Les grands perdants de notre époque sont les syndicats

L'évidence est éclatante, déchirante, en ces heures où une partie de la population a pris en main son destin difficile, spontanément, délaissant dans les oubliettes où ils se sont eux-mêmes enfermés, les grands responsables des syndicats complètements dépassés aussi bien en terme de volonté d'agir inhibée par leurs subventions que par un goût du pouvoir qui leur ôte toute crédibilité.

A l'heure même où la CFDT aura définitivement tombé le masque d'une officine de chiens de garde zélés de l’assommoir ultra-capitaliste, tant du côté des cadres que des militants, la CGT, le syndicat ô combien historique, sombre dans l'inexistence la plus assourdissante à l'échelle nationale.

 Le grand bouleversement du mouvement des gilets jaunes aura eu au moins, s'il ne parvient pas à défaire les hydres au pouvoir, le mérite de débarrasser le dialogue social de syndicalistes d'en haut qui auront largement trahi les revendications millénaires de ceux qui ne possèdent pas, qui ne dirigent pas : l'égalité et la justice !

A se demander, si le mouvement des Gilets jaunes est manipulé, s'il ne s'agit pas là du coup de grâce que les oligarchies promettent depuis toujours à ces soi-disant défenseurs de la justice au travail, de l'égalité sociale !

 

 

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