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Billet de blog 18 janvier 2023

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VOEUX POUR 2023 : LA LUTTE OU LA CHUTE

En cette veille de mobilisation nationale contre la réforme des retraites et, plus globalement, en contestation du gouvernement Macron, qui n'a fait qu'attiser la colère sociale et monter les idées du RN, le moment est crucial : c'est maintenant que nous devons choisir de quel côté de l'Histoire nous voulons nous situer.

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Camarades, camarades, l’heure est grave et il est venue pour nous le temps de nous emparer très sérieusement de la politique. Nous espérons que vous avez tous eu l’occasion de passer de bonnes fêtes et que vous avez bien profité avant de reprendre. Pas nous. Ici, nous sommes des moines et avons passé les festivités à potasser les bases  afin de garder le cap sur la lutte. Il n’est plus temps de discuter gentiment autour de la table de l’apéro, la grève reprend et doit allier le plus de monde possible. La haine des pauvres, des ruraux, des jeunes et de tous les groupes marginalisés de France est au coeur de la politique de droite, particulièrement du gouvernement Macron, depuis ces dernières années, alors revenons ensemble sur quelques impératifs à garder en tête face à cette régence du mépris. Les prochaines lignes s’adressent donc à la population jeune résignés, dont 25% des 18-34 ans c’est abstenu au suffrage présidentiel de 2022, et qui risquent de devenir le pivot de l’ascension des fachos au pouvoir, qu’ils le veuillent ou non. En 2023, ne pas se positionner revient à donner son positionnement aux autres. Il est temps de savoir pour qui et pour quoi l’on se bat. Et pour nous, il est plus que l’heure de s’affirmer anti-fascistes et anti-capitalistes. C’est une évidence : 2023 sera la clef de la lutte ou la clef de la chute.

Avant toute festivité, commençons par dresser un portrait - voire plus un paysage - de l’état politique, économique et social de notre mère patrie. En 2022, la Macronie s’est vue renouveler ses fonctions suite au vote des présidentielles pour le moins chaotique. Nous rappellerons que le gouvernement actuel, qui s’était juré de « tout faire pour ralentir progression du front national » à la suite du bouleversement des votes Lepen en 2017, s’est une fois de plus retrouvé face à sa rivale adorée pour le dernier suffrage, laquelle a encore ajouté des points à son insoutenable progression. La majorité relative du gouvernement à l’assemblée nationale les a conduit à pactisé avec les républicains et le RN, qui a atteint au suffrage le score historique et alarmant de 89 députés. Alors que la seule opposition politique sérieuse menée par la NUPES à l’assemblée se fait sans cesse attaquée par la majorité, un boulevard se dresse pour l’extrême droite dont la sympathie des idées a réussi à gangréner toute une droite auto-proclamée républicaine. Ceux même qui osaient il y a peu se définir de Gaulistes, serrent maintenant tendrement la main aux héritiers d’un parti issu d’une des plus grandes hontes de la France et participent à véhiculer leurs immondes théories. Ceux-même qui continuent d’alimenter des débats nauséeux sur ce qui serait ou non « républicain », bafouent par leurs paroles de haines les valeurs mêmes de cette République qu’ils croient représenter. La collaboration avec l’extrême droite et ses idées était pendant longtemps un terrain banni et teinté d’un terrible souvenir de culpabilité. Dorénavant, les capitalistes sont à nouveaux prêts à céder du pouvoir aux fachos si cela leur permet de garder en place leur système inégalitaire. 

Comment en Europe, pouvons-nous encore nous laisser séduire par les idées nauséabondes de l’extrême droite, alors que nos cicatrices du siècle précédent ne sont encore pas complètement pansées ? Comment osons-nous, en France, commémorer le Maréchal à l’initiative de ma collaboration qui a couté la vie à 25% de notre population juive ? Comment pouvons-nous, en France, traiter les migrants de couleur avec autant de cruauté, alors que leurs pays de naissances se sont vus ravagés par notre soif impériale, tandis que nous offrons notre compassion la plus émouvante aux réfugiés Ukrainiens ? Comment pouvons-nous laisser la droite extrême et l’extrême droite librement raconter leurs fantasmes et définir ce que serait l’identité d’un français, alors qu’ils n’ont eu de cesse de trahir notre nation au profit des grands patrons et de leur obscurantisme ? Ces mêmes personnes qui disent aujourd’hui défendre une soit disant souveraineté nationale découlent de mouvements qui ont par le passé vendu la France en se pliant aux idéologies les plus totalitaires. Alors, si à l’heure où nous écrivons la Macronie n’est pas encore égalable au fascisme, rappelons-nous qui sont les premiers à avoir cédé face à eux dans l’illusion de pouvoir gouverner ensemble. La droite Gaulliste est morte et enterrée, il ne reste plus que la droite des patrons et du marché mondialisé, or ils n’ont pas comme ennemi les fascistes et il ne faut pas oublier qu’ils sont prêts à leur concéder beaucoup s’ils peuvent entrevoir une chance de flinguer la gauche et les progrès  égalitaires qu’elle revendique. D'ailleurs, Europole, le service de renseignement européen s'inquiète de la monté des actes terroristes d'extrême droite dans toute l'union, dont 49% sont recensés en France d'après leur dernier rapport. Actes terroristes que l'on a refusé d'appeler ainsi en France jusqu'à la dernière attaque raciste envers des ressortissants Kurdes à Paris, mais qui auront d'abord couté la mort de plusieurs personnes dont un rugbyman argentin, Federico Martin Aramburu, à Paris en Mars dernier par des anciens du GUD déjà condamnés, ainsi qu'une gifle au Président Macron par des royalistes chez qui l'on a retrouvé des armes à feu. Mais bien sûr, le gouvernement met "les extrêmes" à égalité comme si la menace était identique. Les fachos sont armés et organisés, une parti a d'ailleurs été formée par le corps militaire qui ne s'est pas privé de donner son avis sur la politiques de l'État dans une lettre sécuritaire alarmante sur leur aisance à pointer du doigt certaines populations. 

En plus de la fascisation du continent, l’Europe est actuellement tellement sous domination américaine qu’elle est incapable de s’unir face aux enjeux à venir. Bruxelles est régulièrement pointée du doigt pour sa coopération avec les lobis de l’industrie outre-atlantique qui l’empêchent de réformer quoique ce soit au niveau écologique. Les grandes firmes américaines s’installent aux Pays-Bas et en Irlande où ils peuvent se permettre de ne payer presque aucunes taxes tout en colonisant l’Europe entière avec leurs produits. Et aucun pays, même l’U.E n’arrive à leur imposer quoique ce soit. Les nordiques, qui sont au passage les premiers vendus aux États-Unis, font corps avec les fachos pour gouverner. Les italiens les ont élus. Pendant ce temps le grand leader du capitalisme, auto-proclamé « pays de la liberté », prend des allure moyenâgeuses en retirant des droits fondamentaux à la moitié de sa population suite au vote de six juges, dont cinq hommes. Du côté de l’orient, rien de bien plus rassurant. Les pays de la péninsule arabique s’engraissent sur la mort de leurs ouvriers/esclaves étrangers dans l’impunité la plus totale, tandis que nos dirigeants leurs serrent la main en souriant, les pieds posés sur les édifices qui auront couté la mort à des milliers de personnes. L’Asie Centrale va tout aussi mal, et souffre d’oppositions entre les ex-pays soviétiques, qui risque de profiter à l’impérialisme chinois en roue libre depuis les dernières années. Un peu plus loin le Pakistan a essayé de lancer un signal d’alerte aux grandes puissances mondiales suite au déluge qu’il s’est prit cet été, mettant sous les eaux un tiers du pays, dans l’indifférence occidentale la plus honteuse. À l’extrême orient, le Japon et la Corée du Sud présentent tous les symptômes des pathologies du capitalisme débridé, des taux de suicides catastrophiques et un esseulement de ses populations jeunes, alors que leurs états jouissent d’un soft power à l’américaine considérable à l’étranger. Le continent Africain se fait encore et toujours piller pour ses ressources exceptionnelles, soit par les occidentaux, soit par les asiatiques, au profit de dynasties de dictateurs corrompus et au détriment de sa population. Particulièrement en RDC, qui possède plus de 60% des réserves de coltan au monde, minerai nécessaire à la majorité de la tech domestique (téléphones, ordinateurs etc) et dont l’extraction est source de conflits armés intenses, de détérioration des sols et de l’air environnant, ainsi que de la mort de la plus part des mineurs. Une instabilité régionale d’autant plus entretenue qu’elle profite aux acteurs capitalistes étrangers et sans laquelle la chaine mondialisée de l’industrie technologique ne pourrait se faire à si bas coût. Et ce n’est qu’un exemple de ce que coûte le capitalisme aux pays les plus pauvres et corrompus, au profit des grandes richesses. Pour autant, nous continuons de traiter les ressortissants de ces territoires dévisagés par l’industrie, comme des sous-humains lorsqu’ils arrivent à quitter leurs pays instable pour le sol européen.

L’impérialisme capitaliste ravage la terre, la faune et les mers. Il détruit les populations et les condamnent à deux rôles : l’exploitant ou l’exploité. Il impose par cette dicotomie et par la loi autoritaire de son marché à une concurrence entre individus qui rejette, par sa conception même, toute valeur humaine fondamentale. Les pauvres sont contre les pauvres car il y aurait des bons pauvres et des mauvais pauvres, d’après le récit de la doctrine dominante. Alors, le capitalisme s’impose comme un ordre naturel des choses. Manger ou être mangé. Exploiter ou être exploité. La fameuse « loi du plus fort » fantasmée comme une soi-disant essence des société humaines, alors qu’elle n’est qu’une histoire permettant d’entretenir la hiérarchie des classes et la cruauté qui en découle. Cette construction insinue alors que les perdants du capitalisme le seraient car ils sont trop stupides ou trop fainéant, et non pas que les conditions de naissances, à la source même de toute inégalité, seraient une fondation décisive quant à la capacité d’évolution de chacun dans un système de hiérarchie vertical. On a entendu cette narration maintes et maintes fois, depuis maintenant plusieurs décennies, appliquée dans bien des domaines et permettant de justifier au besoin les conditions désastreuses de toutes population marginalisée. On a raconté ce récit au sujet des femmes, des différents groupes ethniques, des individus en situation de handicape et de globalement, de tout ceux avec qui on ne voulait simplement pas partager les ressources. Tous ceux que l’on refuse d’inclure. 

La droite en fait d’ailleurs depuis bien longtemps sa rhétorique principale. D’après eux il y aurait des méritants et des non-méritants et ce serait bien la seule chose qui expliquerait leur place dans la hiérarchie économique et sociale. Le gouvernement Macron repose aussi complètement sur cette idéologie, en véhiculant un mépris totalement décomplexé au sujet des plus pauvres et affaiblis du système, dont nous nous abstiendrons de faire une compilation des citations le plus scandaleuses. Ce gouvernement qui se voudrait d’une certaine élite, au moins du côté de la finance, n’a de cesse que de contester une toute autre, car elle ne va pas dans son sens : les intellectuels. Car oui, la science ne raconte pas cette histoire là. Le dernier rapport de l’OCDE (2018) exprimait clairement qu’il fallait en moyenne six générations à une famille pour sortir de la pauvreté en France. En 2020, cela concerne 8,9 Millions de citoyens. Les économistes, dont la France peut se flatter de leur renommée et des prix qu’ils se voient attribués, sont aussi très critiques vis à vis des suppressions des taxes pour les plus riches, suivant les diminutions d’aides pour les plus pauvres. L’idéologie Macron, qui commence à faire de son anti-intellectualisme une identité politique se positionne en seule solution face aux crises à venir, alors même que c'est précisément cette idéologie qui en est la source. 

Récemment, c’est le chômage qui s’est vu encore ponctionné de ses possibilités pour les personnes concernées, qui, on le rappellera, cotisent chaque mois pour le toucher. Dans le thème des cotisations, le domaine de la santé est en souffrance perpétuelle depuis maintenant bien trop d’années. L’hôpital publique est forcé à une cadence d’industrie, dirigé par des hauts fonctionnaires sans qualifications dans le secteur médical, obligeant le corps médical à faire tout avec de moins en moins, pour des questions de rentabilités. Car dans le capitalisme, même la santé se doit d’être rentable. L’éducation publique est une catastrophe à l’abandon, dont le gouvernement n’a eu de cesse de cracher sur les professions et d’en supprimer les postes. Peu de temps avant les fêtes, les lycées professionnels se sont fait réformés malgré les grèves des professeurs et le désaccord général. Pour quoi faire ? Dorénavant, les lycéens en cursus professionnel n’auront plus que 50% de cours de tronc commun, au lieu de 70%, laissant donc 50% de temps entièrement consacrés à des stages. La réforme permet donc d’écarter encore plus les élèves de potentiels cursus d’études supérieures, où ils sont déjà nombreux à se retrouver en échec, mais surtout à créer une main d’oeuvre gratuite, dont les lycées seront en partenariat direct avec les entreprises pour favoriser les stages. Sous couvert de professionnalisation des jeunes, le gouvernement remet quasiment en place le travail des mineurs et permet aussi d’enlever 30% de temps de travail (et donc de salaire) à leurs professeurs. Mais rassurez-vous, ce ne sont pas les petits citadins qui vont commencer le travail en entreprise dès quinze ans, c’est avant tout en banlieues et en zones rurales qu’il y a abondance de lycées professionnels, ce qui explique peut-être le désintérêt national sur le sujet. Au pire ça leur évitera de se retrouver dans les repères d’islamo-gauchistes que sont les universités. Ou c’est peut-être Woke le terme ? Ou Judéo-bolchéviques. Ah non, ça c’était avant. Je ne sais plus, nous nous y perdons vite avec toute cette rhétorique anti-intellectuel d’extrême droite. 

Alors, qui sont les vrais ennemis de la république ? Qui vend notre nation à la découpe au profit des puissances capitalistes outre-atlantique ? Qui propage un discours à l’encontre des valeurs de notre république ? Qui favorise la monté du fascisme ? Et surtout, qui est prêt à collaboré avec l’exstrême droite pour préserver les privilèges des plus riches ? L’industrie s’est toujours montrée très complaisante à l’égard des idées nationalistes et autoritaires. Alors, à l’échelle d’un marché mondialisé et ultra libéral, l’avantage va à ceux qui imposent une hiérarchie de classe, qu’elle soit sociale ou autre n’a pas d’importance.

Nous invitons donc tous les jeunes, dès le lycée, à venir rejoindre la lutte à nos côtés. Car ce sont nos retraites qui sont remises en cause. Enfin, nos retraites si on en voit un jour la couleur, car au rythme des réformes visant à les réduire, rien n’est moins sûr. L’argumentaire de la droite depuis des années, en dehors de leur litanie habituelle sur le soi-disant « assistanat », ne cesse de nous répéter qu’il faudra travailler plus car nous vivons plus. Or, nous n’avons à ce jour aucune garantie sérieuse de vivre plus vieux, si ce n’est aussi vieux, que les vieux actuels. Ces même vieux qui, nous le rappellerons, ont voté à 74% pour la droite, dont 37,1% pour Macron et à 27,7% pour l’extrême droite (LePen/Zemmour), qui font tout pour que nous ne bénéficions pas de leurs avantages ni de leur statut, qui haïssent viscéralement les jeunes, les pauvres et les immigrés. Eux qui ont connu le plein emploi sans diplôme, sans même avoir le bac, qui nous ont laissé la planète dans un état catastrophique tout en s’étonnant maintenant de notre fatalisme anxieux, pour qui nous nous sommes enfermés dans des 12 mètres carrés de logements insalubres pendant le covid, sans avenir, sans stages, sans argent, sans aucune garantie parce qu’il est chose due de les protéger. Parce "qu'en temps de guerre" il est tout naturel de sacrifier les jeunes. Nous nous enfermons avec les rats, pendant qu’eux votent contre nous, contre nos retraite alors que nous sommes en train de payer les leurs. Nous ne vivrons certainement pas plus longtemps qu’eux. Probablement, pas même autant. Le monde, l’air que nous respirons, la bouffe que nous ingérons, l’eau que nous buvons, avec tous les antibiotiques qu’ils comprennent, les hormones, le pétrole, les particules fines et autres résidus toxiques … nous sommes nés avec une condamnation dont ils veulent ignorer la responsabilité et pourtant ils osent voter et agir contre nous. Nous payons leur aisance à nous considérer comme des moins que rien et pourtant, nous nous battrons jusqu’à la fin pour des soins de qualité en EHPAD, pour une vie descente après le travail et pour l’inclusivité des moyens concernant les personnes âgées. Malgré tout. 

Car nous nous devons d’être ensemble. Malgré la haine qu’ils suscitent en nous. Malgré la fatigue de la lutte. Malgré la précarité totale dans laquelle nous évoluons. Nous sommes bien placés pour savoir à quel point la lutte est difficile, mais si elle n’existe pas, le pire est à venir. Si nous ne nous mobilisons pas, eux continuerons à occuper nos voix. En 2023, ne pas avoir d’opinion c’est donner son opinion aux classes dominantes et eux n’oublient pas d’aller se mobiliser contre nous. Ils veulent des contrats précaires qui leur permettent de traiter les employés comme des esclaves. Ils veulent que l’on travaille au smic jusque’à soixante-dix ans, même en ayant licence, master ou doctorat. Une génération entière de personne n’ayant passé l’équivalant du bac qu’à 30% nous assujettit à leur servir la soupe et se plaint des aides (bien limités) que demandent nos études. Les mêmes qui affabulent sur la « méritocracie » votent pour ponctionner les FACs et les bourses des plus précaires, alors qu’elles sont à peine suffisantes à un minimum de brassage social. À ces personnes, nous demandons : avez-vous déjà cherché du travail ? Avez-vous déjà envoyé des centaines de CVs  avec lettre personnalisées (obligatoire maintenant) en une semaine pour des jobs au smic ? Sans même avoir de réponse. Sans même avoir d’autres pistes. Car maintenant, même pour des usines le travail s’acquiert grâce aux contacts, tant il y a peu d’emplois. Ici, nous sommes diplômés, nous avons fait des études considérées comme prestigieuses et pourtant, nous trimons pour trouver des heures payées au smic, suffisantes pour livrer un loyer chaque mois. Pourtant, en toute honnêteté, nous pouvons nous estimer graciés par le destin car nous ne sommes pas des plus précaires. Malgré tout, nous sommes pauvre. Nous comptons le sous. Avez-vous déjà essayé d’imaginer comment deux cent euros pouvaient vous nourrir et vous chauffer pour un mois ? Y avez-vous ne serait-ce que songé ? Car c’est la réalité de la majorité des jeunes et des précaires. L’après Covid aura mis en lumière les conditions désastreuses des jeunes en France, particulièrement des étudiants et pourtant, rien n’est fait. Les jeunes crèvent la dalle et les vieux ne font que dire qu'ils sont trop fainéants.

Ne soyons pas fainéants dans la lutte. Il est capital de se mobiliser maintenant. Tous les ingrédients sont réunis à une grande révolte, mais nous devons à tous prix oeuvrer pour qu'elle soit du côté du peuple et non des fachos. En 2023, si ce n'est pas la lutte, ce sera la chute. Voyez les camarades de la SNCF qui ont fait grève pendant les fêtes et qui ont obtenu gain de cause. Ne cédons pas au fatalisme car il n'avantage que ceux qui échapperont au cataclysme. Réapproprions-nous ce que la droite s'est permise de nous dérober. Car c'est ça être un vrai républicain en France, être un vrai patriote c'est défendre les valeurs de la nation et aller dans la rue pour obliger nos souverains à les appliquer. C'est se syndiquer et se mobiliser. C'est faire la grève et bloquer le pays si c'est la seule option pour faire respecter la démocratie et nos droits fondamentaux. En 2023, être républicain c'est être anti-fasciste anti-capitaliste. 

Rappelons à ceux qui voudraient gouverner la France avec autorité ce qui est arrivé aux derniers qui ont dressé des couronnes au sommet de leur crâne. 

Camaradement vôtre,

Yozo Oba.

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