"Scènes de guerre", "peste brune" : l'outrance verbale d'un Totalitarisme en Marche

Il fallait s'y attendre !

Le déchainement sémantique qui en 2005 valut à maints démocrates opposées à la constitution européenne d'être assimilés aux pires fascistes du XXe siècle est de retour dans les langues des cerbères du capitalisme déjanté, ceux-là mêmes qui sont au gouvernement d'une France qui éteint ses Lumières jusque chez elle !

En 2017 encore, souvenons-nous qu'un Philippe Marlière entre autres, ici même, assimilait aux antisémites des années 30 les électeurs qui avaient décidé d'en finir avec le choix entre chef/fes réactionnaires pour tenter d'enfin humaniser quelque peu notre pays.

Le délire idéel vient de frapper de plein fouet un mouvement de contestation à la colère brute, mais légitime, renvoyant l'essence de la révolte à ce qui anima les exterminateurs des juifs, des tziganes, des homosexuels, des communistes...........

Un tel procédé est tout bonnement destiné à inhiber d'un coup d'un seul l'interlocuteur dans sa colère, sa sidération, sa vexation, afin de neutraliser toute discussion possible sur les politiques menées....

Ah, le dérivatif en bonne et due forme !

C'est une des manières qu'a le totalitarisme de détruire ses ennemis.

Et curieusement, celles et ceux qui en usent en toute occasion sont les plus proches des crimes dont ils accusent les autres.

La méthode est assurément la même que celle utilisée par les soutiens d'Israël lorsqu'ils traitent d'antisémites les opposants à la politique ségrégationniste et génocidaire de ce pays. Ce sont eux qui créent de l'antisémitisme.

Ces outrances sont celles des islamophobes qui lancent à la face de millions d'humains que leur religion est un fascisme, un nazisme. Les outranciers, ce sont eux qui ravivent ces fléaux.

 

 

 

 

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