Mali-Franceàfric-ONUàfric-bourgeoisie esclavagiste (2): Mes commentaires à propos du scandaleux article de Thomas Cantaloube

" Pourquoi vous envoyez nos hommes se faire tuer,
sans équipements et sans munitions.
Si c'est ainsi, qu'on nous ramène nos hommes !".
C'est le témoignage énergique de l'une des femmes
qui participait à la manifestation qui a gagné
la capitale malienne après Kati
toute la journée du jeudi 2 février. "
(Journal du Mali 3/2/2012 cd infra)

Chose plus surprenante, les jeunes diplômés,
les militants anti-corruption et les réformateurs de tous acabits,
des gens que l’on classerait à
dans la plupart des pays occidentaux,
se sont pour la plupart félicités de ce coup d’État militaire,
en parlant, comme un jeune entrepreneur,
d’une « bouffée d’air frais ».

Propos quasi raciste de l'envoyé spécial de Medipart Thomas Cantaloube

A un lecteur qui s'interrogeait sur l'absence de femmes dans le deuxième article de Thomas Cantaloube envoyé "spécial" de Mediapart au Mali, voici ma réponse (enrichie par rapport au commentaire initial)

Vous demandez "où sont les femmes ?"
Vous auriez pu demander "Où sont les Maliens et les Maliennes intelligentes ?"
Le journaliste Tintin Thomas Cantaloube ne fait que nous présenter des imbéciles. Il est donc logique que les femmes soient absentes !
Pas de parti SADI dans cet article partial ! Pas de MP22 ! Pas de COPAM ! La gauche malienne a disparu ! La bonne vieille technique de l'impérialisme présentant les Africains comme des crétins !
Où est passé Oumar Mariko ? Pour les fascistes de la Sécurité d'Etat qui l'ont enlevé, pour la Gestapo-franceàfric il a davantage d'existence que pour l'envoyé spécial de Mediatroupeaufranceàfric !!!
Entre le vieillard sénile qui regrette le bon temps des colonies et le jeune loup Moussa Mara que la Franceàfric, Europeàfric et USAfric rêveraient de pouvoir être adoubé.... il n'y aurait que des imbéciles au Mali.... pour Tintin qui ose écrire :

Chose plus surprenante, les jeunes diplômés, les militants anti-corruption et les réformateurs de tous acabits, des gens que l’on classerait à gauche dans la plupart des pays occidentaux, se sont pour la plupart félicités de ce coup d’État militaire, en parlant, comme un jeune entrepreneur, d’une « bouffée d’air frais ».

Seuls sont surpris les ignorants !!!

Quand les Maliens progressistes soutiennent un prétendu "Coup d'Etat", ils sont présentés comme des crétins incapables de comprendre que Crisis International, le Conseil de Sécurité et Thomas Cantaloube leur ont tracé un avenir tout net : une OUATTARISATION du Mali prévue dès la demande du financement de Ançar Eddine par le Qatar et leur attaque conjointe d'Aguel Hoc les 17,18 et 24 janvier....
Les femmes, ce sont elles qui sont à l'origine de la Révolution Malienne de mars 2012. Il suffisait de lire Wikipédia pour comprendre que le prétendu Coup d'Etat est le moyen d'arrêter la complicité de ATT, le président Franceàfric qui coordonnait l'invasion du Mali.

WIKIPEDIA
"L'armée malienne est engagée depuis le 17 janvier 2012 dans une guerre dans le Nord du pays contre les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad et contre les djihadistes d'Ançar Dine. L'armée subit plusieurs revers, elle souffre d'un manque de moyens par rapport aux Touaregs qui bénéficient d'un important matériel et d'armes lourdes récupérées suite à la chute de Kadhafi en 20115. Le moral des troupes est au plus bas, les officiers supérieurs sont soupçonnés de népotisme, de favoritisme et de corruption, de détourner l'argent destiné à l'équipement militaire6 alors que le salaire d'un soldat de base est de 40 000 francs CFA (60 euros) par mois7. Fin janvier et début février, des manifestations de femmes de militaires réclament des « munitions pour leurs hommes »8,9. À un mois d'échéance des élections présidentielles, l'autorité du président de la république Amadou Toumani Touré qui a annoncé qu'il ne se représenterait pas est remise en cause10."

Je vais donc poursuivre la publication de mon article d'hier Mali-Franceàfric-ONUàfric-bourgeoisie esclavagiste: Mes commentaires à propos du scandaleux article de Thomas Cantaloube
.... par un nouvel article donnant la PAROLE AUX FEMMES QUI ONT FAIT LA REVOLUTION MALIENNE DE MARS 2012 !
Mon but n'est pas de faire campagne ni pour les élections présidentielles à l'ivoirienne que la bourgeoisie esclavagiste a prévu pour le Mali, dans le but de disposer d'un pouvoir "légitime" pour ECRASER LA GAUCHE MALIENNE ni, et encore moins, pour rouler pour le candidat de Mediatroupeaufranceàfric dont Tintin Thomas Cantaloube est devenu le porte-parole.

Mali-Franceàfric-ONUàfric-bourgeoisie esclavagiste (2): Mes commentaires à propos du scandaleux article de Thomas Cantaloube

Il suffisait d'aller consulter les archives !


JOURNAL DU MALI 3 février 2012

lles ont parlé à ATT Par MDD - 03/02/2012 Elles ce sont les femmes des camps de Kati, les épouses des soldats tués au Nord. Elles réclament plus de moyens et de sécurité pour leurs hommes.

© google

  • Bamako, jeudi 2 février, aux abord du Musée National

" Pourquoi vous envoyez nos hommes se faire tuer, sans équipements et sans munitions. Si c'est ainsi, qu'on nous ramène nos hommes !". C'est le témoignage énergique de l'une des femmes qui participait à la manifestation qui a gagné la capitale malienne après Kati toute la journée du jeudi 2 février.

Ils étaient ainsi plusieurs centaines de manifestants à avoir pris d'assaut la capitale. Parmi eux, des femmes, des jeunes très en colère venus pour casser et exiger le départ d'ATT. Et ils ont cassé, mais d'après un témoin, il y aurait eu plus peur que de mal bien que la psychose ait très vite gagné Bamako alors que beaucoup appelaient à la prudence. De nombreux commerces et banques ont fermé alors que les femmes de Kati se dirigeaient vers la présidence ou ATT les a finalement reçu en début d'après midi.

Un petite groupe a pu pénétrer dans la salle d'audience de Koulouba. Conduites par Mme Coulibaly Oumou, elles ont fait part de leur doléances au chef de l'état. A savoir, dans quelles conditions leurs hommes ont-ils été tués dans les attaques du Nord ? Comment ont-ils été attaqués? Pourquoi le silence des autorités sur les corps ? Et pourquoi sont-ils envoyés au front sans équipements et sans munitions ? Autant de revendications qui trahissent le manque de communication au sommet. Après une demi-heure d'entretien avec le chef de l'état, ces femmes sont ressorties un peu plus apaisées. "Il nous a promis de tout faire pour renforcer le dispositif sécuritaire en dotant l'armée de plus de moyens. Il nous a assuré avoir envoyé un renfort d'hélicoptères pour appuyer les troupes au sole". Pour cette femme qui a perdu son mari tombé sur le champ de l’honneur : «ATT doit dire la vérité aux Maliens. Nous sommes fatigués par son jeu de cache-cache. Nous nous attendions à ce qu’il fasse la lumière sur le carnage d’Aguel’Hoc et ailleurs. Rien de tout cela ».

L'Armée Malienne remise en question
Jeudi, en solidarité avec les femmes de Bamako, d'autres femmes ont marché à Ségou, ville située à 200 kilomètres de Bamako. Elles ont exigé que la lumière soit faite sur le sort de leurs époux, et qu'une liste des noms des hommes qui ont été tués, soit publiée. Une manière de montrer qu'elles ne lâcheront pas le mouvement, si leurs doléances n'étaient pas écoutées. " Ce qu'il faut savoir, c'est que ces hommes envoyés au Nord ne sont pas équipés et pas assez formés pour faire face à des attaques rebelles et à des mouvements soudains. Or dans l'armée, vous devez avoir un réseau d'informations efficace, une logistique maîtrisée, les troupes au sol doivent impérativement localiser les mouvements au sol grâce à d'autres sources. Ce n'est pas le cas dans notre armée, en tout cas pour les détachements du Nord. Par ailleurs, il n'y a pas de vrai hiérarchie militaire au Nord, les officiers supérieurs et commandants sont pour la plupart tous à Bamako. Et les plus inexpérimentés vont au Nord", nous explique cet éditorialiste Malien.

Remaniement express
Après cette folle journée, le président Malien a procédé à un mini remaniement ministériel en permutant les ministres de la Défense et de la Protection Civile. Une mesure sans doute destinée à calmer les esprits. Au même moment, le ministre des Affaires Etrangères tente de négocier avec les rebelles à Alger. Mais le Général Sadio Gassama que l'on dit ardu à la tâche et bénéficiant d'un grand respect au sein des forces armées, sera t-il plus efficace que Natié Pléah dans la gestion de cette crise ? Car la question qui se pose véritablement, c'est le renforcement de l'Armée Malienne confrontée à la rébellion, à la menace sécuritaire et à un manque de moyens. Fêtée, le 20 janvier dernier, cette armée aux prises avec la rébellion touarègue a bien du mal à assurer l'intégrité du territoire national et la sécurité des biens et des personnes.

RFI DU 22 MARS MONTRAIT LE POIDS
DES FEMMES ET DES JEUNES
DANS LE PROCESSUS de la
Révolution Malienne de mars 2012


Au Mali, la rébellion d'une partie de l'armée était prévisible

Des soldats maliens dans les rues de Bamako, le 21 mars 2012.

Des soldats maliens dans les rues de Bamako, le 21 mars 2012.

AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Par RFI

Une grande incertitude règne à Bamako dans cette nuit du mercredi au jeudi 22 mars après la mutinerie, déclenchée dans la journée. Pendant la soirée de mercredi les militaires ont pénétré dans le palais présidentiel de Koulouba après quelques heures d'échange de tirs autour du bâtiment, dont une partie était en flammes. Peu après 23 heures, la télévision nationale qui avait cessé d'émettre depuis le milieu de l'après midi, a repris ses programmes en annonçant une déclaration des militaires. On ignore où se trouve le Président Amadou Toumani Touré. Le mécontentement de l’armée était prévisible. Explications.

Le mécontentement d'une partie de l'armée malienne n'est pas une surprise. Depuis plusieurs semaines, la difficulté rencontrée par les militaires maliens face aux Touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) avait rendu fébriles les hommes de terrain (et même de nombreux gradés).

Les combats entre l'armée malienne et les rebelles du MNLA ont commencé mi-janvier 2012, et très vite le malaise a été perceptible. Quoiqu'en disent les autorités maliennes et la presse locale, le moral des troupes est très vite tombé au plus bas sur le terrain dans le nord, face aux attaques meurtrières des Touaregs.

Manifestation de jeunes de Kati

Après l'attaque d'Agueloc et le coup de feu terrible des rebelles contre les forces loyalistes, les soldats maliens sont restés ébranlés. Leurs familles aussi : fin janvier, les femmes de militaires avaient organisé une marche. Elles avaient d'ailleurs été reçues par le président.

Bouleversées par le sort réservé à leurs maris et leurs fils, ces femmes dénoncent le manque de moyens et de munitions, et réclament un soutien financier pour les familles des militaires morts au combat.

Il ya quelques jours encore, des jeunes de Kati ont manifesté dans la rue et ont convergé vers le palais de Koulouba. Ils ont été très vite maîtrisés.

Les plus valeureux se plaignent des déserteurs

Selon nos informations, la grogne atteint le plus haut niveau de l'état-major malien, qui s'est délocalisé à Gao pour être au plus près de la base et de la zone de combat. Le chef d'état-major des armées, le général Gabriel Poudiougou, a été rappelé à Bamako le 30 janvier. Il a relaté au chef de l'Etat le mécontentement de ses hommes, qui veulent plus de moyens pour poursuivre la lutte contre les rebelles et reprendre le terrain perdu au nord du pays.

Des militaires rencontrés à Gao disent expressément ne plus avoir le moral. Les plus valeureux se plaignent de ceux qui abandonnent le front et qui, pour certains d’entre eux, désertent l’armée.

A la suite de la prise de Tessalit par le MNLA la semaine dernière, une centaine de militaires maliens ont été rapatriés par l'Algérie sur Bamako. A leur arrivée dans la capitale, le général Poudiougou les a accueillis froidement, en leur enjoignant de rejoindre immédiatement le QG à Gao, faute de quoi ils seraient radiés de l'armée.

Moyens très importants déployés en janvier

Le commandement donne des explications qui n'en sont pas : à titre d’exemple, le colonel El Hadji Ag Gamou a parlé de présence de mines pour justifier le repli des troupes autour du camp d'Amachah à Tessalit. Or, selon des militaires à Gao, il n'y a jamais eu mines dans ce secteur.

L’armée malienne avait déployé dès le début janvier des moyens très importants sur Gao et dans la région de Tessalit pour faire face aux velléités de combats du MNLA : moyens terrestres, blindés, moyens aériens, hélicoptères, avions, MIG-24 et 25.

Et surtout, deux colonels aguerris au terrain hostile du nord du Mali. A savoir le Touareg El Hadji Ag Gamou et l'Arabe Ould Meidou, deux stratèges du nord qui ont avec eux des miliciens connaissant parfaitement le terrain et l'ennemi.

Incontestablement un grand malaise dans l'armée

Qu’à cela ne tienne, tout ne s’est pas passé comme prévu. Très vite, l'armée a été obligée de changer de stratégie et de communication. Officiellement, tout va bien sur le terrain, l'armée progresse et mate le MNLA.

Certes, ces informations sont de bonne guerre. Mais au lieu de regonfler le moral des troupes, elles l'affaiblissent. Les soldats se sentent abandonnés par leur hiérarchie et par le palais présidentiel de Koulouba.

L'armée malienne doit aussi gérer la frustration de soldats sudistes, qui se retrouvent sous les ordres d'officiers originaires du nord. Il s’agit parfois d’anciens rebelles ; les liens hiérarchiques ne sont donc pas toujours faciles à accepter.

Il y a aujourd’hui incontestablement un grand malaise dans l’armée malienne, qui avait pourtant su se distinguer sur d'autres terrains d'opérations en Afrique par le passé.

 

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