ».

Mais le général a démenti et bénéficié d’un non-lieu.

Après la masquarade de justice à Angoulême (31 000 euros payables en quatre mois pour la copie d'un commentaire politique vieux de presque deux ans) voici une nouvelle masquarade de justice. Cette fois-ci à Paris.
Ce sont deux véritables putsches judiciaires. Deux coups d'Etat contre les valeurs démocratiques. Les assassins de la Franceàfric et leurs complices infiltrés dans les tribunaux se moquent ouvertement du droit, des Français, des Ivoiriens, des Africains.
L'esclave peut être assassiné quand le maître le décide :

LE CODE NOIR DE LOUIS 14 S'APPLIQUE EN CÔTE D'IVOIRE !

Le colonel Eric Burgaud, qui avait transmis l'ordre de tuer Mahé, a été condamné à cinq ans avec sursis, alors que cinq ans ferme avaient été requis par l'accusation. "(...) L'adjudant-chef Guy Raugel, qui avait tué Mahé, sur ordre, a lui été condamné à quatre ans avec sursis. Cinq ans dont trois ferme avaient été requis. (...)  La cour a enfin condamné à un an avec sursis le brigadier-chef Johannes Schnier, qui maintenait Mahé, et a acquitté le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, qui conduisait le véhicule. Son avocat, Eric Morain, a dit avoir l'intention de demander sa réintégration dans l'armée.

Les militaires appartenaient à la force française Licorne déployée en soutien de l'ONU en Côte d'Ivoire. Ils étaient chargés de surveiller la "zone de confiance", entre le nord tenu par la rébellion et le sud loyaliste.

Les Ivoiriens et les Français honnêtes se souviennent de quel façon des snipers avaient tué des manifestants ivoiriens en novembre 2004. C'étaient les assassins de Licorne.
Des habitudes criminelles difficile à perdre !!!
La Franceàfric des tribunaux passera elle aussi du banc des juges au banc des inculpés !!!
NUL DOUTE QUE CEUX-LA SERONT EXTRADES A ABIDJAN,
POUR LE NUREMBERG DE L'AFRIQUE !!

 

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