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Billet de blog 28 août 2014

Le Républicain Lorrain ou le journalisme paranormal.

Dans son édition du 21 août, le quotidien régional Le Républicain Lorrain , qui est en situation de monopole de l'information locale dans une partie de l'Est de la France, annonçait sur son site Internet, vidéo à l'appui, une grande enquête à paraître dans son édition du lendemain. Le sujet ? Des événements paranormaux qui se seraient produits dans la nuit du mercredi 20 août.

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Dans son édition du 21 août, le quotidien régional Le Républicain Lorrain , qui est en situation de monopole de l'information locale dans une partie de l'Est de la France, annonçait sur son site Internet, vidéo à l'appui, une grande enquête à paraître dans son édition du lendemain. Le sujet ? Des événements paranormaux qui se seraient produits dans la nuit du mercredi 20 août. Un couple de retraités de la commune d'Amnéville a vu sa maison mise à sac par ce que le journal appelle d'emblée Poltergeists, ou Esprits Frappeurs.

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Voilà qui tombait fort à propos, puisque  le même journal avait débuté quelques temps plus tôt,  le 19 juillet, une série d'été sur «L' Etrange près de chez vous » avec un cas, ça tombe bien, de maison hantée en Belgique en 1993.« Des faits toujours inexpliqués » et authentifiés par un professeur d'université,  bien entendu,.. Et par la suite, pour occuper l'été, il s'en est passé de bien belles dans les colonnes du Républicain Lorrain grâce à cette série effectivement « étrange » : Jeanne d'Arc n'est pas morte sur le bûcher mais a vécu à Jaulny ; le château de Lunéville est victime d'une malédiction incendiaire ;  Gilberte a vu 33 fois la Vierge ;  et pour finir des blocs de granit ont été empilés dans le Vosges (sans que l'on ne voie très bien ce que cela a d' « étrange »).

La concordance des temps était parfaite, puisque la série d'été prenait fin le 21 août avec ces pierres inexpliquées, et le soir même l'affaire d'Amnéville pouvait prendre le relais. Les esprits avaient été bien préparés, on hésite même à écrire qu'ils ont été bien « frappés »...

Donc, spectacle de désolation et de dévastation dans les colonnes du journal ce vendredi 22 août.  Le couple concerné fait visiter sa maison dont le sol est jonché de débris, donnant l'impression qu « un ouragan a littéralement dévasté les 100 m2 du pavillon des époux amnévillois ». Pots de confitures qui commencent à tomber au sol, puis objets qui se déplacent avant de se crasher par terre. Une poupée est retrouvée décapitée, et téléphone et coussins sont projetés dans les dos – même si les événements ont aussi l'air de surtout se produire à chaque fois dans un pièce dans laquelle personne ne se trouve, les Poltergeists sont des êtres timides et cachottiers.  Et dehors, dans le jardin, c'est encore pire.

D'emblée, la journaliste Delphine Dematte avance sans hésiter dans un encadré  l'hypothèse conforme à la ligné éditoriale estivale du journal  : « Et si c'était un poltergeist ? . Un autre encadré présente les indispensables et attendus témoignages. Une voisine aurait même vu des fleurs artificielles sortir de leur pot et venir dans sa direction alors qu'elle tentait de prendre des photos... qu'elle n'a pas prises [ce qui est dommage]. Mais en fait, le témoignage vient de la famille elle-même, et non de la voisine en question - c'est le beau-frère qui nous dit ce que la voisine a vu. De même, ce que les policiers d'Hagondange ont pu voir apparaît dans le journal à nouveau à travers le témoignage du beau-frère, et pas des policiers eux-mêmes :  les journalistes du Républicain Lorrain n'ont sans doute pas eu le temps de recouper les informations avant de publier leur papier, et n'ont visiblement pas trouvé le temps depuis. Par ailleurs, au-delà de l'appareil photo de la voisine, les Poltergeists d'Amnéville « apparaissent » plus rétifs à l'enregistrement d'images que ceux du célèbre film de Tobe Hooper, puisque malgré les efforts entrepris, personne n'a pu filmer une seule scène lors des quelques heures qu'aurait duré l'opération.

D'autres anomalies du comportement des Poltergeists n'ont pas l'air non plus d'éveiller la curiosité de la journaliste, qui ne remarque pas que, par exemple, les Esprits Frappeurs ne sont ni très grands ni très forts : les objets lourds du type armoire ou canapé n'ont pas été déplacés, pas plus que les petits objets en hauteur. Existerait-t-il des Enfants Farceurs parmi les Esprits Frappeurs ?

Une autre information que l'on apprend au détour de l'article n'interpelle pas non plus l'enquêtrice du quotidien régional : le couple victime apparaît comme psychologiquement fragilisé à propos de leur lieu d'habitation. En effet, ce couple fait partie de ces lorrains qui ont dû déménager de leur première résidence du fait d'importants dégâts miniers : «  Ça fait quatorze ans que l’on a fait construire ici. Nous sommes des sinistrés de Moyeuvre-Grande. Nous avons déjà été expulsés de notre maison il y a une petite vingtaine d’années ! Je ne veux pas que ça arrive ici… ».

Et il semble vraiment que les Poltergeists complaisants frappent à un endroit particulièrement « prédisposé », puisque le couple avait fait bénir sa nouvelle maison par un prêtre, comme si il craignait que quelque chose ne lui arrive...

La suite relève de l'habituel spectacle médiatique et de son mécanisme bien rôdé. Le lendemain, le Républicain Lorrain rapporte que, ô surprise, les curieux défilent sur place pour voir tout ça de leurs propres yeux, ce qui donne l'occasion d'un nouvel article sur le phénomène autour du phénomène. Une curiosité cependant sévèrement réprouvée par l'auteure de l'article initial, qui prévient en titre le lendemain encore qu'il faut « éviter les vautours », et qu'il est dommage qu'il y ait autant de badauds sur place alors que le couple n'aspire qu'à retrouver le calme et la tranquillité. C'est vrai qu'elle n'y est pour rien, elle,  Delphine Dematte, dans cette renommée soudaine du 5 rue du Général Kellerman et dans la popularité de l'idée selon laquelle une maison y serait hantée...

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Le 23 août toujours, le journal poursuit ses recherches et continue de proposer une information de qualité à ses lecteurs. Ainsi, il offre un nouvel éclairage sur l'affaire en publiant une interview d'un « chasseur de fantômes » de la région. Celui-ci « croît [sic] en l'incursion des âmes perdues dans le monde des vivants » et est particulièrement bien placé pour approfondir la compréhension des événements d'Amnéville puisque sa vocation de « ghostbuster » lui est venue en regardant de nombreux films d'horreurs. Un expert, donc. L'article est signé d'un autre journaliste de la rédaction, Thierry Fedrigo. Ainsi, entre d'une part Amnéville - ou « AmnEVIL » comme certains l'appellent déjà avec humour – et d'autre part la série sur l'Etrange, c'est une bonne partie de la rédaction qui aura été mobilisée par le paranormal cet été. Un vrai choix éditorial semble-t-il.

Enfin, le 25 (sur le site) et le 26 août (dans l'édition papier), le Républicain Lorrain sait prendre de la distance critique et faire un vrai travail de journalisme d'investigation, puisqu'il ose avancer en titre qu'il faut « vérifier toutes les hypothèses ». Bonne idée, tiens, pour des professionnels de l'information. Mais n'aurait-il pas fallu le faire AVANT d'avancer noir sur blanc l'hypothèse du Poltergeist sans en évoquer aucune autre ? Mais là encore, cette prise de distance critique se fait de manière pour le coup bien « étrange », puisque le spécialiste convoqué pour éclairer l'affaire d'Amnéville  n'est pas un sceptique, un zététicien ou un membre de l'AFIS quelconque, mais n'est autre que... Yves Lignon, un promoteur du paranormal bien connu des lecteurs de Sciences et Pseudo-sciences1. Comme d'habitude, Yves Lignon est présenté comme le fondateur d'un « Laboratoire de Parapsychologie » qui dépendrait de l'Université Toulouse-le Mirail et qui serait, toujours selon le Républicain Lorrain, « un groupe de recherches universitaires ». Si Delphine Dematte avait pris la peine d'aller visiter le site de l'Université en question ou de simplement consulter la page Wikipédia d'Yves Lignon, c'est à dire de faire les vérifications qu'elle recommande par ailleurs, elle aurait constaté qu'il n'y a pas de « Laboratoire de Parapsychologie » dans cette université pas plus que dans n'importe quelle autre, la « parapyschologie » n'étant pas encore une discipline reconnue dans l'enseignement supérieur hexagonal. Yves Lignon a en fait été professeur de mathématiques à Toulouse Le Mirail jusqu'à sa retraite en 2008, et il avait tenté d'utiliser cette situation pour faire croire que son laboratoire d'étude du paranormal y était reconnu par l'institution, ce que celle-ci a expressément démenti à plusieurs reprises.  C'est un peu comme si une université recrutait en littérature un enseignant par ailleurs féru d'astrologie et que celui-ci essayait de faire croire qu'il existerait un Laboratoire de recherches astrologiques au sein de cette université. Il faut croire que ce tour de passe-passe éventé fonctionne encore auprès de certains journalistes professionnels, dont le métier est pourtant  de vérifier la qualité des informations proposés à  leurs lecteurs.

Ceci dit, que ces lecteurs soient rassurés, car Yves Lignon est formel dans le cas d'Amnéville : « Ce n 'est pas un cas de Poltergeist  ! »

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 Ouf, nous voilà tranquillisés ! Car même le croyant Yves Lignon a remarqué ce que la journaliste qui a  suivi l'affaire n'avait pas envisagé : « Cette affaire s'inscrit dans un contexte de croyances avec l'intervention d'un prêtre qui a béni la maison. La fiabilité des témoignages est très relative. Une enquête de police est nécessaire pour les recouper ». Mais après ce moment de lucidité rationaliste, Yves Lignon retourne à ses amours premiers, et  explique que surtout, les événements d'Amnéville ne collent pas avec le mode opératoire habituel des Poltergeists tel que validé par la parapsychologie : « Quant aux maisons hantées où des objets se déplacent, c'est impossible scientifiquement ! C'est l'un ou l'autre ! Il n'a jamais été observé d'apparition accompagnée de déplacements d'objets. »

Parce que, à l'inverse, des apparitions sans déplacement d'objets ou des déplacements d' objets sans apparition sont scientifiquement possibles et auraient été observés ????

On peut s'amuser de cette tentative de faire une distinction entre les vrais  et les faux Poltergeists, entre la vraie  et la fausse parapsychologie.  On peut surtout pour conclure se désoler de toute cette couverture médiatique fantaisiste, qui donne une bonne idée de ce qu'est la différence entre le vrai journalisme  et le journalisme paranormal.

EPILOGUE [RAJOUT AU 15/09/2014] : Donc, ce n'était pas un gamin qui a fait une farce, c'est la femme du couple qui aurait elle-même  monté toute l'histoire. Elle vient d'être inculpée pour "dénonciation mensongère".

http://loractu.fr/metz/7844--maison-hantee-d-amneville-la-police-vient-de-resoudre-l-affaire.html 

Heureusement, comme nous vivons dans une société relativement libre, le Républicain Lorrain et ses journalistes impliqués ne sont eux pas poursuivis pour "incompétence aggravée" et  "exploitation de la crédulité d'autrui pour son propre profit".

Pour sa part, la journaliste du Républicain Lorrain qui a couvert l'affaire comme il est rapporté dans ce billet, c'est à dire en en rajoutant sur le thème du paranormal, ne manque pas de toupet puisque son article du jour, qui est bien obligé de rapporter la supercherie, commence par ces quelques mots :  "Derrière le paranormal se cachent souvent des explications bien terre à terre. "

Tiens donc !

Yann Kindo

Nb : Merci aux intervenants de la page Facebook "Zététique", dont la discussion a inspiré ce billet.

1http://www.pseudo-sciences.org/recherche.html?recherche=yves+lignon

RAJOUT AU 3/09 :
Yves Lignon a envoyé à la rédaction de Médiapart le prière d'insérer que voici :
"Fondé le 2 mai 1974 à mon initiative l'association dite "Laboratoire de Parapsychologie de Toulouse" est indépendante de l'Université Jean-Jaurès (ex-Toulouse Le Mirail) et n'a jamais figuré dans la liste de ses unités de recherche. La confusion souvent faite s'explique vraisemblablement parce que ma carrière s'est déroulée dans cette université et que son Conseil Scientifique a soutenu financièrement à quelques reprises mes travaux dans le domaine controversé qu'est la parapsychologie. N'ayant pas pour habitude de demander aux journalistes de me soumettre leurs "papiers" pour lecture préalable je m'en tiens, comme cette fois, à des mises au point à posteriori chaque fois que j'ai connaissance de l'existence de la dite confusion."

Quelques éléments de réponse :

1) Je ne sais pas si le Conseil Scientifique de l'Université de Toulouse a effectivement comme le dit Yves Lignon financé certains de ses "travaux" en "parapsychologie". Si c'est le cas, c'est une utilisation lamentable de l'argent public, et il serait légitime de demander des comptes ou des explications à ce Conseil Scientifique. Quand ? Pour quel "projet de recherches" [si on peut appeler ça comme ça] ?  Pas trouvé de trace via Google, mais ça date peut-être d'avant Internet...ou j'ai peut-être mal fait ma recherche.
2) D'un côté,  Yves Lignon  dit qu'il prend bien soin de ne pas faire la confusion entre l'université dans laquelle il a travaillé et son laboratoire de recherches. Mais d'un autre il dit aussi  qu'il aurait obtenu de la dite université des financements pour ses recherches en "parapsychologie" (alors qu'il y était prof de maths). Tu m'étonnes que la journaliste ,qui a l'air d'avoir déjà  à la base du mal avec la vérification des faits,  a au final entretenu la confusion, vu comme toutes ces explications sont confuses.
3) Surtout, on trouvera sur ce lien :
http://www.zetetique.ldh.org/vail2.html

des extraits de prises de position de l'université de Toulouse qui montrent clairement qu'Yves Lignon a un temps joué la confusion et que la Fac a dû intervenir pour remettre de l'ordre. Extraits [c'est moi qui souligne] :
"D'autre part, dans un courrier daté du 5 mars 1997, répondant à une lettre de Jocelyn Bézecourt et Jean-Claude Bouret, étudiants en astrophysique, le vice-président du Conseil Scientifique de L'Université Toulouse-Le-Mirail dit constater
"avec regret que M. Lignon entretient une confusion dommageable en domiciliant dans les locaux universitaires un "groupe d'études expérimentales des phénomènes parapsychologiques" qui y est inconnu. C'est pourquoi je m'adresse aujourd'hui même à l'intéressé, pour lui demander de mettre fin sans délai à ces pratiques."

"En 1989, suite à une demande de Alain Cuniot, le Président d'alors répondait :

"Il n'existe pas de "Laboratoire de parapsychologie" à l'Université Toulouse-Le-Mirail. Pour qu'il existât, il eût fallu qu'une demande de création fût présentée au Conseil scientifique de l'Université, en respectant la procédure prévue à cet effet, et que le Conseil scientifique donnât son accord, ce qui n'a jamais été fait (souligné par nous). Si Monsieur Lignon a apposé sur la porte de son bureau de mathématiques un panneau portant la mention "Laboratoire de parapsychologie", il l'a fait de façon tout à fait irrégulière, et je me suis à plusieurs reprises employé à le lui faire enlever. Monsieur Lignon a été rappelé à l'ordre à ce sujet à maintes reprises ; il joue la confusion auprès de nombreux correspondants car il a fait déclarer à la Préfecture de Haute-Garonne la création d'une "Société des amis du Laboratoire universitaire de parapsychologie à Toulouse Le Mirail" (et non de l'Université de Toulouse-Le-Mirail, en jouant sur la confusion entre le quartier de Toulouse où se situe l'Université, et l'Université elle-même) (...)."

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