Mediapart vs Front national: vive Trotski !

 

C’est la révolution mondiale qu’il nous faut, Kamarade !

 

Le premier enseignement (http://www.mediapart.fr/journal/france/090212/front-national-notre-contre-argumentaire-en-20-fiches) est que le Front national n’a rien oublié de son histoire et de ses racines. Il est bel et bien le parti de l’extrême droite française, qui va chercher dans l’entre-deux-guerres, le pétainisme et l’antigaullisme une partie de ses inspirations. (...)

 

C'est quand même marrant de ramener une personne née en 68 à la deuxième guerre mondiale ! Notons quand même au passage que l'extrême droite est généralement décrite par son anti parlementarisme, son refus de la démocratie, sa promotion des élites et d'un parti unique. Quand le nationalisme est appelé au secours de cette description, c'est le "guerrier expansionniste". En fait cette description là, je ne la retrouve que récemment que dans les défunts régimes communistes. Et pas du tout dans le dernier FN fort de ses dizaines de milliers de nouvelles adhésions et dans les thèmes développés par Marine Le Pen, tout le contraire.: souhaiter supprimer le Conseil Economique et Social qui ne sert qu’au pantouflage, vouloir diminuer au nom d'économies à faire le nombre des députés et des sénateurs, ainsi que leurs émoluments divers est-ce de l'antiparlementarisme ?

 

Le «nouveau FN» continue ainsi à copier-coller de nombreuses propositions du FN de Jean-Marie Le Pen. Si la fille a laissé entendre qu'elle était plus «moderne» que son père, car elle est «une femme de son temps», les fondamentaux demeurent  : « préférence nationale » (rebaptisée «priorité nationale»), stigmatisation des étrangers et obsession de l’immigration, rétablissement de la peine de mort par référendum, lutte contre l'avortement, opposition à la légalisation de l'euthanasie, politique familiale nataliste, retour à l'école d'avant 1968, mariage et adoption réservés aux couples hétérosexuels, etc.

 

 

Préférence ou priorité nationale : au nom de quel dogme cette notion devrait-elle être rejetée ? D’autant qu’elle traverse tout l’échiquier politique, et comme j’ai un peu de mémoire je me souviens de Rocard ou de Marchais… Préférer ses enfants à ses neveux et ses neveux aux enfants du voisin, n’est pas plus illogique que préférer défendre les intérêts des Français en priorité contre toute autre considération de soutiens à des migrants qui viennent de l’extérieur de nos frontières, surtout dans un pays en grande souffrance économique et sociale. Qui peut oser me demander de payer pour la misère du monde ? Mes efforts pour les Restos du Cœur ne sont pas suffisants ? Que demander de plus aux personnes les plus démunies, de payer encore et toujours pour d’autres ? Et à quel titre ? Celui du bon cœur de nos élites qui se goinfrent, journalistes compris (7500 euros d’exonération, c’est pas mal, non ?) ?

Il n’y a pas d’obsession de l’étranger ou de l’immigration, ni de xénophobie, à vouloir défendre dans notre contexte économique les acquis sociaux de notre société chèrement payés par nous tous.

 

Et puis quelle est cette dialectique qui « instaure » le rétablissement  de la peine de mort par référendum ? Ne serait-il pas sage d’attendre d’abord que le peuple se prononce ? Et quelle société défend Médiapart qui prône l’avortement, l’euthanasie et s’oppose à la peine de mort des assassins. N’y a-t-il pas là un paradoxe ?

Puis-je ajouter que pour moi, voir un Fourniret, un Emile Louis, un Fofana pendus à une corde, ne me semblerait que justice ?

On est loin du « pull over rouge », la police scientifique a fait suffisamment de progrès pour nous mettre à l’abri de l’erreur judiciaire. Et si Badinter a été choqué de voir un corps « coupé en deux », la pendaison haut et long règlera ses problèmes de sensiblerie.

La peine de mort c’est pour la dernière fois une manière d’honorer la mémoire des victimes de ces enflures de notre société. Mort aux assassins me semble un sujet de débat qu’il ne faut pas écarter. Tel est mon point de vue, même si je comprends que d’autres ne le partagent pas. Marine le Pen propose un référendum, comme elle le proposera pour toutes les dispositions majeures qui ont été prises sans consulter le peuple. Mediapart demandera t-il la dissolution du peuple ?

 

Que dire par ailleurs de cette opposition de Médiapart à une politique nataliste ? Là, nous touchons le fond du fond du délire idéologique : nous avons bien compris que nous avons des problèmes de renouvellement des générations, « nos » femmes ne font pas assez d’enfants. Restons en là, c’est le meilleur moyen de justifier l’immigration et le regroupement familial. « Ils » vont venir nous faire des enfants, TINA, on ne peut pas faire autrement que d’en appeler aux maghrébins et aux gens issus de l’Afrique subsaharienne. Alors une politique familiale efficace, humaine, pertinente, c’est une arme de guerre contre les immigrationistes de tous crins qui crient "à l'infamie" !

Notre société est basée depuis 2000 ans sur la cellule familiale. Marine le Pen veut donner un choix de vie, en octroyant un salaire aux mamans qui préfèrent s’occuper de leurs enfants. C’est aussi une aide aux retraites futures alors qu’actuellement les femmes qui ne travaillent pas sont lourdement handicapées sur ce plan là. Est-ce là une position idéologique, qui de plus serait condamnable ? Médiapart est en plein délire ! Et pour cause, la cellule familiale est le premier bastion d'autodéfense contre toutes les agressions "venues de l'extérieur". Et pourtant elle n'est pas repliée sur elle même parce qu'enrichie en permenence par des unions choisies. Ah si Médiapart pouvait la déglinger... 

 

« Mariage et adoption réservés aux couples hétérosexuels » : oui, encore oui, toujours oui ! Et même si ce n’est pas un sujet qui passionne les Français, je me contente de constater les dégâts que cause aux enfants, sur le plan psychologique et de leur équilibre en général, le phénomène récent des couples « éclatés ».

- dis mon chéri, qui c’est ton papa ?

- c’est le monsieur là bas.

- Et ta maman

- C’est le monsieur qui est à coté de lui.

 

Ou encore à l’école, quand le môme va remplir la fiche de renseignements

-       nom du papa : Gaston

-       nom de la maman : Robert

-        

Tout ça bien touillé à la mayonnaise du « gender » ! Il ne serait pas temps d’arrêter les conneries ?

 

Sur l’avortement : nous avons en France 200 000 avortements par an. Autant que d’immigrés officiels. Corrélation étrange…Tous les ans, on rase la ville de Rennes ! Est-ce que toutes ces femmes ont été violées, est-ce qu’elles sont toutes en danger de mort à cause de leur grossesse, ou encore les fœtus montrent-ils des signes d’anomalies, ces femmes ont elles un problème d’âge (enfant-mère trop et anormalement jeune), s’agit-il de « déjà mamans » qui ne se sentent pas le courage, l’abnégation nécessaire d’élever le cinquième ou le sixième ?

OK, retranchons tous ces cas, quelques milliers, éventuellement quelques dizaines de milliers, et pour les autres ?

On se trouve confronté essentiellement à deux situations :

- les avortements de confort sont un phénomène dument constaté, dont la principale cause est l’irresponsabilité. : « je ne sais pas si je peux, si ça passe tant mieux, et au pire des cas je me ferai avorter ». C’est ça l’avortement de confort. Ce n’est pas parce que l’irresponsabilité est un phénomène de notre temps qu’elle n’est pas condamnable.

- Mes ressources ne me permettent pas d’élever un enfant, j’ai moi-même du mal à survivre : c’est cette situation particulière que Marine le Pen veut combattre, et elle a raison !

Finissons en avec l’hypocrisie qui entoure ce problème. Et que les tenants de l’IVG « à tout va » aillent faire un tour sur Google photos pour voir à quoi ressemble un fœtus de 12 semaines.

 

Au terme de ce petit exposé de ce que je pense de quelques «arguments de Mediapart » contre le programme de Marine Le Pen, je n’ai pas encore abordé l’essentiel de la démarche de E. Plenel et de son équipe. Alors venons en au « sous-jacent » comme disent les économistes.

 

C’est la promotion de l’extrême gauche dans ce qu’elle a de plus nuisible.

 

La démarche est la suivante :

 

- promouvoir l’ avilissement de notre civilisation à laquelle la société « soixanthuitarde » œuvre depuis 45 ans. Les moyens ont évolué, l’objectif reste identique.

- déstructuration de notre nation (ça se passe ailleurs de la même manière), en revenant sur nos valeurs traditionnelles, en n’oubliant pas que la disparition des civilisations se fait moins par la guerre que par la décadence.

- et destructuration de la famille.

afin de promouvoir le village mondial quitte à s’associer aux théories ultra libérales, européistes, et à s’accommoder de leurs inconvénients, la fin justifiant provisoirement les moyens, 

au nom de « l’humain » (c’est le slogan de Mélenchon, otage volontaire et consentant, donc complice ?)

 

C’est la révolution mondiale qu’il nous faut, Kamarade,

et alors toute cette belle troupe pourra entonner :

 

 

« C’est la lutte finale
Groupons-nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain. »

Le trotkiste chez Plenel n’est pas mort, il transpire encore  sous son costard-cravate !

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