[Ass Nat] pitoyable spectacle

Quel pitoyable spectacle nous a donné l'Assemblée Nationale : des groupes d'oppositions beuglant à la confiscation de la démocratie ! Oui, mesdames et messieurs lorsqu'il s'agit de prendre des décisions sur une modification d'encadrement de cette situation sanitaire il n'y a pas le temps aux échanges et réflexions communes, encore moins par d'éventuels groupes de travaux.

Et quelque soit le contexte, lorsque le groupe majoritaire a les coudées franches, cela peut se passer ainsi. Vous auriez voulu quoi ? Une à deux semaines de palabres ? Impossible. Et pour quel résultat ? Un capharnum probable dû à la fois à l'expression d'une défiance de ce pouvoir, en dehors de toutes limites constructives pour le contexte, et porté par des stratégies à objectifs locaux à l'approche des élections ? J'aurai apprécié, avec un peu de cynisme, de pouvoir assister à ça.

On vous voit, vous savez, que cela soit par les méthodes habituelles éprouvées et toujours utiles, ou bien par Arcadie ou NosDeptutes.fr : on vous voit. Pitoyable spectacle d'éjaculateurs précoces vociférants à la recherche d'une tribune médiatique. Mis à part quelques députés LFI qui sont de vrais bosseurs [quelque soit le 'jugement' que l'on porte sur leurs idées] l'immense masse de nos députés ne sont que cela : des tribuns et des communicants. Et vous voudriez faire croire qu'il y a eu "confiscation de la démocratie" ? Que nenni, c'est notre fonctionnement prévu. Et dont l'usage immodéré ne remonte pas à avant hier, l'exemple récent le plus frappant fût lorsque les députés LREM ont applaudit, toustes debout, leur premier gouvernement de ne pas les avoir consultés. Les députés du groupe majoritaire applaudissant de ne servir à rien, c'était magnifique.

Il n'y a pas eu de confiscation mais des décisions rapides nécessaires. Vous auriez aimé discuter du fond et non râler sur la forme ? En effet, mais alors pourquoi ne pas l'avoir fait depuis 4 mois maintenant ? Pourquoi n'avoir organisé que ce grand raoult inutile où tous sujets se mélangent dans un brouhaha n'ayant au final que le seul but d'une opposition politicienne ? 

Nos leviers d'actions habituels que sont monde syndical et associatif n'ont pas bougés d'un centimètre, et lorsque quelles que actions locales sont menées elles ne pas sont pas relayées. Où étaient les syndicats de l'Educ Nat ce mois dernier de mars ? Aux Bahamas ? Un mouvement national de grêve aurait eu le même effet immédiat, même à 40% suivi, que ces fermetures d'écoles maintenant.

Rendre des comptes ce n'est pas faire valoir une personne à la tivision, ce n'est pas non plus coucher quelques vagues phrases et promesses dans la presse. S'il y a aujourd'hui pour demain une amélioration simple, faisable et réalisable sans rien bousculer, elle serait de mettre une obligation de permanence de temps de parole autonome pour chaque groupe politique dans les médias publics.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.