On le critique, on le conspue, on moque sa taille. On dénigre ses goûts.

 

Pourtant, c'est un homme qui aime les femmes, notre Président.

 

Un homme qui aime les femmes, au point de rappeler que dans notre République, on ne saurait tolérer que des exégètes phallocrates asservissent les femmes par le port d'une pièce de vêtement qui est aussi dégradante que le fut la ceinture de chasteté de nos contrées. Et qu'on ne saurait l'accepter hic et nunc, ici et ailleurs...

 

Un homme qui aime les femmes et qui rappelle, à tous, et à toutes, que la loi sur le foulard à l'école n'était pas dirigée contre les signes religieux ostentatoires, mais contre un signe précis, non pas parce qu'il était religieux, mais parce qu'il symbolise une soumission de la femme à l'homme.

 

Inacceptable dans cet Etat.

 

Inacceptable dans un Etat, qui certes a donné le droit de vote aux femmes seulement en 1944, mais qui a voulu aussi et ainsi souligner leurs actions héroïques dans la Résistance. L'armée des ombres se déclinait aussi au féminin. Il est des femmes qui valent deux hommes... De Gaulle en était conscient.

 

C'est bien d'avoir un homme qui aime les femmes et qui le rappelle publiquement.

 

Le reste de Versailles, d'autres ici et ailleurs ont en parlé, ad libitum et ad nauseam même.

 

On ne sait ce qu'il restera de son quinquennat, peut-être tout simplement que c'est un homme qui n'avait pas peur de dire et de montrer qu'il aimait les femmes.

 

C'est si rare de nos jours.

 

 

 

 

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