Yves Corver

Directeur administratif en recherche d'emploi. Romancier.

Abonné·e de Mediapart

51 Billets

0 Édition

Billet de blog 8 décembre 2015

Yves Corver

Directeur administratif en recherche d'emploi. Romancier.

Abonné·e de Mediapart

Barrage contre le FN : un outil de plus au service de l'ultralibéralisme ?

Le Front National : une aubaine pour les inconditionnels de l'ultralibéralisme qui voient en lui un moyen de nous détourner de tout autre choix de société. La seule alternative offerte aux électeurs : les jolies promesses de l'Europe ultralibérale ou le chaos des nationalismes. Sommes nous contraints de choisir indéfiniment entre la peste et le choléra ?

Yves Corver

Directeur administratif en recherche d'emploi. Romancier.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Depuis l’élection présidentielle de 2002, qui a vu Jean-Marie Le Pen, président du Front national, se qualifier pour le second tour avec 16,86 % des suffrages exprimés, en évinçant du même coup le socialiste Lionel Jospin (16,18 % des voix), le tandem PS/UMP (aujourd’hui PS/LR) n’a cessé de brandir à chaque occasion le spectre du fascisme pour se dédouaner de sa responsabilité à la fois dans l’expression d’une partie croissante des électeurs en faveur du FN et dans les résultats catastrophiques de leur politique.

Chacun à son tour a eu en main les rênes de la Nation et chacun à son tour s’est contenté de se plier aux exigences des instances européennes, dont chacun sait qu’elles se plient pour leur part aux exigences inflexibles des lobbies financiers et industriels internationaux.

À politique identique, conséquences identiques. Et donc sanction identique à chaque nouvelle élection. Les votes en faveur du FN grimpent et les deux autres principaux partis de France (LR 2ème et PS 3ème) nous ressortent le même discours anti FN plutôt que de se remettre en question. Ou plus exactement remettre en question la politique ultralibérale imposée par les lois européennes.

Les Républicains espèrent bien tirer profit de cette situation pour récupérer une partie du pouvoir qui leur avait échappé et se voient déjà revenir aux affaires en 2017. Avec l’idée bien sûr de prolonger la politique libérale que Nicolas Sarkozy a déjà défendue et que François Hollande (ennemi de la finance) nous sert depuis 2012 avec le même zèle.

Les socialistes jouent la carte du Front républicain en se retirant de plusieurs régions pour, disent-ils, faire barrage au FN. Avec l’idée que cela donnera à François Hollande la posture de meilleur candidat à sa propre succession en 2017, malgré les résultats déplorables que nous lui connaissons. Il nous imposera alors la même politique ultralibérale qu’aujourd’hui, à la plus grande satisfaction des instances européennes et de leurs maitres.

Alors, je ne peux m’empêcher de penser, aujourd’hui, que le FN n’est peut-être qu’un repoussoir pour toute autre politique et toute autre forme de société. Un outil de manipulation des masses au même titre que le terrorisme, dont se servent nos dirigeants pour nous maintenir docilement sous leur contrôle.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.