jamais je n’oublierai que je vous dois ce que fut ma vie…

La réflexion du jour, octobre rouge en novembre… jamais je n’oublierai que je vous dois ce que fut ma vie…

06nov

 

Jamais je n’oublierai que c’est au sacrifice de vos 26 millions de morts que je dois d’avoir vécu. Alors que mon sort était de finir avec ces milliers d’enfants juifs dans les camps de la mort… Je vous dois cette vie qui fut magnifique parce que consciente de la nécessité du combat contre toutes les exploitations, les injustices…

Cette vie qui arrive à son épilogue je vous la dois de multiple façon, d’abord parce que sans vous je n’aurais pas survécu, mais aussi parce que vous m’avez enseigné la lutte, la résistance, le refus de me mettre à genoux… Et enfin parce que vous et les travailleurs qui partout vous battiez pour un monde meilleur, vous avez créé les conditions de la peur des capitalistes et cela s’est traduit par la santé, l’éducation, tout ce dont ceux de ma génération ont bénéficié… Ils ont eu peur et ils nous ont accordé un peu de répit…

Oui mais voilà il est peut-être temps de s’inspirer de votre exemple et de refuser le fascisme, l’exploitation, l’injustice, le racisme, tous les racismes… Nous sommes tous condamnés à mort, mais le vrai sens de notre mort comme de la votre est ce que nous aurons fait de notre vie.*

Danielle Bleitrach

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