Yasser Louati
Co-Fondateur du Comité Justice & Libertés Pour Tous, #Racisme #Repression #Surveillance
Abonné·e de Mediapart

99 Billets

0 Édition

Billet de blog 17 févr. 2015

Départementales 2015 en Essonne: Pourquoi je ne voterai pas Rodier

Yasser Louati
Co-Fondateur du Comité Justice & Libertés Pour Tous, #Racisme #Repression #Surveillance
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

"Christine Rodier n'a ni les épaules ni les compétences intellectuelles pour être maire". Ces termes ne sont pas les miens,  même si j’aurai pu les penser.  Ils proviennent en réalité d'une journaliste bien mieux renseignée que moi sur ce qui se passe dans le département de l'Essonne. Ces mots m'avaient interpellé mais sur le moment, je ne leur avait accordé aucune  importance. Mais en y repensant plus tard, un premier bilan de la mandature Rodier à Athis-Mons se dessinait dans ma tête.
Je voyais défiler tous ces conseils municipaux auxquels j’étais présent avec ce sentiment de malaise devant le triste spectacle d’un maire incapable de répondre aux questions qui lui étaient adressées et qui à chaque fois bottait en touche pour laisser la parole à son premier adjoint Antoine Guiséppone et répondre à sa place.
C’est ce même sentiment que j'ai ressenti lors de ma présence au Conseil de la Communauté des Portes de l’Essonne (CALPE). Sentiment partagé par la personne assise à mes côtés qui s’exclamait: ”Mais elle sert à quoi Rodier? Depuis tout à  l'heure elle est morte de rire et n' a pas dit un mot". Pourtant, les débats étaient bien plus animés et intéressants. Dommage.
Défilait aussi ce communiqué de presse loufoque publié par la municipalité pour torpiller une association citoyenne locale connue pour son travail, son dynamisme et sa gestion transparente mais qui a eu le malheur de dénoncer les basses manoeuvres politicienne de Madame Rodier ainsi que ses connivences avec les agents de l’étranger. Un communiqué de presse qui a provoqué une telle hilarité sur les réseaux sociaux que la page Facebook de la mairie d’Athis-Mons avait dû être vidée de son contenu tellement les habitants s’en étaient donnés à coeur joie. La raison? La municipalité y déclarait que le stade Rober Barran à Athis-Mons continuerait d'être utilisé par les clubs sportifs de la ville...en oubliant que ce même stade était impraticable et fermé depuis des mois. Le bouquet final était une photo du permis de construire sur le stade publié sur cette même page de la municipalité. Madame le Maire n'avait donc aucune idée de ce qui se passait dans sa ville mais avait le temps de publier un communiqué de presse pour dénigrer une association locale. La réponse de cette association peut être visionnée ici.
Cet article n'a pas pour but de rabâcher ce qui est déjà connu de tous. Madame Rodier ne cache pas et au vu de son cap inchangé, assume ses positions. Le lecteur devinera donc mes doutes sur sa capacité à diriger une ville et son éthique pour le faire au mieux. Néanmoins, cela ne fait pas de moi un ami de son opposition que je trouve bien timide dans sa critique de la politique insensée menée par le maire en exercice.
Irais je voter ces 22 et 29 Mars 2015? Bien sûr que oui.
Ces départementales 2015 vont se tenir dans un climat délétère et de défaillance des institutions à l’égard des citoyens. Cette situation ne présage rien de bond sans un sursaut républicain. Même si je la comprend, la défiance des électeurs envers les élus ne peut s'exprimer par l’abstention. Ce “tous pourris” et le refus d’accomplir son devoir de citoyen n'a historiquement servi que les partis les plus violents et les plus incompétents mais qui, il faut le reconnaître, savent instrumentaliser la peur et se servir du sang des innocents pour arriver au pouvoir. Ces mots sont peut être crus et déplaisants, mais au lendemain des attaques terroristes de Janvier, les femmes et hommes politiques du FN et la plupart de de ceux de l’UMP tentaient coûte que coûte de profiter de ce drame à des fins électorales. Une insulte en période de deuil, alors que nos morts n’étaient pas encore enterrés et les larmes de leurs proches loins d’être essuyées.
Je ne voudrai donc pas voir arriver à la tête de notre département des candidats aux ambitions dépassant leurs compétence ou collectionneurs de mandats à défaut de cumuler des résultats tangibles. Notre scène politique a besoin d’être renouvelée et pourquoi pas rajeunie.
Le programme de chaque parti sera comme toujours crucial mais sa viabilité et la capacité de le mettre en pratique dépendra de chaque candidat et de son expérience, compétences, résultats, éthique et de son sens de l’engagement au service des autres. Le lecteur comprendra donc qu’il me sera impossible de voter pour Madame Rodier et son parti l’UMP.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Gauche(s)
Mélenchon et Marseille : l’histoire d’un rendez-vous manqué
Il y a cinq ans, son élection comme député dans la deuxième ville de France avait généré beaucoup d’espoir au sein d’une gauche locale en mal d’incarnation. Mais entre désillusions réciproques et choix stratégiques divergents, la greffe de l’Insoumis au sein de la gauche marseillaise n’a pas pris. Récit en trois actes.
par Pauline Graulle et Coralie Bonnefoy (Marsactu)
Journal — Europe
Bruxelles vole au secours des travailleurs « ubérisés »
La Commission européenne propose de considérer que les chauffeurs VTC et autres livreurs à vélo ne sont pas des travailleurs indépendants, mais des salariés des plateformes numériques avec qui ils travaillent. Une prise de position puissante, et opposée à celle de la France, qui prend en janvier la présidence de l’Union européeenne.
par Dan Israel
Journal
Attendre les vaccins français (Sanofi ou Valneva) : pourquoi c’est une fausse bonne idée
Plus d’un an après les premiers vaccins contre le Covid-19, ceux des firmes françaises devraient arriver sur le marché début 2022. Pas sûr que leur composition convainque les plus réfractaires à recevoir leur première injection.
par Rozenn Le Saint
Journal — Industrie
Colère à la SAM, fonderie abandonnée par Renault et l’État
Lâchés par le constructeur automobile, qui a refusé de soutenir un ultime plan de reprise, et par le gouvernement, qui avait promis des millions d’euros, les 333 ouvriers de la fonderie de Viviez-Decazeville s’apprêtent à passer les fêtes dans leur usine occupée. Un baroud d’honneur.
par Nicolas Cheviron

La sélection du Club

Billet de blog
Travail social : « le fil ténu d’une humanité qui s’étiole »
Le 7 décembre, c’était journée d’actions dans toute la France dans le secteur du travail social et médico-social. Les mots d’ordre portent sur les conditions salariales, actuellement désastreuses, sur le fonctionnement du secteur qui va à vau-l’eau. Mais aussi sur le sens de l’action menée, alors que l’État et les médias, le plus souvent, ignorent ou méprisent cette activité sociale fondamentale.
par YVES FAUCOUP
Billet de blog
Éduquer et soigner, malgré tout
Ce mardi 7 décembre, le médico-social a chaussé ses meilleurs souliers pour défiler ; montrer qu’elles et ils existent et luttent quotidiennement pour assurer leurs missions. Nous avons rencontré ces professionnel.le.s et avons découvert une mosaïque non exhaustive des métiers de l’éducation, de l’accompagnement, au travers de ces récits pluriels. Avec un constat hélas unanime : la galère.
par Mouais, le journal dubitatif
Billet de blog
Alprazolam Team
Les travailleurs sociaux ont appris à faire face aux difficultés des publics accompagnés. C'est même leur raison d'être. S'ils ne réussissaient pas à le faire, ils n'auraient rien à faire là ! Ce qui les mine, ce sont, à l’image des soignants de l'hôpital public ou du monde la justice, leurs conditions de travail. En réduisant l’État social, ce sont ses acteurs qu’on pousse au bord du gouffre.
par lien-social
Billet de blog
À Montpellier, le secteur médico-social en colère dénonce l'incurie de l'État
Le médico-social se mobilise nationalement ce mardi 7 décembre pour tirer le signal d'alarme sur une situation de précarité dramatique et exponentielle, dont les effets ne peuvent être endigués par des conditions d'exercice toujours plus difficiles. À Montpellier, la mobilisation s'inscrit dans un contexte marqué par la politique d'expulsions du préfet Hugues Moutouh.
par lamuledupape