Le Pangolin, les Tribunes et le Tribun

Depuis plusieurs semaines nombre de personnalités "de gauche" s'occupent par une production foisonnante de textes et déclarations de bons sentiments rarement bienveillantes. Voici une humble tentative poétique de réponse. Toutes mes excuses pour le style scolaire, je ne suis pas poète, encore moins un grand moraliste, seulement un citoyen s'étant pris au jeu de l'exercice

Un jour de mars par l’entremise d’un pangolin,

De toute activité la France se retint.

En effet, un malheur d’une contrée fort lointaine,

Une grave maladie, s’abattit sur le domaine.

 

Les personnels soignants bravaient désemparés,

La catastrophe malgré quinze ans d’austérité.

Les médecins demandaient des équipements,

Mais n’avaient que médailles et applaudissements.

 

Pendant que le peuple a nous soigner s’affairait,

Certains à de petits plans mesquins s’accordaient.

Auparavant au pouvoir cinq années durant,

A trahir les humbles ils s’employèrent promptement.

 

Finies les promesses au profit des riches tout passe,

Les services publics les hôpitaux eux trépassent.

Même le précieux code du travail est déchiré,

Sur fond de déchéance de nationalité.

 

Alors que dans la honte ces gens là se vautraient,

Un homme toujours fidèle au peuple s’avançait.

Justice et égalité étaient ses maitres mots,

Des anciennes promesses il ramassait le flambeau.

 

Refusant les combines et les jeux d’appareils,

Il mena sept millions de consciences à l’éveil.

L’espoir ainsi créé les cartes rebattait,

Et des anciens gouvernants la rente s’étiolait.

 

C’est ainsi qu’à la faveur de l’épidémie,

Une idée vint dans l’esprit du clan déconfit.

Puisque le pangolin avait tout arrêté,

Il était temps pour une nouvelle virginité.

 

Le preux Bayou commença dans un premier temps,

A enjoindre aux insoumis de rompre les rangs.

Vint ensuite Monsieur Hulot sur toutes les ondes,

Prêchant des évangiles en double page du Monde.

 

Tous s’unissent maintenant pour « construire l’avenir »,

Et proclament dans toutes leurs tribunes vouloir servir.

Après avoir laissés les pauvres humiliés,

Les voilà nous appelant tous à l’unité.

 

Se rassembler pour battre un président haï,

Sans s’offusquer de l’avoir eux-mêmes produit.

Quant au tribun et son programme très riche ma foi,

On n’en veut surtout pas : persona non grata.

 

Mes amis, prêtez bien attention à ce qui suit,

Le pangolin la mémoire ne nous a ravit.

Les tribunes creuses toujours prétextes à ostracisme,

Jamais n’isoleront le tribun du Socialisme.

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