1973-1979 Le seul et unique parti communiste ayant existé en France s'appela Ligue Communiste (FCR) Révolutionnaire

 

Livre paru en 1972 aux éditions François Maspero/poche rouge.

Un lecteur de Médiapart écrit :

Le PCF, comme les autres PC, a abandonné la révolution socialiste depuis longtemps

ce qui laisserait supposer l'abandon de quelque chose possédé ou envisagé.
Mais, en France, il n'y eu JAMAIS de PC !
Le seul parti ayant une taille de parti, un fonctionnement démocratique et un volonté claire de ses militants de renverser le système capitaliste exista de 1973 à 1979.
Le critère de taille, de fonctionnement démocratique ou de but révolutionnaire manque à tous les autres.
On pourrait même dater au 22 juin 1973 le commencement du parti révolutionnaire commmuniste en France. Ce qui existait le 20 juin était une organisation radicale formoisie élitiste à vocation guérilleriste.
Signalons à ce propos que l'attaque parisienne était un changement de ligne : la clique guerillero-terroriste de Bensaid avait envisagé le Massif Central comme lieu premier de la construction de la première zone libérée française.
J'attends depuis des décennies que ce bulletin militant ressorte des archives pour montrer le degré d'imbécillité de ces gugusses. Et voir la signature (Etait-ce Ségur ? un autre ? ma mémoire est faible !)

Concernant le parti stalino-fasciste PCF (un parti qui était aussi la stucture de protection et d'hébergement des meurtriers Gépéou de passage en France), il fut précédé par deux minuscules structures avant 1920.
Il devint un parti formois-bourgeois en 1920.
Puis un parti formois-bourgeois-stalinisé quand sa ligne politique était conforme aux intérêts de la formoisie et surtout de la bureaucratie formoise russe.
A partir de 1936 et son soutien à un gouvernement colonialiste (un gouvernement dont l'armée occupe des zones sous esclavage salarié), le PCF est devenu un parti stalinien-formois-bourgeois colonialiste
Peu à peu l'ordre s'est modifié.
A partir de 1981, les intérêts de la bourgeoisie colonialiste passent devant les intérêts de la formoisie locale : Il ne s'agit plus de défendre le mécanicien en respectant le système capitaliste mais de défendre les bénéfices de Bolloré en ne soulevant pas de vague parmi les travailleurs pauvres..... en préservant les intérêts de la formoisie moyenne (à bac +2). Ceux-ci ont un taux de chômage de 6% quand les sans-diplômes sont 20% et plus....
Après 1989, le PCF devient un parti bourgeois colonialiste-formois..... Les Georges Marchais and co peuvent mourir tranquille ; leurs successeurs n'auront plus le train de vie qui fut le leur dans leurs vacances en dictature stalino-fascistes.
Un Robert Hue montra la voix du recyclage : "à droite toute !"

Robert Hue1, né le 19 octobre 1946 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise), est un homme politique français. secrétaire général (1994-2001), puis président (2001-2003) du Parti communiste français, il est actuellement sénateur du Val-d'Oise et président du Mouvement unitaire progressiste (MUP), proche de la majorité socialiste.(wiki)

13 sept. 2012 – Il rejoint le groupe RDSE, composé majoritairement de radicaux de gauche, par «cohérence». Hue avait soutenu Hollande en mai dernier.(libé)

Quant à la légende du PCF terroriste libérateur de la France, les Historiens de l'avenir montreront que ce type de "lutte armée" loin de favoriser la victoire ne fait que solidifier les rangs de l'adversaire et consiste en un appui au camp que l'on prétend combattre : Mandela et les crypto-stalino-fascistes de l'ANC aidèrent pendant des années le régime à se maintenir grâce à leur lutte armée. La première phase des 2 attaques de Castro furent des désastres humains et politiques. La première phase terroriste de la révolution algérienne fut un désastre absolu. Et ne parlons pas des crétins formois en Allemagne et en Italie dans les années 70.
La "résistance" PCF n'eut aucun effet libérateur sur les nazis : chaque soldat allemand mort incitait 10 autres soldats à NE PAS TENTER DE CONSTRUIRE UN RESEAU DE RESISTANCE.
Au contraire, le magnifique travail des trotskystes de Brest aurait pu permettre une dislocation de toute l'armée allemande dès 1943 s'il avait été généralisé.....
Les nazis ne s'y trompèrent pas qui assssinèrent en urgence tous les membres du réseaux interne.
Mais les stalino-fascistes actuels étouffent encore ces souvenirs.
Il faudra que le PCF disparaisse de la scène politique pour tous ceux-là réapparaissent dans les mémoires.
Ce wikipédia consacré à Yves Bodénez montre que ce PCF de l'époque était un groupe terroriste anti-léniniste mais aussi, un groupe réformiste pro-bourgeois qui travaillait à user le mouvement populaire dans des aventures suicidaires et qui prolongèrent la durée de la guerre.Yves Bodénez
Travail avec les soldats allemands

Les militants du POI ont la quasi-certitude que la guerre débouchera sur la Révolution, tout particulièrement en Allemagne. Il n’est donc pas question d’accepter le mot d’ordre nationaliste du Parti communiste français, « À chacun son Boche », mais bien plutôt celui plus marxiste de « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » 8. Dès octobre 1942, Yves Bodénez et son groupe se doutent qu’il y a, dans la région de Brest, des Allemands anti-nazis, dont beaucoup sont originaires de Hambourg, autre ville portuaire, connue pour son mouvement ouvrier9. Mais c’est vers mars 1943, à l’arrivée de Robert Cruau, dit Max ou Pleton, qui avait dû fuir Nantes où il était recherché7, qu’il devient possible d’engager des contacts sérieux avec les soldats10. Postier d'à peine vingt ans, parlant allemand et très militant, Robert Cruau s'installe près des arsenaux, où se concentrent ouvriers français et soldats allemands11. Par l’intermédiaire de son collègue Gérard Trévien à l’Arsenal, Yves Bodénez rejoint le groupe de Robert Cruau. Yves Bodénez et Robert Cruau seront responsables du POI pour la Bretagne. Robert Cruau dirige le groupe dit de « travail parmi les soldats allemands » : les militants du POI sont chargés de distribuer des tracts, de recruter les « internationalistes » qui se dissimulent sous l'uniforme de la Wehrmacht et de diffuser le journal clandestin « Arbeiter und Soldat »11, publié à Paris.

Le groupe des trotskistes brestois

Des militants de divers points de France agissent pour que ce journal parvienne à des soldats allemands. Mais c’est seulement à Brest qu’il y aura un début d’organisation12. Robert Cruau dispose d'un groupe solide, dont les membres ont entre dix-neuf et vingt-cinq ans (les frères nantais Georges et Henri Berthomé, André Darley, Marguerite Métayer, Eliane Ronel, Anne Kervella, Gérard Trévien et Yves Bodénez). Plusieurs sont réfractaires au Service du travail obligatoire (STO). André Calvès, dit Ned, né à Brest en 1920, marin puis ouvrier, autodidacte brillant et intelligent, milite à leurs côtés. Il se sent proche de Cruau et de ses camarades11. Tous sont d’accord sur quelques points :

  1. Cette guerre est une guerre impérialiste pour un nouveau partage du monde.
  2. Le nazisme signifie l’esclavage pour tous les peuples d’Europe y compris le peuple allemand, même s’il y a une hiérarchie parmi les esclaves.
  3. De Gaulle représente une alternative possible pour la bourgeoisie française. Le mouvement de lutte contre l’occupation n’a absolument pas intérêt à se lier à ses directives.
  4. L’URSS demeure un État ouvrier dégénéré. Tous les pactes de Staline ne peuvent effacer l’antagonisme fondamental qui l’oppose au capitalisme. Le pacte germano-soviétique ne durera pas longtemps13.

Les soldats allemands antinazis

Au début de septembre 1943, le groupe aurait réussi à enrôler 27 soldats allemands7 (notamment de la DCA ainsi que deux marins et un de l'Organisation Todt) qui partagent avec lui l'essentiel : un attachement de principe à l'internationalisme prolétarien et une haine farouche du nazisme. L’un d’eux, Heinz, se sert du cachet de l’Organisation Todt afin de truquer les cartes de travail de ceux qui doivent partir au STO14. Des soldats allemands fournissent les militants français en Ausweis12, préviennent les jeunes ouvriers lors de rafles ou les laissent passer lorsqu'ils sont censés les arrêter15. Il y a même, à Brest, une feuille écrite par des soldats allemands gagnés à la IVe Internationale : « Zeitung für Arbeiter und Soldat im Westen »16, tirée à 150 exemplaires7. Le journal La Vérité rapporte dans son numéro du 15 octobre 194317 : « À Kerhuon, le 6 août, des soldats allemands ont traversé le bourg en chantant l'Internationale »15.

Réaction de la Gestapo

Les trotskistes du POI n'ignorent pas que la tâche est délicate, périlleuse et fatale en cas d'erreur. Or, si l'armée allemande n'aime pas la propagande défaitiste qui sape le moral des troupes et discrédite la hiérarchie, elle aime encore moins que ses soldats s'enrôlent dans des cellules trotskistes et diffusent des pamphlets révolutionnaires11. «Faire de la propagande à des soldats allemands est le plus grand crime !» - phrase d’un officier de la Gestapo prononcée au cours des interrogatoires, rapportée par une sympathisante libérée de la prison de Rennes14. La Gestapo intervient donc en infiltrant un informateur parmi les soldats de Brest (ou bien en « retournant » l'un d'entre eux sous la menace)18, Konrad Leplow19. En octobre 1943, une rafle décime le groupe11 : une quinzaine de militants sont arrêtés au moyen de trois souricières. Robert Cruau tente de s'enfuir. Abattu par la Feldgendarmerie, il meurt sans soins en prison. Les autres Français sont torturés puis déportés. Quatre ne reviendront pas des camps: Georges Berthomé, André Le Floch, Albert Goavec et Yves Bodénez18. Quant aux soldats allemands, une douzaine ou une quinzaine d’entre eux (dont probablement Heinz) auraient été arrêtés et exécutés14. Mais, en octobre 1943, la police allemande n'a pas fait que démanteler le « groupe breton ». Elle est remontée plus haut et a frappé au sommet du POI11.

Arrestation et déportation

Yves Bodénez est arrêté le 6 octobre 1943 à Brest. Konrad ignore son adresse à Kerhuon, il ne l’a vu qu’une fois mais le reconnait rue de Siam. Yves est emprisonné à Rennes du 7 octobre 1943 au 14 janvier 1944. Il séjourne au camp de Compiègne (Oise) du 15 au 21 janvier 1944, d’où il partira à destination du camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), par le convoi du 22 janvier 1944. Il arrive à Buchenwald le 24 janvier 1944, puis à Dora (Allemagne) le 16 février 1944, où il porte le matricule 42.420. Affecté au Kommando Heckbau-Mittelwerk-Sawasky, il travaille comme électricien dans le tunnel où sont construites les armes secrètes V1 et V2. Il contracte une pleurésie le 1er mars, après avoir passé la nuit dehors pour une «désinfection», puis entre à l’hôpital du camp le 8 mars, où il sera tué le 11 mars par un kapo tchèque (la date officielle de son décès est le 23 mars 1944). Ses derniers jours seront relatés par son camarade Gérard Trévien, déporté avec lui à Dora, dont il reviendra en 194520.

Souvenir

Cet épisode, absolument unique21 dans les annales de la Résistance en France, a été largement passé sous silence21. D'une part, les militants trotskistes ont été décimés ; d'autre part, le PCF, premier parti de France à la Libération, les qualifiait de « hitléro-trotskystes » et il était selon lui impossible qu'ils aient fait de la résistance21.

La principale source André Calvès, J’ai essayé de comprendre, Mémoires : 1re partie : 1920-1950, mai 1993 [lire en ligne] (Une première version a été publiée sous le titre Sans bottes ni médailles – Un trotskyste breton dans la guerre, Éditions La Brèche, Paris 1984)

Cette technique stalinienne de la "lutte armée éreintante et inefficace"  fut utilisée en Libye récemment : proclamer un CNT et passer à la lutte armée. Elle a été utilisée en Syrie : aux mobilisations essentiellement pacifiques ont succédé des luttes de guérillas.
Toutes tactiques dont l'usage est intrinsèquement une défaite.
L'histoire montrera que la victoire à Cuba fut l'inverse exact de ces impostures staliniennes.  Et que les guerres défensives de libération comme en Guinée-Bissau étaient une composante d'une guerre essentiellement psychologique : les écrits de Amilcar Cabral sur le suicide de la petite-bourgeoisie intellectuelle sont aux antipodes des foutaises de Maurice Thorez ou de Fidel Castro !

Sur le destin du seul parti communiste ayant existé en France (la LC-FCR-LCR de 1973 à 1979 j'ai largement écrit ailleurs. J'y reviendrai un jour sur la question des classes sociales (et des couches de la formoisie) à la manœuvre à l'époque.
Il faudra en particulier analyser le caractère égalitariste, proto-égalitariste et anti-égalitariste des militants de cette organisation.
Cela entrainera de grandes difficultés compte-tenu du fait que les militants proto-égalitaristes dont j'étais n'avaient pas conscience de l'importance stratégique de cette question.
Il faudra retrouver un article écrit peu avant dans la revue 4° Internationale par un militant posant l'intelligente question de ce que sera le niveau des salaires en France après que la révolution aura vaincu simultanément au Maroc et en France.
Il me fallu plus de 20 ans pour comprendre cette question et trouver la réponse.

 

COMPLEMENT : WIKI

Yves Bodénez

« Je suis l’élément conscient d’un processus inconscient » Yves Bodénez1

Yves François Bodénez, né le 15 novembre 1921 au Relecq-Kerhuon, près de Brest (Finistère) et mort en déportation en mars 1944 à Dora (Nordhausen, Allemagne), est un militant trotskiste.

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