Vegas, Nevada...

Vegas... Un nom qui sonne, un nom qui swingue. Vegas est une ville qui pulse, comme un air de Coltrane. Vegas, c`est, un peu, un morceau de jazz, a kind of blue. Toujours cet ostinato sous les nightlights, le Strip, qui grossit, comme une tumeur, l`air de rien, et pourtant toujours plus. La croissance est verticale, avant tout, un peu horizontale aussi... mais surtout verticale. Et de loin, ce Strip, c`est bel et bien un sun ship... Ha Vegas..., si Claude vivait encore, il chanterait “tes buildings grimpent haut”... Et notamment le nouveau casino, victime du design contemporain, froid, glacial comme ces lemon tarts que croquait hier Tom Wolfe. Il y a du Coltrane dans cette ville, qui ne ressemble pas aux autres villes. Vegas, c`est singulier et unique, comme Coltrane, on aime ou pas. C`est ainsi, comme d`autres endroits, dans ce vaste et pourtant toujours plus clos monde, Vegas se gagne. Comme dans le jazz, c`est la ville des abus, on joue, on parie, on souffle, on s`essouflle, car Vegas, c`est une terre promise, le champ des possibles y est si ouvert, Vegas c`est une Gold Coast.... On y vit comme on se tue, Vegas se vit in a sentimal mood... Et on y attend, comme ailleurs, comme d`autres le jackpot, one day, my prince will come... One day, and today maybe is the day... Une ville en friches aussi, le nombre de terrains vagues entre deux lotissements et deux immeubles est impressionnant. Le mitage de fragmens de no man`s land donne un air d`inacheve, comme une impro de Coltrane, Vegas est une ville en transition. Vous devez, vous allez penser, que je n`aime ni Coltrane, ni Vegas. Pas du tout !!!

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